Charles de Fiesque

Charles de Fiesque
Biographie
Naissance
Décès
Conjoint
Parentèle
Alphonsine Strozzi (grand-mère)

Charles de Fiesque ou Charles-Léon, comte de Fiesque, né en 1613 et mort en 1658 à Madrid, est un officier de l'entourage du Grand Condé pendant et après la Fronde (1648-1653). Après la défaite des rebelles, il représente le prince exilé à la cour espagnole.

Biographie

Collège de la Marche, Paris

Origines familiales

Charles de Fiesque appartient à une grande famille de la noblesse de la république de Gênes, les Fieschi, qui a donné deux papes, Innocent IV et Adrien V.

Il est le fils de François de Fiesque, tué en 1621 au siège de Montauban, et d'Anne Le Veneur, dame d'atours de Marie de Bourbon-Montpensier, duchesse d'Orléans, puis de sa fille la Grande Mademoiselle[1].

Il est le petit-fils de Scipion de Fiesque (1528-1598), entré au service de la France et attaché aux reines Catherine de Médicis (épouse du roi de France Henri II), Élisabeth d'Autriche (épouse de Charles IX) et Louise de Lorraine (épouse de Henri III).

Sa grand-mère, Alphonsine Strozzi, était la première dame d'honneur de Catherine de Médicis, sa cousine.

Sa sœur Marie est l'épouse du marquis Pierre de Bréauté, seigneur de Néville et mestre de camp du régiment de Sarrieu, tué au siège d'Arras le .

Il est aussi le petit-neveu de Gian Luigi Fieschi, célèbre pour la conspiration conduite en à Gênes contre Andrea Doria.

Formation

Il est élève du collège de la Marche à Paris où, selon Charles-Louis Livet, il a pour condisciples Pierre Chanut, Pierre Nicole, Marin Le Roy de Gomberville et Michel de Marolles[2].

Mariage (1643)

Il épouse en 1643 Gilonne d'Harcourt[2] (1619-1699), qui succède à sa belle-mère auprès de la Grande Mademoiselle, qui s'en plaignait beaucoup[pas clair][3].

Rôle pendant et après la Fronde

Le , envoyé par le prince de Condé, il réussit à convaincre la Grande Mademoiselle de lui porter assistance en ouvrant à son armée les portes de Paris[4] (bataille du faubourg Saint-Antoine).

Après la victoire des forces royales et du cardinal Mazarin sur les rebelles, le prince de Condé passe au service de l'Espagne et Fiesque devient son représentant à la cour de Madrid[5],[6].

Il meurt à Madrid en 1658, avant que le prince de Condé se réconcilie avec Louis XIV (1660).

Charles de Fiesque dans la culture

Il a servi de modèle pour le personnage de Pisistrate dans Artamène ou le Grand Cyrus, le roman de Madeleine et Georges de Scudéry.

Notes et références

  1. François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, VI, 1773, p. 393-394 (en ligne).
  2. Charles-Louis Livet, « Gilonne d'Harcourt, marquise de Piennes, puis comtesse de Fiesque », in Portraits du Grand Siècle, 1884, rééd., Collection XIX, 2015 (en ligne).
  3. Portrait de la comtesse de Fiesque.
  4. Jacqueline Duchêne, Mademoiselle, Paris, Jean-Claude Lattès, 1999, p. 38 (en ligne).
  5. Témoignage d'Antoine de Brunel, Voyage d'Espagne, curieux, historique et politique : Fait en l'année 1655, Paris, 1665, p. 224-226 ; Cologne, Pierre Marteau, 1667, p. 238-240 (en ligne).
  6. La correspondance de Condé et de Fiesque est conservée, source intéressante sur l'histoire de la Fronde.

Voir aussi

Bibliographie

  • « Fiesque, Charles-Léon, comte de », dans Katia Béguin, Les princes de Condé : rebelles, courtisans et mécènes dans la France du Grand Siècle, Seyssel, Champ Vallon, 1999.
  • Charles-Louis Livet, « Gilonne d'Harcourt, marquise de Piennes, puis comtesse de Fiesque », Portraits du Grand Siècle, 1884, réédité en 2015 dans Collection XIX (en ligne) ; l'ouvrage comporte un long passage sur Charles de Fiesque.

Liens externes

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