Charles Jacob (sculpteur)

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(à 75 ans) Neuilly-Plaisance |
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Charles Jacob (né le à Sedan[1] et mort le à Neuilly-Plaisance[2]) est un sculpteur français de l'entre-deux-guerres. Au sein de l'Art Catholique, aux côtés d'artistes comme Denis Fernand Py, Léon-Ernest Drivier ou Roger de Villiers, il contribue au renouveau de l'art chrétien et défend une modernité de création à l'opposé du style sulpicien qui prévalait depuis le début du 19e siècle.
Biographie
Issu d'une fratrie de six garçons, Charles Jacob s'initie à la sculpture sur meuble lors de son apprentissage chez les Frères des écoles chrétiennes au lycée Saint-Nicolas (Paris). En 1913, il entre à l'Académie de dessin, de modelage et de sculpture de Reims.
Il devient prisonnier civil dans les Ardennes pendant la Première Guerre mondiale, et doit accomplir son service militaire en 1919, une fois ce département libéré de l'envahisseur allemand.
En 1920, il intègre l'École nationale supérieure des arts décoratifs dont il sortira en 1923, après avoir obtenu un Premier Prix et deux Seconds Prix[3]. Il rejoint alors l'Arche (fondée en 1917 par l'architecte Maurice Storez), l'une des associations artistiques créées à Paris au début du XXe siècle militant pour un renouveau de l'art chrétien, en opposition au style sulpicien qui prévalait depuis des décennies.
Il y côtoie le sculpteur Henri Charlier, dont il devient l'élève puis le collaborateur[4].
Au début des années 1930, il rejoint l'éditeur l'Art Catholique aux côtés notamment de Roger de Villiers et de Fernand Py. En 1933, il devient parallèlement professeur de dessin au collège de Juilly et le restera jusqu'en 1962 tout en continuant à exercer comme sculpteur.
Ses œuvres réalisées en taille directe, sur bois ou sur pierre, rencontrent rapidement le succès, le conduisant à exposer régulièrement notamment au Salon d'Automne du Grand Palais (Paris).
Onze des œuvres de Charles Jacob (huit statues, deux bas-reliefs et un chemin de Croix) sont actuellement inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques[5] à l'initiative du Laboratoire de recherche des Monuments historiques[6].
Décédé le à Neuilly-Plaisance, Charles Jacob est enterré dans le cimetière ancien de Neuilly-sur-Seine[7]. Il est le père de huit enfants[8].
Œuvres
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Le style de Charles Jacob est étroitement lié à la technique de la taille directe par laquelle l’artiste découpe directement un bloc brut de pierre, de bois ou parfois d’ivoire pour en faire émerger la forme. Ses statues se caractérisent par des lignes épurées et allongées, une impression générale de sérénité et un traitement minimaliste dans la sculpture[9].
Plus de 200 œuvres de Charles Jacob ont été recensées, parmi lesquelles :
- Statue du Bon Pasteur (1955), collégiale Notre-Dame de Dammartin-en-Goële, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[9]
- Statue de Notre-Dame des Moissons (entre 1935 et 1960), église Saint-Etienne de Juilly, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[10]
- Chemin de Croix (14 bas-reliefs), église Saint-Etienne de Juilly, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[11]
- Statue de Saint-Joseph, église Saint-Etienne de Juilly, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[12]
- Statue de Saint-Joseph, église Saint-Martin du Mesnil-Amelot, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[13]
- Statue[14] et statuette[15] du Christ en Croix, église Saint-Etienne de Juilly, œuvres inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques
- Bas-relief de Saint-Antoine et bas-relief de Saint-Joseph, église Saint-Denis de Nantouillet, œuvres inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques[16]
- Statue de Saint Henri le Pieux, église Saint-Henri de Neuilly-Plaisance, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[17]
- Statue du Sacré-Cœur, église Notre-Dame d'Avron de Neuilly-Plaisance, œuvre inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques[18]
- Statue de Sainte-Thérèse, Basilique Saint-Rémi de Reims
- Statue de Saint-Pierre, à Saint-Pierre-Église[19]
- Statue de la Vierge à l'Enfant, Basilique Saint-Rémi de Reims
- Statue de Saint-Benoît, abbaye Notre-Dame du Bec au Bec-Hellouin
- Statue de la Vierge à l'Enfant, église Saint-Martin-des-Champs, Paris[20]
- Statue de Saint Jean-Marie Vianney, le curé d'Ars, église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy, Paris
- Bas-relief de Jésus apaisant la tempête, église Sainte-Anne de Hendaye
Un inventaire complet des œuvres connues de Charles Jacob est consultable sur le site consacré à cet artiste.
Expositions
Charles Jacob a participé à de nombreuses expositions, notamment :
- Salon d'Automne 1926 au Grand Palais, Paris[21]
- Salon d'Automne 1927 au Grand Palais, Paris[22]
- Salon d'Automne 1928 au Grand Palais, Paris[23]
- Exposition de l'Art et du mobilier religieux modernes, octobre-, au Musée Galliéra, Paris[24]
- Salon d'Automne 1930 au Grand Palais, Paris[25]
- Salon d'Automne 1931 au Grand Palais, Paris[26]
- Salon d'Automne 1932 au Grand Palais, Paris[27]
Notes et références
- ↑ « Registres paroissiaux et d'état civil », sur archives.cd08.fr (consulté le ).
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le ).
- ↑ « Éléments biographiques », sur charlesjacob.fr (consulté le ).
- ↑ Service de l'Inventaire de la région Grand Est, « Recensement du patrimoine mobilier des églises des Ardennes », sur Inventaire Grand Est, (consulté le ).
- ↑ « Recherche - POP », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Céline Aulnette et Thierry Zimmer, « La Seine-et-Marne et la protection au titre des monuments historiques des œuvres des Ateliers d’art sacré et au-delà », Histara, , p. 265–273 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Neuilly-sur-Seine - Cimetière - #12888035 », sur Geneanet (consulté le ).
- ↑ « Généalogie de Charles Jacob », sur Généastar, la généalogie des stars (consulté le ).
- « Statue : Bon Pasteur », notice no PM77004965, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : Notre-Dame des Moissons », notice no PM77004968, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Chemin de croix : quatorze bas-reliefs », notice no PM77004967, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : Saint Joseph », notice no PM77004972 5, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : Saint-Joseph », notice no PM77004972, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue du Christ en Crois », notice no PM77004970, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : Christ en Croix », notice no PM77004971, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Deux bas-reliefs : Saint Antoine et Saint Joseph », notice no PM77004974, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue Saint Henri le Pieux », notice no PM93000825, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Statue : sacré Cœur », notice no PM93000824, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Cette statue a été érigée en 1947. Elle fut élevée par la piété reconnaissante des paroissiens, Saint-Pierre-Eglise ayant été épargnée pendant le conflit 1939-1945 (source : site de la Ville de Saint-Pierre-Eglise, rubrique culture et patrimoine)
- ↑ Christiane Angsthelm, « Paris - Eglise Saint-Martin-des-Champs », sur Généawiki, (consulté le ).
- ↑ « Au Salon d'Automne », Le Correspondant, vol. 305, , p. 619-624 (lire en ligne).
- ↑ René Brécy, « Chronique des Arts : Au Salon d'Automne », L'Action Française, vol. 20e année, no 341, , p. 2 (lire en ligne
).
- ↑ René Brécy, « Chronique des Arts - Le Salon d'Automne », L'Action Française, vol. 21e année, no 312, , p. 2 (lire en ligne).
- ↑ René Brécy, « Au musée Galliéra », La Revue française politique et littéraire, vol. 24e année, no 44, , p. 12 (lire en ligne
).
- ↑ Charles Baussan, « Le Salon d'Automne », Le Noël, vol. 36e année, no 1852, , p. 815-820 (lire en ligne).
- ↑ D. de Charnage, « Le Salon d'Automne », La Croix, vol. 52e année, no 14940, , p. 4 (lire en ligne
).
- ↑ Charles Baussan, « Études artistiques - Le Salon d'Automne », Le Noël, vol. 38eannée, no 1955, , p. 744 (lire en ligne).
Voir aussi
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives aux Beaux-Arts :
Publications récentes sur l'œuvre de Charles Jacob
- Céline Aulnette, « Objets mobiliers et spécificité territoriale : les œuvres de Charles Jacob », dans Collectif, Patrimoines à la carte : à la découverte de Roissy Pays de France, Paris, Liénart, 2023 (ISBN 978-2-35906-395-0), p. 158-167
- Thierry Zimmer et Céline Aulnette, « La Seine-et-Marne et la protection au titre des monuments historiques des œuvres des Ateliers d’art sacré et au-delà », dans Isabelle Saint-Martin, Fabienne Stahl (dir.), Les ateliers d'art sacré (1919-1947), Rêves et réalités d'une ambition collective, Paris, Hermann, 2023 (ISBN 1037032020), p. 265-273
- Pauline Carminati, « L’édition au service du renouveau de la sculpture religieuse ? Louis Rouart et les Ateliers d’art sacré », dans Isabelle Saint-Martin, Fabienne Stahl (dir.), Les ateliers d'art sacré (1919-1947), Rêves et réalités d'une ambition collective, Paris, Hermann, 2023 (ISBN 1037032020), p. 111-120
- Paul-Louis Rinuy, « Les Ateliers d’art sacré et la sculpture religieuse de l’entre-deux-guerres », dans Isabelle Saint-Martin, Fabienne Stahl (dir.), Les ateliers d'art sacré (1919-1947), Rêves et réalités d'une ambition collective, Paris, Hermann, 2023 (ISBN 1037032020), p. 127-137
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