Charles Saumagne

Charles Saumagne
Biographie
Naissance
Décès
(à 81 ans)
Tunis
Nationalité
Formation
Activités
Avocat, historien de l'Antiquité classique, archéologue, haut fonctionnaire, juriste
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Distinctions

Charles Saumagne, né le à Sousse et mort le à Tunis[1], est un avocat, historien et archéologue français.

Biographie

Il fait des études en droit et lettres à la faculté des lettres de Paris où il obtient des DES d'histoire-géographie et de droit[2], puis il est avocat à la cour d'appel de Paris (1910-1918) et au barreau de Tunis (1918-1923)[2]. Il rejoint l'administration du protectorat français de Tunisie (1924-1952)[1]. Exclu de l'administration active par le régime de Vichy pour ne pas avoir voulu prêter allégeance au maréchal Pétain, il reprend une carrière d'avocat pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1943). Il est inspecteur général des services administratifs de Tunisie (1943-1950) puis est nommé secrétaire général du gouvernement tunisien, ce qui fait de lui la seconde personnalité de l'administration derrière le résident général jusqu'à la suppression de cette fonction[3].

Il s'implique fortement dans l'administration du protectorat en élaborant notamment des textes destinés à améliorer la situation des agriculteurs tunisiens.

Durant cette période, il poursuit en parallèle des recherches en histoire et en archéologie, et se sert pour la première fois de la photographie aérienne en archéologie, dans les années 1930, découvrant ainsi la centuriation romaine de la Tunisie. En 1952, il découvre incidemment le site de Kerkouane avec Pierre Cintas, même si la paternité de la découverte fait l'objet d'une polémique entre les deux savants.

Humaniste très attaché à sa Tunisie natale, il contribue au passage vers l'indépendance[1] ; son amitié pour Habib Bourguiba en fait un médiateur important lors des négociations menant à l'autonomie interne de la Tunisie en 1955, puis à l'indépendance du pays en 1956.

Il est élu en membre correspondant de l'Académie des inscriptions et belles-lettres[4]. Il est promu commandeur de la Légion d'honneur en 1958 « en qualité de secrétaire général honoraire du gouvernement tunisien »[2].

Publications

  • Carthage (Foi punique, L'anneau, Après Zama), Tunis, Frédéric Weber, (nouvelles).
  • « Inscription de Carthage », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. CCLIX-CCLX.
  • « Les basiliques cypriennes », Revue archéologique, vol. II,‎ , p. 188-202 (ISSN 0035-0737).
  • « Sur une inscription de Tunisie », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. CLXXX.
  • « Étude sur la propriété ecclésiastique à Carthage d'après les novelles 36 et 37 de Justinien », Byzantinische Zeitschrift (de), vol. XXII,‎ , p. 77-87 (ISSN 0007-7704).
  • « Autel de la Gens Augusta découvert à Carthage », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. CLXXXVI-CXC.
  • « Cippe à la Mère des Dieux découvert à Carthage », Bulletin archéologique du Comité des travaux historiques et scientifiques,‎ , p. XCVI-XCVIII.

Distinctions

Références

  1. Boyancé 1972.
  2. « Cote 19800035/1150/31515 », base Léonore, ministère français de la Culture.
  3. Samia El Mechat, « Le secrétariat général en Tunisie ou la reconversion coloniale d'un État protégé (1883-1955) », Bulletin de l'Institut d'histoire du temps présent, no 87 « Les administrations coloniales. État de l'historiographie. Structures et acteurs »,‎ , p. 40-50 (ISSN 2823-9342, lire en ligne, consulté le ).
  4. « Académie des inscriptions et belles-lettres », Journal des savants,‎ , p. 47-48 (ISSN 0021-8103, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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