Charles Nuitter

| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Charles Louis Étienne Truinet |
| Nationalité | |
| Activités |
| Membre de | |
|---|---|
| Personnes liées | |
| Distinction |
Charles-Louis-Étienne Truinet, dit Charles Nuitter, né le à Paris 1er et mort le à Paris 8e, est un dramaturge et librettiste français. Il est notamment connu comme étant le premier archiviste de l'Opéra de Paris et pour sa contribution à la fondation de la Bibliothèque-musée de l'Opéra.
Biographie
Formation
Charles Nuitter semble avoir commencé sa pratique d’auteur dramatique au cours de ses années de lycée, révélant ainsi son intérêt précoce pour le théâtre. Élève sérieux, il poursuit néanmoins ses études à la faculté de droit de Paris. Il obtient sa licence à l’âge de 20 ans, en 1848, et entame dès lors une carrière d’avocat.
Sa passion pour la création dramatique perdure et il exerce parallèlement ses activités juridiques et littéraires. C’est à cette période qu’il adopte le nom de plume Charles Nuitter pour signer ses critiques théâtrales, tandis que son nom de naissance, Truinet, demeure associé à ses articles juridiques.
Sa capacité à concilier un certain temps la création dramatique avec sa carrière juridique témoigne de son engagement envers ces deux domaines, et de sa volonté de se développer sur les plans personnels et professionnels.
Néanmoins, son activité théâtrale prend de l’ampleur. Dès les années 1850, alors que ses œuvres sont représentées pour la première fois, il s’oriente progressivement vers le théâtre. Il abandonne totalement ses fonctions d’avocat au cours des années 1860.
Activité théâtrale
Dramaturge
Nuitter fait ses débuts comme dramaturge en 1852 à l’occasion de la représentation de sa pièce La perruque de mon oncle[1], un vaudeville en un acte, au théâtre des Folies Dramatiques. Des documents de travail retrouvés au sein de la BMO permettent de constater des traces de travail remontant à 1846[2], alors que Nuitter n’est encore qu’étudiant.
L’activité dramatique de Charles Nuitter débute principalement par l’écriture. Au cours de sa carrière, il participe à la création d’environ quatre-vingts œuvres, dont huit entièrement rédigées par lui[3]. Sa production se répartit entre trois genres : le théâtre, le théâtre lyrique et le ballet, chacun possédant ses propres traditions. Le théâtre lyrique constitue son domaine le plus fécond, avec cinquante ouvrages représentés entre et , contre vingt-trois pièces de théâtre et sept ballets.
Au sein de chaque genre, il explore diverses formes : dans le théâtre, il distingue notamment les pièces avec ou sans couplets ; dans le théâtre lyrique, il privilégie l’opéra-comique, l’opérette et l’opéra-bouffe. Ses ballets portent des désignations variées, telles que divertissement, ballet-arlequinade ou ballet-pantomime. L’ensemble de cette production témoigne de la diversité de son travail et de l’étendue des formes dramatiques auxquelles il s’est consacré. Il maintient tout au long de sa carrière un rythme régulier d’une à deux créations par saison.
Ses œuvres sont représentées dans vingt-deux théâtres parisiens, parmi lesquels les principales scènes associées à chaque genre. Ses pièces de théâtre sont accueillies notamment au Palais-Royal, aux Variétés, aux Folies-Dramatiques ou au Vaudeville, tandis que ses ouvrages lyriques sont joués aux Bouffes-Parisiens, à l’Opéra-Comique, au Théâtre-Lyrique, puis à l’Athénée et aux Nouveautés. Ses ballets, à l’exception de La Fiancée valaque présentée au Théâtre-Italien, sont créés à l’Opéra.
Les pièces de Nuitter sont généralement bien accueillies, ce qui lui confère une solide réputation d’auteur dramatique. Il suit de près la préparation des représentations et s’implique dans toutes les étapes du processus créatif, témoignant d’une grande exigence et d’un souci constant de qualité. Son sérieux, associé à une curiosité qui le pousse à explorer divers genres dramatiques, contribue à la réception favorable de ses œuvres.
Traducteur
Un autre aspect de l’œuvre dramatique de Nuitter concerne ses travaux de traduction et d’adaptation. Polyglotte, il maîtrise l’italien, l’anglais, et l’allemand. Il traduit surtout des œuvres de compositeurs disparus, et pour celles de compositeurs contemporains il travaille directement avec eux pour ajuster le texte français dans un esprit de collaboration.
Il a ainsi travaillé avec Verdi[4] et Wagner[5]. Concernant Wagner, Nuitter le rencontre très tôt grâce à son père, qui fréquentait les milieux artistiques. Il joue un rôle important dans la reconnaissance du compositeur en France, à une époque où ses œuvres étaient peu acceptées.
Les traductions de Nuitter sont longtemps considérées comme des références et témoignent de sa qualité, de son ouverture d’esprit et de son sens des relations humaines.
Archiviste de l'Opéra
Nomination et personnalité dans le travail
On ne sait précisément quand Charles Nuitter découvre les archives de l’Opéra, ni dans quelles conditions. On soupçonne qu’il découvre le fonds par son entourage à l’aube des années 1860. Il rédige en effet dès 1861, sans être encore nommé à l’Opéra, un premier règlement[6] pour la conservation des archives.
Cette expérience préfigure sa nomination officielle : l’arrêté du , qui réglemente le cahier des charges de l’Opéra[7], crée deux nouveaux services, les archives et la bibliothèque, et en confie la direction à Nuitter. Il possède désormais la fonction officielle d’archiviste.
« Un archiviste, nommé par le ministre, sera chargé de réunir et de mettre en ordre tous les dessins anciens et nouveaux exécutés à l’Opéra, ainsi que les livres ou estampes donnés à ce théâtre ou acquis par lui, et de classer et cataloguer tous les titres et papiers relatifs à l’administration de l’Opéra depuis son origine »[7].
Les services des archives et de la bibliothèque sont ainsi créés officiellement par la Maison de l’Empereur et dépendent directement d’elle. Plus tard, sous la IIIe République, ils seront rattachés au Secrétariat d’État aux Beaux-Arts. Ces services sont donc séparés de la direction du théâtre et répondent directement au gouvernement.
Nuitter est considéré comme le premier archiviste de l’Opéra. Avant sa nomination, les documents étaient peu conservés : ils s’entassaient sans classement ni surveillance dans les greniers ou les rez-de-chaussée des différentes salles utilisées par l’Opéra. Il hérite donc d’une mission importante, puisque l’organisation des archives reste à mettre en place.
À cette époque, la fonction d’archiviste dans les théâtres est relativement récente. Peu avant la nomination de Nuitter à ce poste, un autre théâtre, la Comédie-Française, nomme en 1855 Léon Guillard archiviste, avec des responsabilités comparables. Cela témoigne d’une volonté naissante de structurer et de préserver les arts du spectacle. Les pratiques restent néanmoins expérimentales, chaque archiviste développant ses propres méthodes.
La passion pour le théâtre de Nuitter le pousse à aller au-delà de la simple gestion des archives de l’Opéra. Il cherche à combler les lacunes présentes dans les fonds. En effet, bien que l'Opéra ait été fondé en 1669 et ait commencé ses représentations dès 1671, les documents les plus anciens conservés à la fin du XIXe siècle ne remontent qu'à l'année 1735 au plus tôt[8]. Il va donc mener de nombreuses recherches afin d'acquérir des partitions et des manuscrits de spectacles du XVIIIe siècle. Il accorde une grande importance à la protection des traces existantes et s'efforce de retrouver celles qui ont été perdues. Son objectif est de constituer des archives de qualité pour l'Opéra, permettant ainsi une compréhension approfondie et une appréciation de l'histoire et de l'évolution du théâtre.
Pour exercer ses fonctions, Nuitter s’appuie sur les relations qu’il a développées au cours de ses diverses activités. Son appartenance à des sociétés savantes, comme la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) ou la Société des anciens textes français, renforce son réseau et influence ses méthodes de travail. Il entretient de bonnes relations avec ses interlocuteurs et échange régulièrement des services avec ses proches collaborateurs et amis.
Parmi ses proches, l’homme politique Ferdinand Hérold, fils du compositeur Louis-Joseph-Ferdinand Hérold, avec qui Nuitter entretient une longue amitié nourrie par leur passion commune pour le théâtre. Plus de cinq cents lettres échangées entre 1848 et 1881, aujourd’hui conservées à la BMO[9], témoignent de leur proximité. Nuitter profite de sa position pour offrir à son ami plusieurs places en loges lors de différents spectacles. En échange, il fait appel à Hérold et ses fonctions auprès du gouvernement pour l’appuyer dans ses missions d’archiviste. Le il lui écrit par exemple pour lui demander d’ « user de son influence pour faire entrer aux Archives de l'Opéra un registre de contentieux »[9].
Missions
Gestion des fonds existants
Charles Nuitter rédige en 1861 un premier rapport visant à mettre en place un projet de règlement et de catalogue pour les archives découvertes[6]. Dans ce rapport, il fait état de 776 registres, 201 liasses, 151 portefeuilles ainsi que 51 cartons. Cette importante collection de documents de toute sorte remonte au-delà de 1750 mais demeure néanmoins lacunaire. Les divers changements de régime, la suffisance de certains directeurs, les bouleversements de directions et de salles, ont eu raison de la qualité et de la quantité des archives conservées à l’Opéra. Mais les lacunes dont fait état Nuitter ne sont pas impossibles à combler. La mise en place d'une organisation exhaustive et précise des archives est donc essentielle pour mener à bien une recherche approfondie.
Il commence donc sa tâche par l’étude des 776 registres conservés. Un projet de catalogue est réalisé dans le courant des années 1860[10]. C’est ce projet de catalogue qui donne ensuite lieu à un inventaire rédigé qui sera régulièrement mis à jour jusque 1870[11].
Les documents conservés sont regroupés selon de grands axes thématiques, ce qui facilite leur inventaire. Charles Nuitter met en place une organisation globale et structurée. Ainsi sont conservés des documents liés à l’administration du théâtre, tels que les arrêts du Conseil d’État, les dépêches ministérielles, les décisions, le budget, les états du personnel. Les archives de l'Opéra conservent également des fonds liés à la création des œuvres inscrites au registre.
Dès 1860, une bibliothèque musicale est organisée parmi les documents conservés, comprenant alors des partitions et parties d’orchestre diverses. Lors de son arrivée en tant qu'archiviste, Nuitter prend en charge la gestion de cette collection. En 1873, Théodore de Lajarte est nommé pour prendre en charge cette responsabilité et assister Nuitter. Ensemble, ils achèvent le classement méthodique de cet immense répertoire[12], qui ne comprend pas moins d'environ vingt-cinq mille volumes et cahiers. Théodore de Lajarte publiera par la suite un catalogue historique et anecdotique[13].
Protection des documents
Désormais familier des fonds et conscient de leurs lacunes, Nuitter peut commencer à les combler. Mais avant cela, il doit garantir de meilleures conditions de conservation.
Il demande donc rapidement le transfert d’une partie des archives vers le nouvel Opéra en construction. Soutenue par le directeur de l’Opéra, sa requête est transmise le et acceptée en 1870. Cette décision se révèle providentielle : en 1870 et 1871, Paris est frappé par la guerre franco-prussienne puis la Commune. Le déplacement des documents permet leur préservation sans perte.
En 1873, un incendie détruit la salle Le Peletier, emportant une grande partie des archives, décors et costumes de l’Opéra. Environ 5 200 costumes disparaissent, quinze décors sont entièrement brûlés et de nombreux autres endommagés. Le matériel de scène, l’éclairage et une partie du mobilier sont également touchés. L’ensemble des pertes est évalué à plus de deux millions de francs. Charles Nuitter dresse alors un inventaire précis des dégâts[14].
Cet épisode marque profondément l’institution et renforce la nécessité d’une politique de conservation plus rigoureuse. La destruction d’une grande partie des décors, costumes et archives renforce l’importance de reconstituer les collections. Désormais, l’Opéra intensifie les acquisitions, sollicite dons et dépôts, et accorde une attention accrue à la préservation de son patrimoine.
Enrichissement des collections
Le premier moyen d’enrichir les fonds consiste en la création d’une bibliothèque dramatique, sur le même principe que la bibliothèque musicale déjà existante. Une bibliothèque rassemblant une collection d'ouvrages littéraires sur le théâtre est ainsi mise en place. En 1861, Charles Nuitter évoque déjà le projet de cette bibliothèque, qui cherche à réunir un « ensemble d'ouvrages relatifs à l'histoire de l'Opéra, de la Musique, de la Danse, et du théâtre en général »[6].
À son arrivée comme archiviste, la bibliothèque compte 420 volumes ou brochures en tout genre. De nombreux efforts sont déployés par Nuitter pour acquérir de nouveaux documents, tels que des partitions, des correspondances, des programmes et d'autres éléments d’archives. Ces acquisitions sont réalisées grâce à des dons, des achats et des échanges avec d'autres institutions culturelles.
La première méthode d’enrichissement des collections passe par la récupération de documents qui sont plus légitimes d’être conservés aux archives de l’Opéra que dans tout autres institutions. À l’époque de Nuitter, une partie des documents concernant l’Opéra est conservée aux Archives et à la Bibliothèque de la Ville de Paris. Dès 1862, on le voit intervenir pour centraliser ces ressources.
La volonté de l'archiviste de mettre en place ses initiatives rencontre parfois des obstacles, mais au fil du temps, son rôle semble être mieux reconnu par le gouvernement et les démarches aboutissent de manière plus fluide et rapide. À partir de 1864, le ministère soutient activement le travail de Nuitter. Une réelle collaboration se met en place pour l’aider dans ses missions : la Maison de l’Empereur prend notamment des dispositions dès pour permettre à la Bibliothèque de l’Opéra de recevoir des ouvrages provenant du dépôt légal, conformément à la demande de Nuitter. Dès ce sont donc près de soixante volumes qui rejoignent ainsi les collections[15].
L’étude des ouvrages provenant du dépôt légal montre que Nuitter s’intéresse particulièrement à la musique, aux costumes, à l’architecture et à l’histoire du théâtre. Ces volumes, jugés essentiels par le ministère des Beaux-Arts, enrichissent les collections de l’Opéra et servent de référence et d’inspiration pour les artistes. Nuitter adopte une approche large des archives : il ne se limite pas aux documents administratifs ou aux productions mises en scène, mais rassemble une variété de ressources pour constituer une bibliothèque spécialisée destinée à la pratique théâtrale. Cette démarche vise à fournir aux artistes et aux amateurs des informations, des modèles et des sources d’inspiration. En 1864, la bibliothèque compte près de 1 200 volumes.
Lorsque les dons ou le dépôt légal ne sont pas possibles, Nuitter est autorisé à emprunter directement les ouvrages ou à mandater un intermédiaire afin d’en réaliser des copies, destinées à intégrer les collections de l’Opéra. La reproduction des ouvrages constitue ainsi un moyen économique d’enrichissement des fonds, permettant à la fois d’ajouter de nouvelles références et de pallier les lacunes de certaines œuvres.
Les ventes aux enchères organisées par des personnalités du monde théâtral et artistique offrent également à Nuitter des occasions d’enrichir les collections de l’Opéra. Grâce à ses relations, il peut acquérir de nombreux ouvrages et, avec la reconnaissance de son travail, anticiper certains achats. En 1880, Félix Taylor, fils du Baron Taylor, grand collectionneur en arts du spectacle, contacte directement Nuitter pour faire don de la collection de répertoires, journaux et autographes de son père à la Bibliothèque et aux Archives de l’Opéra. Le transfert est autorisé en février, les documents sont prêts dès mars et rejoignent les collections de l’Opéra en septembre de la même année[15].
Les ventes permettent à l’Opéra de compléter ses fonds, tant en ouvrages qu’en objets ou archives. Les relations établies par Nuitter avec les vendeurs facilitent souvent l’acquisition en dehors des enchères publiques et à des conditions plus favorables.
Valorisation des arts du spectacle
Charles Nuitter utilise donc ses connaissances administratives, son réseau et sa familiarité avec le théâtre lyrique pour organiser efficacement les archives de l’Opéra et les enrichir tout au long de son activité. Rapidement, il fait état d’un nouveau désir, celui de valoriser et de diffuser à un plus large public cette collection dont il a la charge.
Les archives et la bibliothèque de l’Opéra sont à ce moment installées au cinquième étage de l’édifice, dans un local qui s’étend sur toute la longueur du bâtiment, du côté du pavillon des abonnés. Les salles sont désormais trop exiguës pour accueillir tous les documents conservés et l’ensemble est surtout difficile d’accès pour les visiteurs.
« Les archives et la bibliothèque de l’Opéra, réorganisées ou pour dire le vrai mot organisées pour la première fois en vertu d’un arrêté ministériel de 1866, occupent dans le monument de M. Garnier une partie du troisième étage du bâtiment administratif, du côté de la rue Halévy. Pour arriver là, on traverse de longs corridors occupés par les loges du corps de ballet et par des spécialistes de tout genre : cordonniers, couturières, coiffeurs, fourbisseurs d'armes, etc »[16].
« Cet élégant et silencieux asile demeurait inabordable au public, non seulement en raison de sa prodigieuse altitude au-dessus du pavé, mais surtout parce qu'on n'y accédait qu'en traversant successivement toutes les parties du monument réservées aux divers services »[17].
Au milieu des années 1870 la question de l'achèvement des travaux du Nouvel Opéra se pose. Les travaux de l’aile ouest ont été stoppés avec la chute du Second Empire et cette partie initialement destinée au chef de l’État se retrouve inachevée. L’architecte de l’opéra, Charles Garnier, insiste pour terminer les travaux selon le plan initial. Nuitter a toutefois une autre vision, proposant plutôt d'utiliser cet espace pour le fonds d’archives. Il motive sa demande en utilisant le contexte de la prochaine exposition universelle parisienne, prévue pour 1878.
Section théâtrale à l’Exposition universelle de 1878
Origines du projet
Le , dans une note de service intitulée « Le théâtre à l’Exposition universelle »[18], Charles Nuitter évoque le projet d’ouvrir pour la première fois une section consacrée au théâtre, discipline jusqu’à présent oubliée des expositions universelles. Dans sa demande, il fait référence au travail qu’il a réalisé aux archives depuis le début des années 1860, soulignant l'importance de cette activité pour la mise en lumière de la richesse de la collection et de la pratique théâtrale en général.
Le théâtre constitue un milieu spécifique, avec ses propres artistes, industries et équipements, notamment des machineries et procédés de mise en scène uniques. Ces techniques, rarement accessibles au public, suscitent une grande curiosité. L’ouverture d’une section théâtrale est ainsi perçue comme un enrichissement significatif pour l’exposition des Beaux-Arts.
La section théâtrale vise donc à offrir une large représentation de l’histoire de la pratique en France. Outre la présentation des procédés de machinerie contemporains, Nuitter prévoit d’y inclure des modèles et dessins illustrant les techniques anciennes, depuis les origines du théâtre. L’exposition est pensée sur deux sites : l’un au Champ-de-Mars, dans les galeries des Beaux-Arts, au cœur de l’événement, et l’autre dans les locaux de l’Opéra.
« Une importante collection de documents de toute sorte, relatifs au théâtre, a été formée, depuis une quinzaine d’années, aux Archives de l’Opéra. Pour tout ce qu’il n’y aurait pas lieu de transporter au Palais de l’Exposition, il serait facile d’installer, à l’Opéra même, une sorte d’annexe, comme on l’a fait à la Bibliothèque Nationale lors de l’exposition de géographie »[18].
Nuitter ne se limite pas à utiliser l’Exposition universelle pour promouvoir les arts théâtraux. Il cherche également à améliorer la conservation des archives au sein de l'Opéra. L’exposition doit ainsi permettre de collecter divers documents, originaux ou copies, destinés aux fonds de l’Opéra, et créer un espace spécifique dans les locaux de l’institution pour leur consultation, garantissant la pérennité de l’installation après l’événement.
Si le projet d’exposition théâtrale est accepté par le ministère des Beaux-Arts, l’aménagement de l’annexe tarde à être validé et n’est pas prêt pour l’Exposition universelle. La section théâtrale est toutefois présentée au Champ-de-Mars, et cette première manifestation contribue à faire reconnaître l’importance des fonds par les officiels et à renforcer la valorisation des arts du théâtre.
Organisation et contenu
Le , une commission est nommée par arrêté pour l’organisation de la section théâtrale[19]. Onze fonctionnaires, provenant de l’État, de l’Opéra et d’autres institutions, sont ainsi réunis pour cette tâche. Le baron Oscar-Amédée de Watteville du Grabe, Directeur de la division Sciences et Lettres au Ministère de l'Instruction publique, préside cette commission ; c’est lui qui est chargé d’organiser la partie relative aux divers services du ministère. Sous sa demande, d’autres théâtres parisiens se joignent à l’exposition afin de présenter des archives similaires à celle de l’Opéra et propres à leur théâtre. Cette commission représente la diversité des institutions concernées par l’événement et a pour mission d’établir un programme précis quant aux sujets de l’exposition et leur méthode de présentation.
On décide de retracer l’histoire du théâtre en France en remontant jusqu’à l’antiquité. L’exposition présente alors une maquette du Théâtre antique d’Orange conservé dans le sud de la France et déjà étudié par plusieurs chercheurs. Y sont ajoutées des maquettes de décors pour la pièce de 1547, Les Mystères de Valenciennes, dont plusieurs manuscrits sont conservés[20]. Les salles et compagnies représentées incluent le théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, la Comédie-Française (rue Mazarine), l’Académie royale de musique (rue du Palais-Royal), l’Opéra (rue Richelieu) et le nouvel Opéra.
L’ensemble de l’exposition réunit ainsi plus d’une centaine de documents[19] : 37 maquettes de salles et décors, 83 dessins originaux de décors et costumes datant de l’époque de Louis XIV au milieu du XIXe siècle, ainsi que dix modèles de machineries théâtrales, tels que trappes et systèmes de cordages. Si l’exposition universelle ouvre ses portes en , la section théâtrale, quant à elle, ne sera inaugurée que quelques semaines plus tard, au cours du mois de juin comme l’atteste un article du Petit Parisien paru le :
« Il y a toujours à l’Exposition quelque chose que l’on n’a pas encore vu. Entrez dans la rue des Nations par le grand vestibule d’honneur : à gauche, contre la galerie des beaux-arts, vous trouverez une petite porte. Pénétrez. Nous voici dans une salle où se trouvent vingt-quatre petites scènes, avec décors, manteaux d’arlequin. C’est une sorte d’historique du théâtre, à l’aide des maquettes de décors »[21].
Réception et impact
La réception de cette exposition théâtrale demeure peu documentée, y compris dans l’ouvrage pourtant exhaustif de Charles Blanc consacré aux Beaux-Arts à l’occasion de l’exposition. Quelques brèves mentions dans la presse la qualifient d’intéressante, tout en soulignant son caractère relativement limité. Pierre Roussel évoque ainsi « une exposition remarquable bien qu’incomplète »[21].
En 1879, parait l’ouvrage Les merveilles de l’exposition de 1878[22], rédigé par un collectif d’écrivains spéciaux et d’ingénieurs qui estiment que l’exposition théâtrale est la « grande attraction de cette classe [des Beaux-arts] » et consacrent un chapitre entier à sa description méthodique.
L'exposition aura surtout un effet important quant à l'enrichissement des collections. Les maquettes qui sont réalisées pour l'événement sont déposées à l'Opéra, tandis que certaines des pièces exposées sont acquises au cours de l'année 1880. L'exposition a également contribué à renforcer la visibilité et la reconnaissance des collections de l'Opéra. En effet, elle a attiré l'attention de nombreuses autorités et personnalités influentes, ce qui a permis de soutenir le projet ambitieux de Nuitter d'installer la bibliothèque dans de nouveaux locaux plus spacieux et mieux équipés.
Création de la Bibliothèque-musée de l’Opéra
Lorsque Charles Nuitter songe à la possibilité d’ouvrir une annexe de l’Exposition théâtrale au sein de l’Opéra, il propose d’investir l’aile ouest qui était réservée à l’Empereur et laissée inachevée à la chute de l’Empire. Cet espace offre, en effet, de vastes dépendances ainsi qu’un accès distinct qui peut être facilement isolé du reste du théâtre.
Pour appuyer son idée, l’archiviste se rapproche de Charles Garnier, mais ce dernier souhaite terminer les locaux conformément à ses premiers projets. Or, afin d’achever le pavillon ouest comme il était prévu, une somme de 1 342 000 francs est nécessaire ; une somme que l’Opéra n’a pas et qui ne pourra pas être obtenue. Nuitter insiste en avançant l’argument selon lequel l’installation des archives et de la bibliothèque serait quant à elle bien moins onéreuse, n’ayant pas besoin des décorations fastueuses comme celles initialement prévues pour l’Empereur. Il parvient de ce fait à convaincre l’architecte de réaliser pour lui un premier devis. Ce dernier rédige alors une note en [23] dans laquelle le coût des travaux pour arranger le pavillon ouest en locaux pour les archives et la bibliothèque de l’Opéra revient désormais à un peu moins de 800 000 francs. Charles Nuitter entame dès lors plusieurs démarches officielles afin de valider le projet et envoie une première demande au Ministère des Travaux publics en [24].
Nuitter ne baisse pas les bras et multiplie les échanges avec Garnier et les autorités compétentes pour faire avancer son projet. Les travaux sont cependant fortement ralentis entre 1876 et 1878, en raison de la réticence de Garnier à abandonner son projet initial. Charles Garnier souhaite conserver la polyvalence du pavillon afin que le chef de l’État puisse l’utiliser à sa guise et s’oppose à l’agencement prévu par Nuitter.
Le Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts soutient Nuitter, renforçant sa position face aux autorités récalcitrantes comme le Ministère des Travaux publics et le Conseil général des bâtiments. L’archiviste reste déterminé à mener à bien son projet afin de concrétiser la Bibliothèque de l’Opéra. Le , le Ministre des Travaux publics, sur l’avis de la Commission du budget, accepte finalement d’approprier au service de la bibliothèque de l’Opéra le pavillon du Chef de l’État.
Dès les travaux commencent et Nuitter entame sa réflexion sur le rangement des collections dans ces nouveaux espaces. Il songe également aux documents que l’on pourrait présenter dans la galerie du musée.
Le musée est inauguré en premier, en . Cet espace est ouvert aussi bien la journée que les soirs de spectacle et l’accès aux visiteurs est totalement libre. Le musée comprend alors deux espaces, une galerie dans laquelle sont exposés manuscrits, tableaux, sculptures et affiches issues des collections de l’Opéra et un couloir des maquettes qui présente les décors construits et principalement les maquettes présentées lors de l’exposition universelle de 1878.
Le journaliste Auguste Vitu qui avait déjà écrit en 1878 à propos de la section théâtrale prend de nouveau la plume dans Le Figaro le , à l’occasion de l’ouverture du musée de l’Opéra :
« Les vitrines placées dans les embrasures des fenêtres contiennent les plus précieux autographes musicaux [...] En dehors de ces autographes inappréciables et de beaucoup d’autres qui demeurent en portefeuilles, l’Opéra possède complètes les sept cent vingt partitions qu’il a représentées depuis sa fondation. L’autre côté de la galerie, c'est-à-dire la vaste paroi qui s’étend en face des fenêtres, est coupée, de panneau en panneau, par six bustes [...] Au sommet des trumeaux, on remarque quatre bustes italiens en marbre, qui figuraient au foyer public de la rue Le Peletier, et que le hasard a sauvés de l’incendie. Je n’entreprendrai pas de dénombrer les peintures et les dessins ; réductions de décors d’après ou par Pannini, Degotty, Ciceri, etc. [...] La décoration des murs est complétée par de vieilles affiches des théâtres de Bourgogne et du marais au temps de Louis XIV, des scènes d’opéra illustres, etc., etc. La grande rotonde, soutenue par d'admirables colonnes de marbre, a reçu, sous des cages de verre, le modèle de la scène restaurée de l'ancien théâtre d'Orange à l'époque gallo-romaine, et la décoration du Mystère de la Passion, représenté à Valenciennes en 1547, reproduite d'après une miniature du temps. [...] Enfin, on s'est servi d'un couloir obscur pour y installer, éclairées par un ingénieux système dû à M. Garnier, des maquettes reproduisant, dans la dimension d'un mètre de large sur soixante-deux centimètres de hauteur, dix décorations empruntées à des opéras célèbres [...] Ces maquettes, exécutées avec le soin le plus minutieux, figuraient à l’Exposition universelle de 1878 avec six autres que je regrette de ne pas rencontrer au nouveau Musée [...] Mais on n’a bâti en un jour ni Paris ni l’Opéra. Tels qu’ils sont, le Musée et la Bibliothèque, spacieusement installée, desservis par une magnifique entrée, seront pour les lettrés comme pour les dilettantes une nouvelle source d’études sérieuses et de plaisirs délicats »[17].
La salle de lecture de la bibliothèque, prévue pour , ouvre finalement ses portes aux lecteurs le . L’événement reste très discret, mais cela n’empêche pas la nouvelle installation d’être très appréciée. La bibliothèque comprend environ dix mille volumes relatifs à la musique, au théâtre et aux arts. Pour y accéder, il est nécessaire de posséder une carte de lecteur qui peut être obtenue par le biais de Nuitter.
_-_btv1b84561457.jpg)
Activités en tant que bibliothécaire-archiviste
Dès l’ouverture de la bibliothèque et pendant plusieurs années, Nuitter se charger d'accueillir le public et de le renseigner. Il poursuit ses missions d’archiviste et s'attelle de plus en plus à la diffusion des fonds au sein de la bibliothèque, en répondant notamment aux nombreuses demandes de recherche et de renseignement qu'il reçoit.
En ce qui concerne le musée et le fonds d’objets d’arts, la tâche apparaît plus complexe. Les galeries prévues restent étroites et ne peuvent présenter la totalité des objets présents dans les collections. Si on sait quels objets sont exposés au moment de l’ouverture en 1881[17], on ne sait combien de temps dure l’accrochage, s’il est renouvelé et dans ce cas, sous quels critères. Les informations sur les activités du musée de l’Opéra sous Charles Nuitter restent limitées, à l’exception de l’exposition organisée en 1887 pour le centenaire de Don Giovanni de Mozart. Pour célébrer cet opéra majeur, l’œuvre est donnée sur scène lors de huit représentations spéciales, accompagnée d’une exposition au sein du musée. Les archives de l’Opéra conservent quelques documents relatifs à la préparation de cette manifestation[25].
Cette manifestation constitue l’une des plus importantes organisées par la bibliothèque et le musée de l’Opéra sous Nuitter, mobilisant les deux espaces pendant plusieurs semaines. Elle reste également la seule véritable exposition ayant eu lieu directement dans les locaux de l’Opéra sous Nuitter.
Décès et postérité
Charles Nuitter décède en , à l’âge de soixante-dix ans. Il laisse derrière lui un service des archives désormais complété par un musée et deux bibliothèques, dont le travail préparatoire a permis la mise en place durable de mesures pour la valorisation des arts du spectacle. Son successeur, Charles Malherbe, poursuit son œuvre et organise plusieurs expositions importantes.
Après sa mort, près de trois cents dossiers issus de ses travaux personnels rejoignent les fonds de la Bibliothèque-musée de l’Opéra. Leur classement est achevé en 1912, mais le fonds a été très peu étudié depuis.
En 1935, les collections de l’Opéra sont intégrées à celles de la Bibliothèque nationale et du Conservatoire dans le cadre de la réunion des bibliothèques de France. Lors de la création du département de la Musique de la BnF en 1942, elles prennent le nom de Bibliothèque-musée de l’Opéra. Depuis lors, les actions de valorisation se sont élargies et imposées dans l’ensemble des arts du spectacle.
Distinctions
Œuvres
- Charles Nuitter, La perruque de mon oncle : vaudeville en 1 acte présenté au théâtre des Folies Dramatiques le 7 août 1852, Paris, Giraud et Dagneau Libraires-Éditeurs, s. d. [après 1852], 32 p. (lire en ligne).
- Karnac, nouvelle en 14 pages publiée dans le Magasin des demoiselles d'
- Les Bavards, opéra-bouffe en 2 actes, musique de Jacques Offenbach, présenté aux Bouffes-Parisiens le après avoir été créé le sous le titre Bavard et Bavarde à Bad Ems
- Il signor Fagotto (1863, Offenbach)
- Les Bavards (1863, Offenbach)
- Les Fées du Rhin (1864, Offenbach)
- Une fantasia (1865, Hervé)
- La Source (1866, Delibes et Minkus, chor. Arthur Saint-Léon — ballet)
- Vert-Vert, opéra-comique en 3 actes (avec Henri Meilhac), musique de Jacques Offenbach, créé à l'Opéra-Comique le
- La Princesse de Trébizonde, opéra-bouffe en 2, puis 3 actes (avec Étienne Tréfeu), musique de Jacques Offenbach. Création à Baden-Baden le (2 actes) et au Théâtre des Bouffes-Parisiens le (3 actes).
- Coppélia (1870, Delibes, chor. Arthur Saint-Léon — ballet)
- Boule de neige (1871, Offenbach)
- Whittington (1874, Offenbach)
- Maître Péronilla (1878, Offenbach)
- Le Cœur et la Main (1882, Lecocq)
- Les Jumeaux de Bergame, ballet-arlequinade adapté en 1885 de la comédie éponyme de Florian, musique de Théodore Lajarte
- La Volière de Charles Nuitter et Alexandre Beaume, Théâtre des Nouveautés 1888
- Hellé (1896, Duvernoy)
Traductions
Charles Nuitter a traduit plusieurs livrets d'opéras, notamment plusieurs de Richard Wagner, dont il fut un ami et admirateur :
- Carl Maria von Weber, Obéron, livret en anglais de James Robinson Planché, adaptation de Charles Nuitter, Beaumont et Chazot ; texte sur Gallica.
- Richard Wagner, Rienzi, traduit avec Jules Guillaume ; texte sur Gallica.
- Richard Wagner, Le Vaisseau-fantôme.
- Richard Wagner, Tannhäuser ; texte sur Gallica.
- Richard Wagner, Lohengrin.
- Giuseppe Verdi, Macbeth, livret de Francesco Maria Piave; traduit avec A. Duveyrière.
- Giuseppe Verdi, Aida, livret d'Antonio Ghislanzoni ; traduit avec C. du Locle ; texte sur Gallica.
Bibliographie
- Charles Blanc, Les Beaux-Arts à l’exposition universelle de 1878, Paris, Librairie Renouard, 1878.
- Deroy, Férat, Fichot, et al., Les merveilles de l’Exposition de 1878, Paris, Librairie Contemporaine, 1879.
- Romain Feist, Peter Jost, Philippe Reynal, Correspondance Richard et Cosima Wagner, Charles Nuitter, Sprimont, Mardaga, 2002, (ISBN 2-87009-785-9)
- Valérie Gressel, Charles Nuitter : des scènes parisiennes à la Bibliothèque de l'Opéra, Hildesheim, Zurich, New York, G. Olms, 2002 (ISBN 3-487-11720-7)
- Théodore de Lajarte, Bibliothèque musicale du Théâtre de l'Opéra. Catalogue historique, chronologique, anecdotique publié sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Paris, Librairie des bibliophiles, 1876, 376 p. (BNF 44863708)
- Charles Nuitter, « Curiosités et souvenirs historiques de Paris. Archives, bibliothèque musicale et bibliothèque dramatique de l’Opéra », Bulletin de la Société des amis des monuments parisiens, 1885, pp. 146-151.
- Charles Nuitter, Note relative aux archives et à la bibliothèque de l’Opéra, Paris, Imprimerie D. Jouauts, 1880.
- Charles Nuitter, Histoire et description du Nouvel Opéra, Paris, Librairie Plan, 1883.
Notes et références
- ↑ Charles Nuitter, La perruque de mon oncle, Paris, Giraud et Dagneau Libraires-Éditeurs, après 1852 (BNF 44000195)
- ↑ Dans l’édition de La perruque de mon oncle, le volume de texte est précédé par l’ajout de 12 pages issues du dossier de l’œuvre. Grâce à ce dossier on apprend par exemple que la première rédaction de la pièce remonte à la fin de l’année 1846. La pièce est ensuite refusée plusieurs fois avant d’être acceptée aux Folies Dramatiques en novembre 1851.
- ↑ Bavard et bavarde (opéra-comique, 1862) ; Les bavards [nouvelle version de Bavard et bavarde] (opéra-bouffe, 1863) ; Monsieur et madame Robinson (vaudeville, 1865) ; Monsieur et madame Crusoé [nouvelle version de Monsieur et madame Robinson] (vaudeville, 1865) ; Une fantasia (opérette, 1865) ; Spartacus (vaudeville, 1866) ; La graine d’épinard (comédie-vaudeville, 1867) et La halte du roi (opéra-comique, 1875).
- ↑ Ursula Gunther et Gabriella Carrara Verdi, « Der Briefwechsel Verdi- Nuitter-De Locle zur Revision des Don Carlos, Teil I, II » in Analecta musicologica, 1974-1975, pp. 414-444 et 334-401.
- ↑ Romain Feist, Peter Jost, Philippe Reynal, Correspondance Richard et Cosima Wagner, Charles Nuitter, Sprimont, Mardaga, 2002.
- Rapport de Nuitter pour un projet de règlement et de catalogue. s.d. [1861]. BMO, Archives.Bibl.58 (20 O). BnF Archives et manuscrits
- Cahier des charges de Emile Perrin, 1866. BMO, Archives Opéra 19-320. BnF Archives et manuscrits
- ↑ Charles Nuitter, Note relative aux archives et à la bibliothèque de l'Opéra, Paris, impr. de D. Jouaust, (lire en ligne)
- Ensemble de lettres conservées à la BnF sous la côte BMO, Fonds-Nuitter-316.
- ↑ Projets de catalogues, s.d., s.n. [Charles Nuitter]. BMO, Archives.Bibl.22 (16 F). BnF Archives et manuscrits
- ↑ Inventaire des registres d’archives. 1735-1870. BMO, Archives.Bibl.59 (20 P). BnF Archives et manuscrits
- ↑ Documents de travail de Nuitter et Lajarte pour le catalogue historique de la bibliothèque musicale de l’opéra. 1875-1878. BMO, Archives.Bibl.37 et 38. BnF Archives et manuscrits
- ↑ Théodore de Lajarte, Bibliothèque musicale du Théâtre de l'opéra. Catalogue historique, chronologique, anecdotique publié sous les auspices du Ministère de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Paris, Librairie des bibliophiles, , 376 p. (BNF 44863708)
- ↑ Registres d'état des collections de la bibliothèque de l'opéra, état des pertes après l’incendie. Charles Nuitter, 29 octobre 1873. BMO, Archives.Bibl.69-73 (21 B). BnF Archives et manuscrits
- Voir Correspondance relative à la BMO sous Nuitter. 1861-1873. Une pochette par année. BMO, Archives.Bibl.67 (21 D). BnF Archives et manuscrits
- ↑ Auguste Vitu, « L'Exposition théâtrale », Le Figaro,
- Auguste Vitu, « Le Musée et la Bibliothèque de l’Opéra », Le Figaro, (lire en ligne)
- Installation de la bibliothèque et du musée dans l’opéra Garnier. 1860-1880. Document du 6 octobre 1876 [Charles Nuitter]. En tête Archives de l’Opéra. « Le théâtre à l’Exposition universelle ». BMO, Archives.Bibl.57 (10 A). BnF Archives et manuscrits
- Catalogue de l'Exposition théâtrale, impr. de A. Pougin, (lire en ligne)
- ↑ Émile Carlier, Le mystère de Valenciennes en 1547, George Giard, (lire en ligne)
- Pierre Roussel, « Paris à l'Exposition », Le Petit Parisien, , p. 3 (lire en ligne)
- ↑ Les merveilles de l'exposition de 1878..., Librairie illustrée Librairie M. Dreyfous, (lire en ligne)
- ↑ Novembre 1876. Note relative à l’installation dans le Pavillon Ouest et dans la Galerie du Fumoir d’une Annexe de l’Exposition Universelle de 1878. Section du théâtre. Document signé par Charles Garnier. BMO, Archives.Bibl.57 (10 A). BnF Archives et manuscrits
- ↑ Proposition d’affectation pour la rotonde de l’Empereur. 1876. 1 feuillet. BMO, Archives Opéra 19-632. BnF Archives et manuscrits
- ↑ Documents relatifs à l’organisation de l’exposition du centenaire de Don Juan à l’Opéra, 1887, 1887. BMO Archives.Bibl.60 (23 B). BnF Archives et manuscrits
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
- Portail du théâtre
- Portail de la musique classique
- Portail de la danse
- Portail de l’opéra