Charles Hoareau

Charles Hoareau
Illustration.
Fonctions
Co-secrétaire général de l'Union pour la reconstruction communiste
En fonction depuis
(1 an)
Avec William Roger
Prédécesseur Parti créé
Président de l'Association nationale des communistes

(10 ans)
Prédécesseur Association créée
Successeur Association dissoute (Fusion dans l'URC)
Biographie
Date de naissance
Nationalité Française
Parti politique PCF (jusqu'en 2001)
RV (jusqu'en 2015)
ANC (2015-2025)
URC (depuis 2025)
Syndicat CGT

Charles Hoareau est un syndicaliste et communiste français, né en 1954. Figure marseillaise des comités chômeurs CGT, il est co-secrétaire général de l'Union pour la reconstruction communiste (URC).

Biographie

Syndicalisme

Charles Hoareau est secrétaire général des comités chômeurs de la CGT des Bouches-du-Rhône[1]. Il est à l'origine de leur renouveau durant les années 1990, après avoir fondé un premier comité de chômeurs des chantiers navals de La Ciotat, expérience reconduite à Marseille[2],[3]. Revendiquant 1 500 chômeurs syndiqués en 2004 à Marseille[4], il est devenu une figure du syndicalisme local[5],[6] et du mouvement des chômeurs national, qu'il a participé à lancer[7].

Durant les années 1990, il encourt au moins dix procès pour ses activités militantes, qui attirent l'attention de la presse nationale[8],[9],[10]. En 2004, il conduit 37 chômeurs à avoir gain de cause après leur radiation injustice par l'Unedic et l'Assedic[11],[12], le premier référé de ce type[13],[14].

Engagement communiste anti-révisionniste

Communiste marxiste-léniniste anti-révisionniste, Charles Hoareau milite pour la refondation d'un parti communiste à travers l'union des dissidents du Parti communiste français. Il a lui-même quitté le PCF en 2001, après avoir été un des leaders de la fronde de gauche du congrès de Martigues opposé à la refondation du parti entamée par Robert Hue[15], via son collectif Rouges vifs 13[16]. Sorti du PCF, Rouges vifs demeure actif et Charles Hoareau le représente aux élections cantonales de 2004, 2011, aux élections municipales de 2001[17] et aux élections législatives de 2002[15].

Rouges vifs participe en 2015 à la fondation de l'Association nationale des communistes (ANC), présente dans quelques villes et surtout à Marseille. Charles Hoareau préside l'ANC durant toute son existence. Il conduit la liste de l'association aux élections européennes de 2024, qui porte le nom « Non à l'UE et à l'OTAN, communistes pour la paix et le progrès social »[18]. Il participe à la construction de la mobilisation pour la libération de Georges Abdallah[19].

En 2025, l'ANC fusionne avec Rassemblement communiste (Saïd Bouamama), lui-même issu de plusieurs groupes ayant quitté le PCF en 2001, pour former l'Union pour la reconstruction communiste (URC). Il en devient co-secrétaire général avec William Roger.

Publications

Notes et références

  1. « Charles Hoareau Secrétaire général des comités de chômeurs CGT, Marseille », sur L'Humanité, (consulté le ).
  2. Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, La Découverte, , 1277 p. (ISBN 978-2-3552-2114-9, lire en ligne).
  3. « Les dix droits de Charles Hoareau », sur L'Humanité, (consulté le ).
  4. « Charles Hoareau, leader des comités chômeurs CGT des Bouches-du-Rhône », sur 20 Minutes, (consulté le ).
  5. Julien Rousset, « Élections européennes : qui est Charles Hoareau, candidat pour la liste « Non à l’UE et à l’Otan » ? », sur Sud Ouest, (consulté le ).
  6. « Portrait. Il va faire l'actualité Charles Hoareau, militant énervant », sur L'Humanité, (consulté le ).
  7. Cédric Neumann et Matthieu Paldacci, « Rassemblement de chômeurs à Marseille : un mouvement entre innovation et tradition », Terrains et travaux, t. 1, no 1,‎ , p. 6-31 (lire en ligne).
  8. « Charles Hoarau: la lourde responsabilité du patronat », sur L'Humanité, (consulté le ).
  9. « Qui veut la peau de Charles Hoareau ? », sur L'Humanité, (consulté le ).
  10. Michel Henry, « A Marseille, Charles Hoareau jugé pour violence contre CRS. Le leader des chômeurs est accusé d'avoir blessé deux policiers lors de l'éloignement d'un sans-papiers », sur Libération, (consulté le ).
  11. « Un syndicaliste gênant génétiquement fiché », sur Libération, (consulté le ).
  12. « "Aujourd'hui, j'ai un peu l'impression d'être réintégrée dans la société" », sur Le Monde, (consulté le ).
  13. « Premier référé de chômeurs contre l'Unedic », sur Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  14. Thomas Bronnec, « Première victoire pour les chômeurs "recalculés" », sur L'Express, (consulté le ).
  15. Michel Samson, « Pléthore de candidats communistes à Marseille pour les législatives », sur Le Monde, (consulté le ).
  16. Christophe Forcari, « L'aile gauche du PCF hausse le ton », sur Libération, (consulté le ).
  17. M. L., « Hoareau, le Robin des Bois marseillais », sur Le Parisien, (consulté le ).
  18. Mireille Roubaud, « Charles Hoareau défend une autre vision de l’Europe », sur La Marseillaise, (consulté le ).
  19. Manon Roche-Bayard, « À Châteauroux, un nouveau comité régional communiste veut la libération de Georges Ibrahim Abdallah », sur La Nouvelle République, (consulté le ).

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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