Charny-le-Bachot
| Charny-le-Bachot | |
Église Saint-Étienne, en travaux en août 2025 | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Nogent-sur-Seine |
| Intercommunalité | Communauté de communes Seine et Aube |
| Maire Mandat |
Delphine Rempenaux 2020-2026 |
| Code postal | 10380 |
| Code commune | 10086 |
| Démographie | |
| Gentilé | Charnycois, Charnycoises |
| Population municipale |
239 hab. (2023 |
| Densité | 18 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 33′ 13″ nord, 3° 56′ 41″ est |
| Altitude | Min. 76 m Max. 117 m |
| Superficie | 13,64 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Creney-près-Troyes |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
Charny-le-Bachot est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Géographie
Située sur un méandre de l'Aube, Charny-le-Bachot est un petit village typique de la Champagne crayeuse.
Ce dernier est situé au croisement de Méry-sur-Seine et de Plancy-l'Abbaye.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par un bras de l'Aube, la Barbuise, un bras de l'Aube, un bras de l'Aube, le Fossé 01 du Buisson du Seigneur, la noue du Livon et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
La Barbuise, d'une longueur de 36 km, prend sa source dans la commune de Luyères et se jette dans l'Aube sur la commune, après avoir traversé douze communes[2].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : Gué de Charny (1,3 ha)[Carte 1],[3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 690 mm, avec 11 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Romilly-sur-Seine à 16 km à vol d'oiseau[10], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 619,5 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −25,2 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Charny-le-Bachot est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87 %), forêts (5,3 %), zones urbanisées (3,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,3 %), prairies (0,4 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
il avait comme écarts : le Bachot, la Maison-Rouge, Marne et la Noue qui étaient des anciens fiefs, au cadastre de 1810.
Histoire
Le territoire du village est traversé par l'ancienne route romaine chemin de Troyes allant à Plancy et celui des Hauts-de-Charny qui va de Règhes à Etrelles.
La commune de Charny-le-Bachot est un ancien village qui abrite plusieurs familles dont la famille Danton depuis plusieurs siècles.
Parmi les nombreux descendants de cette famille qui a essaimé à travers tout le département et même toute la France, l'on compte le célèbre conventionnel, Georges Jacques Danton, né non loin, à Arcis-sur-Aube. En 1789, le village était de l'intendance et de la généralité de Châlons-sur-Marne, de l'élection de Troyes et du bailliage de Sézanne.
Le durant l'exode, les stukas de l'aviation allemande bombardent une grange sise au pied du pont du Bachot dans laquelle s'étaient réfugiés de nombreux émigrés. On déplore plus de 40 victimes civiles et 6 militaires tués. Le lendemain, , l'aviation allemande bombarde de nouveau le village faisant de nouveau des victimes civiles et détruisant plusieurs corps de ferme.
Les habitants de Charny-le-Bachot portent le nom de Charnéens et Charnéennes.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[22].
En 2023, la commune comptait 239 habitants[Note 3], en évolution de −7,36 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
L'église paroissiale est placée sous le vocable de saint Étienne. Elle date du XVIe siècle. La nef s'est effondrée en 1674 par la chute du clocher. La nef et le clocher ont été ré-édifiés au XVIIe siècle. Église à plan en croix latine ; nef à vaisseau unique ; transept double ; abside pentagonale ; clocher à la croisée du transept.
Personnalités liées à la commune
D'après Courtalon, ce serait du village de Charny-le-Bachot qu'était originaire Pierre de Charny qui fut camérier du pape Urbain IV et archevêque de Sens (1267-1274).
Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- « Réseau hydrographique de Charny-le-Bachot » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Fiche communale de Charny-le-Bachot », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « la Barbuise »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Charny-le-Bachot et Romilly-sur-Seine », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Romilly », sur la commune de Romilly-sur-Seine - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Hariot, Recherches...Méry-sur-Seine...Arcis-sur-Aube, 1863, p491.
- ↑ Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Charny-le-Bachot sur le site de l'Institut géographique national
- Portail des communes de France
- Portail de l’Aube






