Charles Edmond Villetard de Prunières

| Rédacteur en chef Journal officiel de la République française |
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(à 61 ans) Boulevard Pereire (17e arrondissement de Paris) |
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Charles Edmond Villetard de Prunières, dit Edmond Villetard, né le à Paris 8e et mort le à Paris 17e, est un homme de lettres français.
Il a été notamment directeur des Journaux officiels et directeur de la presse au ministère de l'Intérieur.
Biographie
Fils d’Alexandre-Edme Villetard de Prunières (1729-1791), caissier d'assurance et maire de Saint-Romain-de-Popey, et petit-fils du sénateur comte Alexandre Edme Pierre Villetard, il est admis à l'École normale supérieure en 1849. Nommé professeur à La Rochelle en 1852, il y reste jusqu'en 1855, avant de quitter l'Université[1].
Lancé dans le journalisme, il écrit des articles pour divers journaux : La Revue contemporaine ou encore La Revue européenne. Il devient conférencier à l'Opinion nationale, où il publie, en 1860, une série de feuilletons intitulés : « Réflexions et menus propos d’un flâneur parisien ». Devenu rédacteur en chef du Courrier du dimanche, il collabore activement à la rédaction politique et littéraire de ce journal, pendant quatre ans, jusqu’à sa suppression par décret, en [1].
Il entre alors au Journal des débats, et dirige, de 1873 à 1874, le Soir, où il se fait l'avocat du gouvernement républicain du , en soutenant Adolphe Thiers dans sa volonté de fonder une république conservatrice. Nommé membre de la commission d'examen des ouvrages dramatiques et inspecteur des théâtres, le , il est ensuite nommé rédacteur en chef du Journal officiel, puis directeur de la presse au ministère de l'Intérieur. Après la crise du 16 mai 1877, il quitte ces fonctions publiques pour rentrer dans la vie privée pour, dans les derniers temps précédant sa mort, collaborateur au Moniteur universel et à la Petite Presse [2].
Il collaborait depuis trois ans à la Revue contemporaine, lorsqu'il a fait jouer, en collaboration avec Adolphe Belot, il a fait représenter un des plus grands succès du théâtre, le Testament de César Girodot, au théâtre de l'Odéon, le , qui a compté plus de 500 représentations[3].
À l’issue de ses obsèques, en l’église Saint-Ferdinand-des-Ternes, il a été inhumé au cimetière du Père-Lachaise[4].
Publications
- Histoire de l’Internationale, Paris, Garnier frères, , 392 p., 18 cm (OCLC 6628831, lire en ligne).
- L’Insurrection du 18 mars : extraits des dispositions recueillies par la commission d'enquête, classés, discutés et résumés, Paris, Charpentier et Cie, , 499 p., in-18 (lire en ligne sur Gallica).
- avec Adolphe Belot, Le Testament de César Girodot, comédie en trois actes, en prose, Paris, J. Barbré, , 5e éd., 110 p., in-18 (OCLC 776830554, lire en ligne sur Gallica).
- Le Japon, Paris, Hachette, , 192 p., ill., carte ; in-8º (OCLC 1194395766, lire en ligne sur Gallica).
Notes et références
- « M. Villetard de Prunières », La Justice, Paris, vol. 10, no 3639, , p. 3 (ISSN 2419-1086, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Nécrologie », La Petite Presse, Paris, vol. 24, no 8609, (ISSN 2592-4532, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Nécrologie », Gazette anecdotique, littéraire, artistique et bibliographique, Paris, vol. 15, t. 1, no 1, (ISSN 2390-5921, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Nécrologie », Le Monde, Paris, vol. 31, no 3, , p. 3 (ISSN 2513-7514, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
Liens externes
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