Cheta (groupe armé)

Un cheta (Albanais : çeta ; Aroumain: ceatã ; Bulgare: чета ; Grec: τσέτης ; Macédonien: чета ; Roumain: ceată ; Turc: çete ; Bosnien : četa, Serbe : чета ), au pluriel chetas, étaient des bandes armées irrégulières présentes tout au long du XIXe siècle et au tout début du XXe siècle dans l'Empire ottoman, en particulier en Anatolie et dans les Balkans.

Contexte et terminologie

À la fin de l'Empire ottoman, les rébellions armées devinrent fréquentes. Ces rébellions voyaient souvent des bandes armées irrégulières de rebelles, appelés četa, s'en prendre à l'armée ottomane. C'est un mot serbo-croate signifiant « troupe », d'origine proto-slave ; des mots apparentés existent dans la plupart des langues slaves[1].

Le chef des chetas slaves était généralement appelé voïvode. Les chefs des chetas grecs les désignaient comme kapetan ou kapetanios. Les membres des chetas étaient généralement appelés « chetniks », bien que les membres des chetas bulgares fussent connus sous le nom de Komitadjis, tandis que les membres des chetas grecs étaient appelés Armatoles, Klepht, Andartes ou Makedonomachoi (à l'époque de la lutte macédonienne)[2],[3].

Événements notables

Durant la lutte macédonienne de 1893 à 1912, des chetas de Bulgares[4],[5], de Grecs, de Serbes, d'Aroumains et d'Albanais s'affrontèrent et combattirent l'armée ottomane, rivalisant pour la domination idéologique et ethnique du territoire. À cette époque, la répression ottomane de plus en plus sévère laissait entrevoir une réforme et une réconciliation de l'État ottoman avec les différents groupes nationalistes de moins en moins probables[6],[7].

Les chetas musulman étaient actif en asie mineur après la première guerre mondiale. Ils étaient connus pour leurs attaques contre les chrétiens orthodoxes Arméniens, Grecs et Assyriens pendant les génocides Ottomans de 1913 à 1924.

Galerie

Voir aussi

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cheta (armed group) » (voir la liste des auteurs).
  1. « Reconstruction:Proto-Slavic/četa »,
  2. The war correspondence of Leon Trotsky: The Balkan Wars 1912-13, Author: Leon Trotsky, Publisher Resistance Books, 1980, p. 227., (ISBN 0-909196-08-7)
  3. Handan Nezir-Akmese: The Birth of Modern Turkey. The Ottoman Military and the March to WWI, I.B.Tauris, 2005, (ISBN 1850437971), p. 52.
  4. "The IMARO activists saw the future autonomous Macedonia as a multinational polity, and did not pursue the self-determination of Macedonian Slavs as a separate ethnicity. Therefore, Macedonian was an umbrella term covering Bulgarians, Turks, Greeks, Vlachs, Albanians, Serbs, Jews, and so on." Historical Dictionary of Macedonia, Historical Dictionaries of Europe, Dimitar Bechev, Scarecrow Press, 2009, (ISBN 0810862956), "Introduction".
  5. The political and military leaders of the Slavs of Macedonia at the turn of the century seem not to have heard the call for a separate Macedonian national identity; they continued to identify themselves in a national sense as Bulgarians rather than Macedonians.[...] (They) never seem to have doubted "the predominantly Bulgarian character of the population of Macedonia". The Macedonian conflict: ethnic nationalism in a transnational world, Princeton University Press, Danforth, Loring M. 1997, (ISBN 0691043566), p. 64.
  6. (ro) « Vulturii Pindului – 13. Luptele fârșeroților cu antarții » [archive du ], Armatolii
  7. The establishment of the Balkan national states, 1804-1920, Volume 8 from A History of East Central Europe, Barbara Jelavich, University of Washington Press, 1986, p. 135., (ISBN 0-295-96413-8)
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