Charles Connoué
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(à 83 ans) Saintes |
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Charles Connoué (Saint-Julien de l’Escap, - Saintes, ) était un banquier, et un connaisseur érudit des églises de Saintonge.
Vie et oeuvre
Charles Achille Louis Connoué est le fils d’Achille Connoué et de Marie-Louise Benoît[1].
Son père est le fondateur de la banque saintaise Dalmont, Connoué et Cie[2].
En Charles Connoué, alors employé de banque, épouse Louise Lenègre[1].
Pendant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé dans le 2e régiment de Cuirassiers puis dans le 6e régiment de Dragons[1]. Blessé en , il reçoit la croix de guerre avec étoile d’or et est cité à l’ordre du jour[3]. Il sera ensuite président des anciens combattants saintais[2].
En 1920 la banque paternelle est réunie au Crédit de l'Ouest, dont Charles devient directeur régional[2].
Dans les années 1920, Charles Connoué est membre et trésorier de la Société des Fêtes de Saintes,
En il divorce, et se remarie le même mois avec Madeleine Thenaud[1].
À partir de 1929 il est membre de la Commission des arts et monuments historiques de la Charente-Inférieure[4],
il contribue, dans l'entre-deux-guerres, au développement du syndicat d'initiative de Saintes[2].
En 1935, il reçoit la médaille militaire pour ses citations à l’ordre de l’armée et en raison de ses blessures de guerre (il est alors « ancien directeur du Crédit de l’Ouest »)[5].
Sous l’Occupation, il exerce les fonctions de chef d’arrondissement de la garde civique et de délégué cantonal à l’information et à la propagande, Cela lui vaut, à la Libération, d'être emprisonné quelques mois en 1944-45[6], et condamné à dix ans d’indignité nationale[7].
Après-guerre, il est entrepreneur de travaux publics[8].
Souhaitant faire connaître au plus grand nombre le patrimoine religieux de sa province, il entreprend « une patiente pérégrination »[9] et écrit entre 1952 et 1961 une œuvre en cinq volumes, synthèse entre l'étude historique et architecturale et le guide touristique, restée la référence sur le sujet : Les Églises de Saintonge. Il y répertorie quelque 750 édifices, avec pour chacun une notice historique et archéologique, et des dessins au crayon et à la sanguine. Pour cet ouvrage, il reçoit à Paris en 1955 le prix de Saintonge[10].
En 1957, il est l'un des dix fondateurs (le premier secrétaire perpétuel et trésorier) de l'Académie de Saintonge, dont il sera membre jusqu’en 1968[2].
Bibliographie
- Les églises de Saintonge (Saintes : R. Delavaud, 1952-1961) en cinq livres : - I : Saintes et ses environs, 1952, avec préface de Robert Rivaud. - II : Saintes (2ème série) et Marennes, 1955, avec préface de Chasseloup-Laubat. - III : Saint-Jean d'Angély et sa région, 1957, avec préface d’Hector Talvart. - IV : Cognac et Barbezieux, 1959, avec préface de Germain Gaborit. - V : Jonzac et ses environs, 1961.
- Une carte spécialement établie par Charles Connoué figure dans l’ouvrage La Saintonge romane, de François de Chasseloup-Laubat (La Rochelle : Foucher et Cie, 1954), réédité ensuite sous le titre Réflexions sur la Saintonge romane (idem, 1961).
Notes et références
- « Généalogie de CHARLES ACHILLE LOUIS CONNOUE », sur Geneanet (consulté le )
- Micro-Media, « Charles Connoué » (consulté le )
- ↑ L’Indépendant de la Charente-Inférieure, 23 et 29 mai 1918.
- ↑ Voir la liste des membres correspondants et leur date d'adhésion dans le Recueil de la Commission des arts et monuments historiques de la Charente-Inférieure et Société d’archéologie de Saintes, tome XXI, janvier-juillet 1932, page 368.
- ↑ L’Indépendant de la Charente-Inférieure, 11 décembre 1935.
- ↑ François Julien-Labruyère, L'alambic de Charentes (Paris : Le Croît-vif, 1989) page 316. L'auteur parle aussi de la "prison où l'avaient conduit quelques beaux profits du Mur de l'Atlantique", page 26.
- ↑ Notice dans le Dictionnaire biographique des Charentais, sous la direction de François Julien-Labruyère (Paris : Le Croît vif, 2005).
- ↑ F. Julien-Labruyère, L'alambic de Charentes (op. cit.) page 106.
- ↑ Cinquante ans d’Académie de Saintonge : un jubilé pour la culture régionale, par François Julien-Labruyère et alii, Saintes : Académie de Saintonge, 2006, page 180.
- ↑ Voir Le Parisien libéré du 5 juillet 1955, et L’Angérien libre n° 567, du 9 juillet 1955.
Liens externes
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