Chemin Tissié

Chemin Tissié
Situation
Coordonnées 43° 35′ 42″ nord, 1° 23′ 36″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Lardenne
Début no 130 avenue de Lardenne
Fin Rond-point Jean-Baptiste-Lespes
Morphologie
Longueur 577 m
Largeur entre 16 et 32 m
Odonymie
Nom actuel XIXe siècle
Histoire et patrimoine
Création avant le XIXe siècle
Lieux d'intérêt Château de Teynier
Boehringer Ingelheim
Notice
Archives 315556867249
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Chemin Tissié
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Chemin Tissié

Le chemin Tissié est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès

Description

Le chemin Tissié est une voie publique. Il se trouve dans le quartier de Lardenne.

Il naît perpendiculairement à l'avenue de Lardenne. Long de 577 mètres, il est orienté au nord. Il longe le complexe Château de Teynier, de Boehringer Ingelheim, et donne naissance, à main droite, à la rue Louis-Fouré-Labrot. Il passe ensuite, par une trémie, sous les voies ferrées de la ligne de Toulouse à Auch, puis sous le chemin Teynier. Il rencontre ensuite la rue de Saint-Lô et la rue de Sainte-Mère-Église, avant de se terminer au niveau du rond-point Jean-Baptiste-Lespes, qui se forme au carrefour de la rue de Bayeux et de la rue de Lisieux. Celle-ci prolonge le chemin Tissié au nord jusqu'à l'échangeur no 1 Ancely-Lardenne, sur l'autoroute A624.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Il n'existe pas d'aménagement cyclable.

Voies rencontrées

Le chemin Tissié rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Avenue de Lardenne
  2. Rue Louis-Fouré-Labrot (d)
  3. Rue de Saint-Lô (g)
  4. Rue de Sainte-Mère-Église (d)
  5. Impasse de Honfleur (g)
  6. Rond-point Jean-Baptiste-Lespes

Odonymie

L'origine du nom du chemin Tissié n'est pas connue. L'historien Pierre Salies, comme le géographe Jean Coppolani, propose d'y voir le nom du propriétaire d'une domaine agricole. Le chemin n'a, en tout cas, jamais porté d'autre nom depuis le XIXe siècle[1].

Histoire

Moyen Âge et période moderne

Époque contemporaine

En 1897, Emmanuel Leclainche, enseignant à l'École nationale vétérinaire de Toulouse, avait obtenu un sérum permettant d'immuniser les animaux contre le rouget du porc puis, en 1905, avec Henri Vallée, un sérum contre le charbon symptomatique. La production en est confiée à un nouvel établissement privé, l'Institut de sérothérapie de Toulouse (IST), fondé avec l'appui du ministère de l'Agriculture. Emmanuel Leclainche et Dominique Bimes acquièrent donc un immeuble dans le quartier des Chalets (actuel no 22 rue Dominique-Ingres), pour y installer leur laboratoire. L'IST se développe et occupe en 1908 la parcelle voisine (actuel no 24 rue Dominique-Ingres), où des écuries sont créées[2]. À partir de 1920, l'IST produit également un sérum polyvalent pour la vaccination des chevaux. L'année suivante, Dominique Bimes, Emmanuel Leclainche et Henri Vallée achètent le domaine de Teynier, afin de permettre le développement de l'IST.

Patrimoine et lieux d'intérêt

Château de Teynier - Boehringer Ingelheim

Un château est construit au milieu du XVIIIe siècle par la famille Paucheville. Il comprend alors un logis, des communs et un pigeonnier, ainsi que des terres labourables, des vignes et des prés. Avant 1783, le château et son domaine sont acquis par le marchand Jean-Louis de Teynier, ancien prieur de la bourse des marchands et capitoul[1]. En 1829, Joseph Teynier fait édifier l'orangerie.

En 1921, M. de Ville-Teynier vend le château et son domaine à l'Institut de sérothérapie de Toulouse (IST)[2]. Plusieurs bâtiments sont construits après 1947. En 1983, le groupe Rhône-Poulenc crée l'entreprise Rhône Mérieux, qui regroupe les activités vétérinaires de l'Institut Mérieux, de l'Institut de sérothérapie de Toulouse, de Specia et du Laboratoire Roger Bellon. En 1997, elle fusionne avec Merck & Co. pour former une coentreprise, Merial[3], rachetée en 2017 par l'entreprise allemande Boehringer Ingelheim.

Notes et références

  1. Salies 1989, vol. 2, p. 506.
  2. Cinquantenaire de l'Institut de sérothérapie de Toulouse, 1905-1955, impr. régionale, Toulouse, 1955.
  3. Christian Chaumerliac, « Frontline : made in Toulouse », La Dépêche du Midi, 29 juin 2005.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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