Charles Le Boucq

Charles Le Boucq
Illustration.
Fonctions
Député français

(19 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 20 mai 1906
Réélection 24 avril 1910
26 avril 1914
16 novembre 1919
11 mai 1924
Circonscription Seine
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe et XIIIe (Troisième République)
Groupe politique Gauche radicale (1906-1910)
RRRS (1910-1914)
URRS (1914-1919)
ERD (1919-1924)
RDG (1924-1928)
Prédécesseur Alexandre Cardet
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Cambrai
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Nice
Nationalité Française
Parti politique Parti radical
Profession Journaliste

Charles Le Boucq, né le à Cambrai et mort le à Nice, est un homme politique français.

Biographie

Charles Ferdinand Marie Leboucq (selon l'orthographe de tous les documents officiels) est le fils d'Emile Leboucq et de Zélie Montaigne. Il est bachelier es-lettres et es-sciences, docteur en Droit avec une thèse sur la contrefaçon des oeuvres littéraires et artistiques soutenue en 1897 à l'Université de Paris.

Il est l'un des douze secrétaires du comité exécutif du Parti républicain, radical et radical-socialiste en 1905[1]. Député radical de la Seine, sans discontinuer de 1906 à 1928, il est secrétaire de la Chambre de 1909 à 1911.

Contributeur régulier au quotidien Le Journal depuis , peut-être grâce à l'arrivée du sénateur Charles Humbert à sa direction politique, il y signe des éditoriaux politiques et des articles plus spécialisés sur le commerce, les transports et la finance, comme ce plaidoyer final « Pour que l'épargne acquière l'audace » du .

Bien que réformé en 1887, il s'engage, à 46 ans, pour la durée de la guerre le . Incorporé au 19e escadron du Train il passe le au service automobile du 13e régiment d'artillerie, unité qui accueille les hommes déclarés inaptes au combat mais valides. Promu sous-lieutenant le il est détaché à une division d'infanterie et « s'étant engagé sous de violents bombardements pour apporter au commandant des renseignements importants », il se voit cité à l'ordre de l'armée du [2].

Il fonde le journal L'Entente : organe de défense économique dont le premier numéro paraît le . Quotidien à son lancement, avec C. Leboucq comme directeur de publication, le journal devient hebdomadaire le et le reste jusqu'à la cessation de parution en [3].

Dans la continuité de ses travaux sur les transports fluviaux et maritimes auxquels il s'intéresse depuis le début du siècle, comme le montre sa présence, avant-guerre, à la commission des travaux publics et à celle de la Marine[4], il est, en , rapporteur général de la Commission extra-parlementaire de la Marine Marchande, fonction qui lui vaut sa promotion au grade d'officier de la Légion d'Honneur.

Distinctions

  • Croix de guerre avec palme (Journal officiel du ).
  • Légion d'Honneur, chevalier (arrêté du ), officier (décret du au titre du Ministère des Travaux-publics).

Publications

  • De la contrefaçon des œuvres littéraires et artistiques, Paris, Librairie nouvelle de Droit et de Jurisprudence, 1897, 176 p.
  • Préface à Paul de Lauribar, La guerre italo-turque devant l'Europe, Paris, L'Informateur parlementaire, 1912, 37 p.

Notes et références

Notes

Références

  1. Bulletin du Parti républicain radical et radical-socialiste : organe officiel du comité exécutif, 1er février 1905, p. 4.
  2. Registre matricule du département de la Seine, 2e Bureau, Classe 1888, Matricule 4537 ; Archives de Paris, D4R1/534.
  3. Notice Bnf (lire en ligne) ; Nomenclature des journaux, revues, périodiques français paraissant en France et en langue française à l'étranger, Paris, L'Argus de la Presse, 1926, p. 102 (Gallica).
  4. Voir par exemple son article « Paris, port de mer »à la UNE du quotidien Le Journal du .

Sources

  • « Charles Le Boucq », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique française
  • icône décorative Portail de Paris