Charles Thomas-Laprise
| Membre du Conseil des Cinq-Cents |
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(à 80 ans) Juvigny-sous-Andaine |
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Charles Jean Étienne Thomas-Laprise est un homme politique français né le à Domfront (Orne) et décédé le à Juvigny-sous-Andaine (Orne).
Biographie
Mandat à la Convention
La monarchie constitutionnelle, mise en application de la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En , Charles Thomas-la-Prise, alors procureur-syndic du district de Domfront, est élu député suppléant du département de l'Orne, le premier sur huit, à la Convention nationale. Il est appelé à siéger dès le début de la session à la faveur de la démission de Charles-Michel André[1].
Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[2],[3] :
Je vote la mort, avec suris jusqu'au moment où les ennemis envahiraient notre territoire.
Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le 7 nivôse an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un chargée d'examiner la conduite des anciens membres du Comité de Salut public (Bertrand Barère, Jacques-Nicolas Billaud-Varenne et Jean-Marie Collot d'Herbois) et de Comité de sûreté générale (Marc Vadier)[6].
Mandat aux Cinq-Cents
Sous le Directoire, Charles Thomas-la-Prise est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an VI ()[7].
Durant les Cent-Jours, Charles Thomas-la-Prise signe l'Acte additionnel et est élu député à la Chambre des représentants. Il est frappé, lors de la Seconde Restauration, par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides ayant soutenu le retour de Napoléon Bonaparte. Il s'exile jusqu'en 1818, date à laquelle il est autorisé à rentrer en France.
Sources
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°99, « Convention nationale, séance du soir du 7 nivôse (27 décembre) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 9 nivôse an 3 (29 décembre 1794) (consulté le )
- ↑ Gazette nationale ou le Moniteur universel n°167, « Conseil des Anciens et Conseil des Cinq-Cents, séance du 15 ventôse (5 mars) »
, sur https://gallica.bnf.fr, 17 ventôse an 5 (7 mars 1797) (consulté le )
- « Charles Thomas-Laprise », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
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