Charles Gindriez

Charles Gindriez
La villa Hubert-Méray par Charles Gindriez en 1895.
Biographie
Naissance
Décès
(à 66 ans)
Paris 16e
Nom de naissance
Charles Eugène Gindriez
Nationalité
Activité
Père

Charles Eugène Gindriez, né le à Dijon et mort le dans le 16e arrondissement de Paris[1], est un architecte français.

Biographie

Charles Gindriez est le fils de l’homme politique François Gindriez et de Marguerite Demongeot. Il est l’époux d’Alice Pagnier et le beau-frère de l'artiste britannique Philip Gilbert Hamerton. Après avoir étudié au lycée impérial de Dijon[2], il obtient son diplôme d’ingénieur à l’École centrale Paris[3]. Il se spécialise ensuite à l’École centrale d’architecture[4].

Installé comme architecte à Chalon-sur-Saône, il travaille essentiellement dans la région, très souvent pour les collectivités[5]. Il remporte six prix dans des concours publics d'architecture[6]. Il élève la plupart de ses bâtiments en pierre mais il affectionne aussi l'usage de la brique et les décors éclectiques[7],[8].

Grindez est aussi un érudit, directeur du musée Denon [9],[Note 1], président de la Société des amis des arts et de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône[10]. Il est membre associé correspondant de l'Académie de Mâcon[11].

Réalisations

Publications

  • Musée archéologique de Brera à Milan : porte dite "dei Bossi", L’Art, Tome 2, 1876.
  • La caisse d'épargne de Bologne, L’Art, Tome 3, 1876.
  • (en) The Bust of Commodus, The Portfolio, 1876.
  • La porte d’Auguste à Pérouse, L’Art, Tome 1, 1877.
  • (en) International Exhibitions: Paris Philadelphia Vienna, Traduction par James Morgan Hart, A.S. Barnes & Co. Editions, New York, 1878.
  • (en) The Paris Exposition of 1878, International Review, Volume 5, 1878.
  • À propos de la Bresse louhannaise, Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Tome 8, 1901.
  • Discours au troisième congrès préhistorique à Santenay, Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Tome 10, 1908.
  • Bas-reliefs gallo-romains du doyenné, Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Tome 11, 1909.

Notes et références

Notes

  1. ↑ C'est Gindriez qui, en 1908, donne le nom de Vivant Denon au musée municipal et qui commande les sculptures en fonte d'art qui ornent la façade : une reproduction de la Diane de Gabies et deux vases décoratifs.
  2. ↑ Jacques Duclos est un architecte lyonnais.

Références

  1. ↑ Acte de décès numéro 452, cote 16D 95, Archives de Paris.
  2. ↑ Journal général de l'instruction publique, Numéro 64, 10 août 1860.
  3. ↑ Sylvain Laveissière, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de Bourgogne, Tome 1, Éditions François de Nobele, 1980.
  4. ↑ (en) Philip Gilbert Hamerton, Philip Gilbert Hamerton, an Autobiography, Seeley & Co. Editions, London, 1897.
  5. ↑ Christelle Morin-Dufoix et Françoise Novarina-Raslovleff, L'hôpital de Chalon-sur-Saône durant la Grande Guerre, Bulletin de l'association Abigaïl Mathieu, 2015.
  6. ↑ Annales de l'Académie de Mâcon, Séance du 18 juin 1896.
  7. ↑ Alain Dessertenne, Françoise Geoffray, Jean Pirou et al., Maisons d'école en Saône-et-Loire, 1867-1899 : architecture de François Dulac, Écomusée Creusot-Montceau, 2010.
  8. ↑ L'héritage de Dulac sur le site www.creusot-montceau.org
  9. ↑ Géraldine Masson, Le conservateur de musée de province de la IIIe République : vers une professionnalisation ?, Revue des patrimoines, Numéro 36, 2016.
  10. ↑ Auguste Courballée-Thévenin, Charles Gindriez (1843-1910) , Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Tome 11, 1910.
  11. ↑ Annales de l'Académie de Mâcon, Séance du 2 juillet 1896.

Voir aussi

Bibliographie

  • Auguste Courballée-Thévenin, Charles Gindriez (1843-1910) , Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Chalon-sur-Saône, Tome 11, 1910.

Liens externes

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