Chef de la branche cadette (et italienne[3]) de la maison de Bourbon des Deux-Siciles, Charles revendique le titre de chef de la maison royale et prétendant au trône du royaume des Deux-Siciles, ce qui est contesté par Pierre de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, son cousin aîné de la branche espagnole.
En 2014, les deux branches entérinent un accord de réconciliation, reconnaissant respectivement leurs différents titres, et accordant aux filles de Charles des titres inédits. Toutefois, le , Charles de Bourbon-Siciles annonce modifier les règles de succession de la maison royale, en passant d'une règle semi-salique à la règle de primogéniture absolue. À la suite de cette décision, annoncée solennellement en la basilique Saint-Pierre de Rome, sa fille Marie Caroline devient son héritière, et celle de ses prétentions sur la maison royale et le trône du royaume des Deux-Siciles[3],[4].
Cette décision suscite une opposition de la part de Pierre de Bourbon-Siciles, qu'il exprime par un communiqué dans lequel il revendique à nouveau la tête de la maison royale, niant à Charles le droit de prendre des décisions à ce sujet[4],[3],[5]. Le duc de Castro réplique en exposant les arguments juridiques, généalogiques et dynastiques qui appuient ce qu'il appelle son « rang incontestable »[5] ; son rang de grand-maître de l'ordre constantinien de Saint-Georges (branche de Castro), reconnu en 1963 par l'Italie, lui donne un statut particulier dans la famille[3].
Ariane Chemin et Ivanne Trippenbach, « Jordan Bardella et Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, récit d’un pari médiatique », Le Monde, (lire en ligne)