Chevaliers de l'arquebuse

Chevaliers de l'arquebuse
Armoiries des chevaliers de l'arquebuse. Jules Gauthier, Statuts, insigne et armoiries des corporations d'arts & métiers et des confréries militaires de Franche-Comté (XVe-XVIIIe siècle), 1885, p.I
Histoire
Fondation
28 janvier 1773
Dissolution
19 décembre 1790
Cadre
Zone d'activité
Besançon
Type
Confrérie militaire
Siège

Les chevaliers de l'arquebuse est le nom d'une confrérie militaire de Besançon, née le 28 janvier 1773, de la fusion des francs-archers, arbalétriers et arquebusiers. Elle disparait, le 19 décembre 1790, dans le contexte révolutionnaire.

Différentes appellations

Cette confrérie est abordée dans les différents ouvrages qui la traitent, sous des noms qui diffèrent parfois. Ainsi on peut la trouver également nommée :

  • Société du noble jeu de l'arquebuse
  • Confrérie des arquebusiers

Historique

L'organisation nait le 28 janvier 1773, de la fusion des corporations de l'arquebuse de l’arbalète et de l'arc. D'après l'historien Jules Gauthier, elle a vraisemblablement « [...] de bonne heure absorbée la compagnie des Couleuvriniers [...] ».

Bien que leurs statuts respectifs remontent à 1530[1], elles sont toutes beaucoup plus anciennes[2]. On peut remonter la trace des Francs-Archers jusqu'au XIVe siècle. En 1336[3].

Peu après la Révolution, le 23 juillet 1789, la confrérie unifiée se range sous l'autorité du colonel Louis Marie de Narbonne-Lara, acquit aux idées nouvelles[4]. Elle s’auto-dissout, après près de 18 ans d'existence, le 19 décembre 1790[5].

Statue de Sainte-Barbe. Cathédrale Saint-Jean de Besançon.

Organisation

Originellement divisée en trois « jeux » : arc, arbalète et arquebuse, la fusion des trois corporations, en 1773, rend obligatoire de maitriser les trois disciplines[1]. Toutefois, elle demeure dirigée par trois capitaines[6].

Au XVIIIe siècle, la confrérie se situe aux Cordeliers, actuel lycée Louis Pasteur[1]. Elle honore Barbe d'Héliopolis, dite Sainte-Barbe[7],[8],[note 1]et célèbre la messe à l'église Saint-Pierre[7].

Ses membres pratiquent le tir à l'oiseau ou " Papegay ", d'abord à Chamars, puis à partir du 1er juillet 1776, sur un terrain près de l'ancienne porte de Charmont[6].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Dans leur statut de 1608, les Francs-Archers était sous le patronage de Saint-Sebastien. Perron 1867, p. 273-274

Références

  1. Jules Gauthier, Statuts, insigne et armoiries des corporations d'arts & métiers et des confréries militaires de Franche-Comté : (XVe-XVIIIe siècle), (lire en ligne), « Chevaliers de l'arquebuse (Arbalétriers) », p. 6-7.
  2. ↑ Perron 1867, p. 273-274.
  3. ↑ Perron 1867, p. 277-279.
  4. ↑ Perron 1867, p. 280.
  5. ↑ Perron 1867, p. 281.
  6. Four 1956, p. 133.
  7. Gaston Coindre, Mon vieux Besançon (lire en ligne), « Rue de l'Arbalète », p. 405-406
  8. ↑ Jean-Marie Suchet, « Les Anciennes corporations d'arts et de métiers à Besançon », dans Nicolas François et Louis Besson, Annales franc-comtoises, vol. V, (lire en ligne), p. 186.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

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