Charline Labonté
| Nationalité |
|
|---|---|
| Naissance |
, Boisbriand (Canada) |
| Position | Gardien de but |
|---|---|
| Attrapait de la | gauche |
| A joué pour |
LNHF (1999-2007) Axion de Montréal U Sports Martlets de McGill LCHF Canadiennes de Montréal |
| Repêc. LCHF |
5e choix au total, 2012 Canadiennes de Montréal |
| Carrière pro. | 1999-2017 |

Charline Labonté, dite Charlie Labonté, (née le à Boisbriand, Québec au Canada) est une joueuse canadienne de hockey sur glace qui a évolué en ligue masculine et féminine au poste de gardienne de but. Elle remporte trois médailles d'or aux Jeux de Turin en 2006, Vancouver en 2010 et Sotchi en 2014. Elle représente également le Canada aux championnats du monde, remportant deux médailles d'or et six médailles d'argent.
Labonté remporte trois ans d'affilée le championnat universitaire avec son équipe puis la Coupe Clarkson avec les Canadiennes de Montréal en 2017.
Biographie
Jeunesse
Labonté commence le hockey à 7 ans[1]. Elle apparaît à l’âge de 11 ans dans l’émission La Petite Vie, elle est la gardienne de but qui jouait dans la ruelle dans le générique d'ouverture de chaque émission[2].
Carrière en club
Carrière en club masculin
Au cours des saisons 1999-2000 et 2000-2001, elle a joué 28 matchs avec le Titan d'Acadie-Bathurst dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Elle est la deuxième femme à jouer dans cette ligue masculine[3] après Manon Rhéaume, qui était son modèle étant petite[4]. Labonté participe aux Jeux du Canada d'hiver de 1999 pour l'équipe masculine du Québec[5].
LNHF
Elle joue une saison (en 2004-2005) pour l'Axion de Montréal dans la Ligue nationale de hockey féminin.
SIC
Au niveau universitaire, Labonté évolue cinq saisons (de 2007 à 2012) pour les Martlets de McGill dans la conférence du Québec. Elle contribue aux succès des Martlets avec la conquête de 5 championnats du Québec et de 3 championnats nationaux canadiens (2007-2008, 2008-2009 et 2010-2011)[4]. Au cours de sa carrière universitaire, elle est nommée dans la première équipe d'étoiles durant ses 5 années universitaires (2007-2008, 2008-2009, 2009-2010, 2010-2011, 2011-2012)[6] et sur l'équipe d'étoiles des séries éliminatoires 2009-10 par le Sport interuniversitaire canadien[7].
LCHF
Dans la ligue canadienne de hockey féminin, elle joue quatre ans avec les Canadiennes de Montréal[3], de 2013 à 2017[8]. Elle participe au match des étoiles en 2014[9]. Elle est nommée gardienne de l’année en 2015[8]. En 2017, elle remporte la Coupe Clarkson avec son équipe[3], le dernier trophée qui manquait à son palmarès[4].
Carrière au niveau international
Elle intègre l’équipe du Canada en 2001[3]. Elle ne participe pas aux rencontres des Jeux olympiques de Salt Like City, étant réserviste de l’équipe canadienne qui finit par s'imposer[8],[10].
Elle est l'une des deux gardiennes de buts de l'équipe du Canada de hockey sur glace féminin aux Jeux olympiques d'hiver de 2006 à Turin[8], où elle joue trois matchs, dont la finale remportée 4 buts à 1 face à la Suède, menant à son premier titre olympique[11]. Lors des olympiades suivantes, elle est sélectionnée pour Vancouver en 2010 et Sotchi en 2014, y joue respectivement un et deux matchs, et remporte deux autres médailles d’or[8].
Labonté participe aussi avec l’équipe canadienne aux championnats du monde, y décrochant deux titres en 2007 et 2012, ainsi que le titre de la meilleure gardienne de la compétition en 2009[6].
Labonté annonce prendre sa retraite sportive en 2017, avant les Jeux olympiques de Pyeongchang[3].
Reconversion
Lors de sa dernière année de compétitrice, elle entreprend de se former en parallèle à l’École des métiers de la restauration et du tourisme de Montréal, en cuisine, et travaille à mi-temps dans un restaurant[8]. Une fois son diplôme obtenu, elle décide d'y travailler à plein temps[12].
À partir de 2019, elle entraîne les gardiennes de l’équipe des Carabins de l'Université de Montréal[13].
Vie personnelle
En , Labonté obtient un diplôme en éducation physique de l'Université McGill. Elle est également diplômée en psychologie du sport de la même université en 2015[6].
Le , elle dévoile son homosexualité et sa relation avec Anastasia Bucsis[14]. Elle a attendu pour cela de laisser passer les Jeux olympiques de Sotchi, à cause des lois russes défavorables aux personnes LGBT[1],[15]. Elle soutient l’organisation queer Lez Spread the Word et participe à ses événements[9].
Statistiques
Honneurs et distinctions individuelles

- Triple médaillée d'or aux Jeux olympiques d'hiver (2006, 2010 et 2014)[16]
- Médaillée d'or au Championnat du monde de hockey sur glace féminin 2007 et 2012[17]
- Meilleure gardienne du Championnat du monde en 2009[6]
- Médaillée d'argent au Championnat du monde de hockey sur glace féminin de 2005, 2008, 2009 et 2011.
- Gardienne de l’année de la LCHF[8]
- Intronisée au Panthéon des sports du Québec en 2022[17]
- Intronisée au Temple de la renommée des sports de l’Université McGill en 2023[6]
Notes et références
- Robert Pilon, Modèles recherchés, Guy Saint-Jean Éditeur, (ISBN 978-2-89455-942-0, lire en ligne), p. 73-77
- ↑ (fr-CA) « La gardienne de but dans l'intro de La Petite Vie, c'est Charline Labonté! », sur RDS, (consulté le )
- Ariane Desrosiers, « La multiple médaillée d'or olympique Charline Labonté se retire avant PyeongChang 2018 », sur Équipe Canada | Site officiel de l'équipe olympique, (consulté le )
- (fr-CA) Marie Malchelosse, « La gardienne Charline Labonté, à la poursuite de nouveaux buts », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Marc Delbès, « Charline Labonté annonce sa retraite », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- (en + fr) « Olympian Labonté headlines McGill Sports Hall of Fame induction Class of 2023 », sur McGill University Athletics, (consulté le )
- ↑ (en) « Charline Labonté », sur Eliteprospects.com
- (fr-CA) Bill Beacon, « Charline Labonté mijote la suite de sa carrière », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- Gabriel Gignac, « « Amenez les rondelles » - Charline Labonté », sur L'Écho de la Rive-Nord, (consulté le )
- ↑ (en) Andrew Podnieks, Canada's Olympic hockey history, 1920-2010, Toronto, Fenn, , 264 p. (ISBN 978-1551683232, lire en ligne), p. 202
- ↑ Lynda Baril, Nos Glorieuses: Plus de cent ans de hockey féminin au Québec, Éditions LaPresse, (ISBN 978-2-89705-174-7, lire en ligne), p. 191
- ↑ (fr-CA) Andy Mailly-Pressoir, « Un premier emploi pour Charline Labonté », sur TVA Sports, (consulté le )
- ↑ « Charline Labonté - entraîneure gardiennes de but », sur Hockey féminin (consulté le )
- ↑ « La gardienne de but de l'équipe canadienne de hockey féminin, Charline Labonté, dévoile son homosexualité », Huffington Post, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (fr-CA) Michel Marois, « Charline Labonté, «gaie, amoureuse et fièrement authentique» », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Charline Labonté », sur Équipe Canada | Site officiel de l'équipe olympique, (consulté le )
- « Charline Labonté - intronisée 2022 », (consulté le )
Liens externes
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