Charles Emmanuel Micoud d'Umons
| Préfet de l'Aisne | |
|---|---|
| Préfet d'Ourthe | |
| - |
| Baron |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 64 ans) Ancien 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture |
Cimetière du Père-Lachaise, Grave of Duvergier de Hauranne (d) |
| Nationalité | |
| Activités |
Homme politique, haut fonctionnaire, fonctionnaire |
| Conjoint |
Rosalie-Mélanie Cheminade (d) |
| Enfant |
Camille-Cécile Micoud d'Umons (d) |


Charles Emmanuel Micoud d'Umons, né le à Grenoble et mort le à Paris, est un haut fonctionnaire français. Préfet du département de l'Ourthe (dans l'actuelle Belgique) de 1806 à 1814, sous le Premier Empire, il est à l'origine de la première caisse de prévoyance des mineurs (1813).
Propriétaire d'un domaine à Clamart, il y héberge les écrivains Jacques Delille et Stendhal.
Biographie
Ancien Régime
En 1774, il est commis de la Marine à Brest, puis dirige le bureau des prises de guerre à Versailles.
En 1788, alors que le royaume de France connait une crise grave qui va aboutir en 1789 à la Révolution, il publie un essai intitulé Le Crédit public ou Comment ramener en France la confiance de la Nation.
Période de la Révolution (1789-1799)
Il est nommé intendant de l'Île de France (actuelle île Maurice)[1] en 1792.
Micoud d'Umons est inquiété au moment de la Terreur pour avoir critiqué les assignats.
Il reprend du service comme administrateur de la Marine en 1795, après la chute de Robespierre ().
Période du Consulat et de l'Empire (1799-1815)
Succédant à Antoine Desmousseaux de Givré, il est nommé préfet de l'Ourthe en 1806, poste qu'il occupe jusqu'à la première chute de Napoléon (1814).
À la suite de la catastrophe de la mine de Beaujonc en 1812 (mine située près de Liège), Charles Micoud a l’idée de mettre sur pied une caisse de prévoyance pour les mineurs et leurs familles victimes des risques de leur métier. Son plaidoyer argumenté et sa persévérance finissent par convaincre Napoléon, qui signe le décret le . Moyennant une retenue volontaire de 2 % sur leur salaire, tous les mineurs du département peuvent s’affilier à la caisse. De son côté, l’employeur est tenu de l’alimenter à concurrence de 0,5 % de la masse salariale des sociétaires travaillant chez lui. Une commission administrative de dix membres, dont Hubert Goffin, unique représentant ouvrier, est chargée de gérer et de décider de l’affectation des fonds de la caisse.
Pendant les Cent-Jours (mars-), il se rallie à l'empereur revenu de l'île d'Elbe et est nommé préfet de l'Aisne le .
Période de la Restauration (1815-1817)
Il est révoqué de ses fonctions lors de la seconde restauration de Louis XVIII ().
Mort et funérailles
Charles Micoud d'Umons est inhumé au cimetière du Père-Lachaise[2],[3], 13e division, dans la sépulture de la famille Duvergier de Hauranne, aux côtés de François Hippolyte Jaubert (né à Condom le et tué à la bataille d’Aboukir le ), père d'Hippolyte François Jaubert (1798-1874), homme politique et botaniste.
Mariages et descendance
Charles Emmanuel Micoud d'Umons épouse en secondes noces Rosalie Mélanie Cheminade (morte le ), veuve de François Hippolyte Jaubert.
De cette dernière union, il laisse une fille, Camille Cécile Micoud d'Umons (1808-1878), épouse[4] de Prosper Duvergier de Hauranne (1798-1881), dont elle a des enfants, notamment Ernest Duvergier de Hauranne.
Notes et références
- ↑ Georges Salamand, « À l'origine de la sécurité sociale : le Grenoblois Charles-Emmaneul Micoud d'Umons », Les Affiches de Grenoble et du Dauphiné, 26 juin 2015)
- ↑ « appl-lachaise.net/appl/article… »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- ↑ Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 555
- ↑ dont descendance notamment dans la famille Masson-Bachasson de Montalivet, et par conséquent, dans la famille Giscard d'Estaing.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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