Chevalier aboyeur
Tringa nebularia
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Charadriiformes |
| Famille | Scolopacidae |
| Genre | Tringa |
Répartition géographique
- Présence en période de nidification.
- Présence en période d'hivernage.
- Présence en période de migration.
- Présence d'égarés.
Le Chevalier aboyeur (Tringa nebularia) est une espèce d'oiseaux Charadriiformes de la famille des Scolopacidae. C'est un limicole qui niche en Eurasie. Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[1], c'est une espèce monotypique (non subdivisée en sous-espèces).
Description
_Bahrain.jpg)
Cet oiseau mesure 30 à 35 cm de longueur pour une masse de 150 à 260. C’est le chevalier le plus grand des six espèces du genre Tringa qui côtoient l’Europe. En été, le ventre et l’intérieur du cou sont blancs, les parties supérieures (dos et cou) sont de couleur gris cendré, présentant des motifs en formes de stries ou d’écailles. Le gris va en s’éclaircissant pour donner une couleur gris pâle au dessus de la tête. Son bec est gris sombre, légèrement arqué vers le haut. Le plumage internuptial (hiver) est proche, bien que l’on n’observe plus la présence de raies grises proches des parties internes du cou et du ventre. On n’observe pas de dimorphisme sexuel sensible. Les juvéniles possèdent un plumage proche de celui des adultes en période internuptiale. En vol, les parties supérieures extérieures des ailes sont gris sombre, les parties intérieures gris clair. Près de la queue, on observe une tâche blanche remontant en pointe vers le dos. Le Chevalier aboyeur ressemble à plusieurs autres chevaliers, mais c’est avec le Chevalier stagnatile (Tringa stagnatilis) qu’on peut le confondre le plus souvent. Possédant un plumage équivalent, il est de taille inférieure, possède un bec plus fin et un cri plus aigu.
Répartition
Le Chevalier aboyeur niche dans les régions froides d'Europe, essentiellement en Écosse, en Scandinavie et en Sibérie. L'hiver, certaines populations migrent jusqu'aux côtes de la Bretagne. Il se déplace jusqu’en Afrique (par exemple en Tunisie, dans la zone Ramsar des barrages de Ghdir el Goulla et Monaguia au Sud de Tunis)[2], au Japon ou même en Australie pour passer l’hiver.
Habitat
Le Chevalier aboyeur se rencontre aux abords des zones humides et des littoraux d’Europe. Il est présent sur la majorité du littoral atlantique français. Pendant son temps d’hivernage, on le trouve dans les mangroves, les marais salants les récifs coralliens, vasières et rizières ou encore dans les lagunes.
Comportement
Le Chevalier aboyeur vit seul ou en petits groupes. Il est plutôt solitaire en dehors de la période de reproduction ; cependant de nombreux individus se trouvent souvent regroupés au niveau des zones où ils ont plus de facilité pour se nourrir.
Reproduction

Le Chevalier aboyeur niche principalement dans les zones polaires d’Eurasie (taïga et toundra). Il affectionne les milieux plutôt ouverts et humides, l’eau lui étant nécessaire pour son alimentation. En période de reproduction, le Chevalier aboyeur est territorial. Il est également monogame. Après l'accouplement, la femelle pond 4 œufs brun clair mouchetés qu'elle couve durant 30 jours. Les poussins sont aptes à voler un mois après éclosion. Les individus atteignant l'âge adulte vivent entre 10 et 20 ans.
Régime alimentaire
Cet oiseau se nourrit de petits animaux aquatiques, comme des crustacés (gammares, crevettes), qu'il trouve dans la vase et dans les zones d'eau peu profondes grâce à son long bec fin. Il consomme également des insectes (coléoptères, lépidoptères, diptères) et des vers.
Cri
Son cri ressemble au jappement d'un chiot, d'où son nom « aboyeur ».
Références
- ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
- ↑ Ministère de l'Agriculture, « Ramsar Site no. 2101 Fiche descriptive sur les zones humides Ramsar (FDR) », (consulté le ).
Voir aussi
Bibliographie
- (de) U. N. Glutz von Blotzheim, K. M. Bauer et E. Bezzel, Handbuch der Vögel Mitteleuropas, vol. 7 : Charadriiformes (2. Teil), Wiesbaden, Akademische Verlagsgesellschaft, , 896 p..
- O. Girard, « La migration des limicoles en France métropolitaine à partir d’une analyse bibliographique. », Alauda, vol. 60, no 1, , p. 13-33.
- (en) M. Hancock, D. Gibbons et P. S. Thompson, « The status of breeding Greenshak in the United Kingdom in 1995. », Bird Study, vol. 44, , p. 290-302.
- (en) Peter Hayman, John Marchant et Tony Prater, Shorebirds: an identification guide to the waders of the world, Boston, Houghton Mifflin Company, , 412 p. (ISBN 0-395-37903-2, lire en ligne
), p. 325-326 & planche 55 p. 146-147. - (en) J. van Gils et P. Wiersma, « Family Scolopacidae (Sandpipers, Snipes and Phalaropes) », dans Josep del Hoyo, Andrew Elliott et Jordi Sargatal, Handbook of the Birds of the World, vol. 3 : Hoatzin to Auks, Barcelone, Lynx edicions, , 821 p. (ISBN 978-84-87334-20-7, lire en ligne
), p. 510 & planche 43 p. 508. - Rob Hume, Guilhem Lesaffre et Marc Duquet, Oiseaux de France et d’Europe, Larousse, , 448 p. (ISBN 2-03-560311-0).
- (en) Desmond Nethersole-Thompson et Maimie Nethersole-Thompson, Greenshanks., Berkhamsted, T & AD Poyser, .
- Roger T. Peterson, Guy Mounfort, Philippe A. D. Hollom et Paul Géroudet (trad. de l'anglais par Jacques Bosser), Guide des oiseaux d’Europe, Delachaux & Niestlé, , 534 p. (ISBN 978-2603019467).
- (en) D. A. Ratcliffe, « The breeding habitat of the Greenshank in Scotland. », dans Desmond Nethersole-Thompson et Maimie Nethersole-Thompson, Greenshanks., Berkhamsted, T & AD Poyser, .
Liens externes
- (en) Animal Diversity Web : Tringa nebularia (consulté le )
- (fr + en) Avibase : Tringa nebularia (Gunnerus, JE 1767) (+ répartition) (consulté le )
- (en) BioLib : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Tringa nebularia (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )
- (en) Congrès ornithologique international : Tringa nebularia dans l'ordre Charadriiformes (consulté le )
- (fr) eBird : Tringa nebularia (consulté le )
- (fr + en) EOL : Tringa nebularia (Gunnerus 1767) (consulté le )
- (en) Fauna Europaea : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (fr) INPN : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (TAXREF)
- (en) IRMNG : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (fr + en) ITIS : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (en) NCBI : Tringa nebularia (taxons inclus) (consulté le )
- Oiseaux.net : Tringa nebularia (+ répartition) (consulté le )
- (en) Paleobiology Database : Tringa nebularia Gunnerus 1767 (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Tringa nebularia (consulté le )
- (en) WoRMS : espèce Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) (consulté le )
- (en) « Tringa nebularia (Gunnerus, 1767) », sur xeno-canto.org (consulté le )
- (en) Zoonomen Nomenclature Resource (Alan P. Peterson) : Tringa nebularia dans Charadriiformes (consulté le )
- Portail de l'ornithologie

