Che, 1re partie : L'Argentin

Che, 1re partie : L'Argentin
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Che Guevara en juin 1959 à Cuba
Titre original Che: Part 1 - The Argentine
Réalisation Steven Soderbergh
Scénario Peter Buchman
Musique Alberto Iglesias
Acteurs principaux Benicio del Toro
Sociétés de production Estudios Picasso
Morena Films
Telecinco
Laura Bickford Productions
Section Eight
Wild Bunch
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Drame biographique
Durée 134 minutes
Sortie 2008

Série Che

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Che, 1re partie : L'Argentin (Che: Part 1 - The Argentine) est un film franco-américano-espagnol réalisé par Steven Soderbergh et sorti en 2008.

Première partie du diptyque Che, il raconte une tranche de vie de Che Guevara qui se termine avec Che, 2e partie : Guerilla. Les deux parties sont tournées en simultané. La première partie se concentre sur la révolution cubaine, de 1955 à 1958, alors que la seconde se focalise sur la guérilla de Ñancahuazú en Bolivie en 1966.

Le film reçoit des critiques partagées mais plutôt positives. Benicio del Toro, qui interprète le rôle-titre, a obtenu le prix d'interprétation masculine lors du festival de Cannes 2008. Sorti en une seule fois dans certains pays, le film n'est pas un succès commercial.

Synopsis

Le film alterne entre différentes lignes narrative : l'interview et la venue de Che Guevara à New York en 1964 (en noir et blanc) et ses scènes flash-back racontant les évènements évoqués durant l'interview (en couleurs).

À La Havane en mai 1964, Che Guevara est interviewé par la journaliste américaine Lisa Howard (en) qui lui demande si les réformes menées dans toute l'Amérique latine ne risquent pas d'atténuer le « message de la révolution cubaine »

En juillet 1955, lors d'un diner à Mexico, « l'Argentin » Ernesto Guevara fait la connaissance de Fidel Castro. Ce dernier lui raconte la pauvreté qui règne à Cuba et tous les maux de la société. Il écoute les projets de Castro puis adhère au mouvement du 26 Juillet. Ils quittent ensuite le Mexique pour Cuba en novembre 1956 avec 82 hommes ; seuls 12 survivront.

En 1964, Guevara est à New York et s’apprête à donner un discours au siège des Nations unies. Devant l'Assemblée générale des Nations unies.

En mars 1957 à Cuba, à plusieurs centaines de kilomètres de La Havane, Guevara est aux prises avec de violentes crises d'asthme. Accompagnés d'un petit groupe de révolutionnaires, il retrouve Fidel et son frère Raúl. Fidel l'implore de ne plus se sentir comme un Argentin mais bien comme un frère cubain révolutionnaire. Ils se séparent en plusieurs groupes notamment un mené par Juan Almeida Bosque. Ensemble, ils attaquent une caserne militaire dans la Sierra Maestra le 28 mai 1957. Dès lors, ils gagnent le soutien de la population paysanne cubaine et luttent contre le gouvernement et les traîtres infiltrés. Progressivement, le gouvernement du général Fulgencio Batista perd le contrôle de la majeure partie des zones rurales. Alors que Fidel et Raúl partent au front, Guevara dirige un groupe s'occupant des blessés.

Tout en écrivant son discours devant les Nations Unies, il se remémore son passage dans la jungle à soigner des Cubains. Lors de son passage à New York en 1964, Guevara rencontre par ailleurs des personnalités haut placé, comme le sénateur Eugene McCarthy. Peu à peu, le mouvement du 26 juillet s'allie à d'autres mouvements révolutionnaires cubains — malgré quelques divergences avec le mouvement urbain — et lance des attaques contre les villes et les villages. La plupart tombent aux mains des rebelles sans rencontrer de résistance.

En juillet 1957, Fidel et Guevara ont quelques désaccords sur certains alliés, Guevara les jugeant trop proches des Américains. Mais Fidel lui demande de lui faire confiance et lui donne davantage de responsabilités. Il lui demande même de signe une lettre de condoléance avec la mention “Commandant”. Il est ensuite chargé de mener une colonne de soldats à l'est, avec trois capitaines Lalo Sardiñas (en), Ciro Redondo et Ramiro Valdés. Guevara donne des consignes claires à ses soldats sur le respect des paysans qu'ils croiseront sur leur chemin. Il essaie aussi de les éduquer, de leur apprendre à lire ou de leur enseigner notamment les mathématiques.

En 1964, la venue du Che à New York attire la foule, aussi bien hostile que partisane. Une alerte à la bombe perturbe le jour J mais il prononce tout de même son discours. Il pointe notamment du doigt l'impérialisme américain, tout en défendant et justifiant les exécutions commises par ses troupes à Cuba.

De retour en 1957, Guevara fait exécuter deux soldats ayant commis des crimes. Il fait ensuite de nouvelles recrues, parfois très jeunes comme Rogelio Acevedo (16 ans) et son petit frère de 14 ans. Guevara insiste beaucoup pour éduquer et instruire ces hommes et ces femmes, pour en faire des citoyens non influençables. Certains quittent cependant la troupe. Camilo Cienfuegos devient peu après le nouveau capitaine de Guevara. Ils mènent ensemble de nombreux combats.

Aux Nations Unies, plusieurs représentants des Nations Unies répondent au discours de Guevara. Plusieurs ambassadeurs comme celui du Venezuela, du Nicaragua et du Panama se désolidarisent du mouvement en cours et ne veulent pas être liés à la révolution cubaine.

En janvier 1958, les affrontements font rage et Guevara perd beaucoup d'hommes dont Ciro. Fidel retire ensuite le commandement de la quatrième colonne après un échec à El Hombrito. Guevara participe alors à l'entrainement des soldats. Fidel essaie de rassembler d'autres groupes rebelles grâce à la réforme agraire. De nombreuses rencontres ont lieu entre différentes factions. Fidel devient alors le chef de l'ensemble des armées. En mai 1958, un accord est signé entre ces différents groupes. Fidel lui demande alors de créer un nouveau front, pour prendre les villes, notamment dans la province de Las Villas, et unifier le peuple. Camilo Cienfuegos dirige l'autre colonne.

Devant les Nations Unies, Guevara se défend après les attaques verbales des délégués de plusieurs pays sud-américains comme le Nicaragua. Il critique par ailleurs l'absence d'Adlai Stevenson, ambassadeur des États-Unis aux Nations unies. Guevara demande notamment dans son discours la suppression de l'embargo des États-Unis contre Cuba, l'arrêt de l'armement des troupes de Batista et des tentatives d'attaques, le retrait des troupes américaines de la base navale de la baie de Guantánamo. Il conclut avec le mot d'ordre « la patrie ou la mort ! ». Il est applaudi par une partie de l'assemblée.

Le , les guérilleros approchent de Las Villas. Guevara retrouve Camilo et sa colonne. Ils rencontrent plusieurs communistes qui sont d'accord avec la réforme agraire de Fidel. Cependant, des divergences apparaissent. Guevara prend la tête d'une armée plus vaste amenée à mener de gros combats. Guevara fait alors la connaissance d'Aleida March, ensuite chargée de collecter de l'argent pour le mouvement. Guevara et ses hommes prennent ensuite le contrôle de nombreuses villes, où ils sont accueillis en héros par le peuple.

Che Guevara, en décembre 1958, lors de la bataille de Santa Clara

Plus tard, les troupes de Guevara se retrouvent à Santa Clara, la dernière grande ville aux mains de l'armée avant La Havane. L'armée réplique avec force mais Guevara et ses hommes résistent malgré le manque de moyens et d'hommes. Lors de cette bataille, Guevara fait preuve d'un sens tactique, tandis que les guérilleros s'engagent dans des combats de rue et font dérailler un train transportant des soldats cubains et des armes. Certains soldats de l'armée officielle capitulent et refusent le combat. Mais les affrontements continuent. Guevara luttent après leurs moyens face aux tanks de l'armée.

Alors que Batista a fuit le pays, Guevara et ses troupes remportent finalement la victoire et négocient avec l'armée. La révolution cubaine étant désormais terminée, Guevara se dirige vers La Havane. Il se souvient de sa rencontre avec Fidel en 1955. Ce dernier lui avait alors déclaré qu'après Cuba, il étendra la révolution à toute l'Amérique latine. En janvier 1959, Guevara et ses troupes se dirigent vers La Havane.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques IMDb et Allociné, présentes dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Genèse et développement

« J'ai eu envie de consacrer un film (ou deux) au Che, non seulement parce que sa vie a des allures de roman d'aventures, mais parce que je suis fasciné par les défis techniques qu'entraîne la mise en application d'une vision politique de grande envergure. J'avais envie d'illustrer en détail les efforts psychiques et physiques que nécessitèrent ces deux campagnes ; de montrer le processus par lequel un homme doté d'une volonté indomptable va découvrir sa capacité à inspirer et mener d'autres hommes. Le Che : 1re Partie est encadré par des images de la visite du Che à New York en 1964. C'est au cours de ce voyage que celui-ci exprima, sur la plus grande scène du monde, son mépris pour l'impérialisme et pour tous les pays d'Amérique Latine qui se plieraient aux demandes des États-Unis. Le corps du film évoque la Révolution Cubaine à travers le regard du Che. Les cadrages en Cinémascope et le formalisme des compositions préfigurent l'issue de cet affrontement classique entre oppresseur et opprimé[2]. »


Le film est adapté des mémoires d'Ernesto Guevara, Souvenirs de la guerre révolutionnaire (Reminiscences of the Cuban Revolutionary War). Il devait à l'origine être basé sur la biographie Che Guevara: A Revolutionary Life (1997) écrite par Jon Lee Anderson. Benicio del Toro et Laura Bickford achètent alors les droits mais l'option expire après que le projet ne se soit concrétisé[3].

Plusieurs membres de l'équipe se sont rendus plusieurs fois à Cuba pour compléter les recherches et informations, comme l'explique la productrice Laura Bickford : « au cours de ces sept années, nous sommes allés à Cuba, en Bolivie, à Paris, à Miami et dans tous les lieux où des gens de divers horizons politiques avaient quelque chose d'intéressant à nous dire. Trois hommes qui ont côtoyé le Che durant la Révolution et l'on suivi en Bolivie sont encore en vie : Pombo, Urbano et Benigno. Tous trois figurent dans Che. Nous les avons interrogés séparément et avons occasionnellement réuni Pombo et Urbano pour qu'ils nous parlent de ce qui leur était arrivé à Cuba et en Bolivie. Urbano a été notre conseiller technique en Espagne. Il a été pour nous et les acteurs une irremplaçable référence, un lien vivant avec le passé[2]. »

La production a été retardée au profit du film Traffic (2000), que Steven Soderbergh a préféré développer avant[2].

Attribution des rôles

Steven Soderbergh avait déjà dirigé Benicio del Toro dans Traffic (2000), pour lequel ils avaient reçu respectivement les Oscars du meilleur réalisateur et du meilleur acteur dans un second rôle.

Tournage

Le tournage en simultané débute à l'été 2007. La première partie est tournée à Porto Rico, au Mexique (Campeche) et dans les Estudios Barajas à Madrid[4].

Steven Soderbergh a voulu dès le début du projet tourner le film entièrement avec la lumière naturelle. Il a utilisé pour cela la caméra RED, un tout nouveau prototype de caméra numérique haute performance. Grâce à sa légèreté (4,5 kg), la caméra a pu être très facilement maniée et a offert de grandes libertés à l'équipe. À noter aussi l'utilisation référencé du format Super 16 mm de chez Aäton, qui donne la particularité d'avoir un grain plus prononcé et authentique à l'image[2].

Cette première partie est filmée en CinemaScope (soit un ratio de 2,35:1), alors que la 2e partie est tournée en panoramique (1,85:1). Steven Soderbergh explique ce choix car il voulait que la première partie montre une grande victoire, plus épique, avec une image plus large, alors qu'il souhaitait que la deuxième partie ait un aspect plus documentaire, moins raffiné, etc[2].

Dans une scène, un révolutionnaire cubain essaie de détruire un bâtiment au lance-roquettes mais manque à plusieurs reprises sa cible. Le Che prend sa place et détruit le bâtiment d'un coup. À l'origine, il devait manquer sa cible au premier tir, mais la lumière naturelle venait à manquer et l'équipe décida d'abréger cette scène et de détruire le bâtiment en un coup[2].

Sortie et accueil

L'équipe du film au festival de Cannes 2008

Dates de sortie

Le film est présenté en intégralité, soit 4 h 15, au festival de Cannes le . Benicio del Toro y a obtenu le prix d'interprétation masculine. Il a alors salué la mémoire de Che Guevara et l'a fait applaudir par le public[réf. nécessaire].

Critique

Aux États-Unis

Sur le site d'agrégation de critiques Rotten Tomatoes, la première partie obtient 67% d'avis favorables, pour 138 critiques. Le consensus suivant résumé les avis collectés : « Bien que long et parfois laborieux, la vision de Soderbergh et l'interprétation sobre de Benicio Del Toro font que Che fascine toujours[5]. » Le site Metacritic, qui utilise une moyenne pondérée, note le diptyque dans sa globalité. Il obtient la note de 64⁄100 pour 24 critiques[6].

Scott Foundas de LA Weekly proclame que le diptyque Che est « rien de moins que le film de l'année »[7]. Dans sa critique pour Village Voice, J. Hoberman écrit « À son apogée, Che est à la fois un film d'action et un débat permanent. Chaque nouveau plan de caméra vise à introduire une idée précise – sur Che ou sa situation – et chaque séquence de combat chorégraphiée est une sorte d'algorithme où la caméra tente de saisir l'événement qui se déroule. » Il ajoute que le film est « incontestablement le film de l'année[8]. »

Certains avis sont moins dithyrambiques. Dans USA Today, Claudia Puig (en) pense que le film « mérite d'être vu pour son souci du détail visuel et son ambition cinématographique, mais en tant que portrait psychologique d'une figure historique fascinante, il est étrangement fade et peu révélateur[9] ». Anthony Lane de The New Yorkerregrette quant à lui que « Malgré le dynamisme narratif du film, « Che » conserve des allures d'exercice d'étude – d'un sujet brillamment exploré. Comment expliquer autrement l'indifférence totale du spectateur au point culminant de chaque film ?[10]. » Roger Ebert note le film 3,5 sur 4 et souligne la durée du film (sorti en intégralité dans certains ^pays) : « Vous vous demandez peut-être si le film n’est pas trop long. Je pense qu’il y a une bonne raison à sa longueur. L’expérience de Guevara à Cuba et surtout en Bolivie n’était pas une suite d’événements et d’anecdotes, mais une épreuve d’endurance que l’on pourrait presque qualifier de folie[11]. »

En France

Sur Allociné, qui recense 25 critiques presse, la première partie obtient une moyenne de 3,3⁄5[12]. Du côté des avis positifs, Caroline Vié de 20 Minutes trouve que le film « brosse un portrait à dimension humaine. Les scènes de combats dans la jungle sont aussi époustouflantes que les passages évoquant les doutes du guérillero. » Dans les Cahiers du cinéma, Eugénio Renzi écrit que « Soderbergh possède cet admirable schématisme qui consiste à simplement opposer deux tons, l'heureux et le dépressif ». Dans Le Parisien, Renaud Baronian remarque que le film est « un festival de scènes dignes des meilleurs films de guerre et de séquences de bravoure ». Jean Antoine Giliécrit dans Positif « malgré son caractère spectaculaire [...] le film est une œuvre intimiste[12]. »

Du côté des avis négatifs, Jean Roy de L'Humanité regrette que « nous avons étrangement à faire au portrait le plus plat qui soit ». Dans Télérama, Pierre Murat écrit que le film « n'est qu'un long essai sinistre, fait pour décourager tous les guérilleros éventuels d'entrer dans la lutte. » Serge Kaganski des Inrockuptibles regrette le résultat final « Alors que l'on attendait un Traffic puissance dix, un équivalent du double shot Mesrine dopé au savoir-faire indéniable du réalisateur d'Ocean's Eleven, on se retrouve avec un film de guérilla lambda sans envergure épique ou politique[12]. »

Box-office

Dans certains pays, comme les États-Unis, le film n'est pas sorti en deux parties. Cette version a récolté 1 778 287 USD de recettes mondiales dont 1 497 109 USD sur le sol américain[13].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau de la France France 547 445 entrées[14] 4
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
1 497 109 $ (version intégrale 257 minutes)[13] [15] 23
Alt=Image de la Terre Mondial 33 222 381 $[16] - -

Notes et références

  1. ↑ « Parental guide » ((en) guide parental), sur l'Internet Movie Database
  2. Secrets de tournage - Allociné
  3. ↑ (en) Two-Part Movie Che doesn't make Apologies for its Hero - Miami Herald.com
  4. ↑ « Filming & production » (tournage et production), sur l'Internet Movie Database
  5. ↑ (en) « Che: Part One », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le )
  6. ↑ (en) « Che », sur Metacritic (consulté le )
  7. ↑ (en) Scott Foundas, « AFI Fest: A to W », sur LA Weekly, (consulté le )
  8. ↑ (en) J Hoberman, « Steven Soderbergh's Che » [archive du ], sur Village Voice, (consulté le )
  9. ↑ (en) Claudia Puig, « Che loses battle to get to the root of a revolutionary », sur USA Today, (consulté le )
  10. ↑ (en) Anthony Lane, « Che's Way », sur The New Yorker, (consulté le )
  11. ↑ (en) Roger Ebert, « Che » [archive du ], sur Chicago Sun-Times, (consulté le )
  12. « Critiques presse Che, 1re partie : L'Argentin », sur Allociné (consulté le )
  13. (en) « Che », sur Box Office Mojo (consulté le )
  14. ↑ « Che, 1re partie : L'Argentin », sur JP box-office.com (consulté le )
  15. ↑ (en) « Che - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le )
  16. ↑ (en) « The Argentine (Che: Part One) », sur Box Office Mojo (consulté le )

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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