Chichi (film)
| Titre original |
父 Chichi |
|---|---|
| Réalisation | Keisuke Kinoshita |
| Scénario | Keisuke Kinoshita |
| Musique | Chūji Kinoshita (ja) |
| Acteurs principaux |
Eiji Bandō Kiwako Taichi Yōko Moriguchi (en) |
| Sociétés de production | Shōchiku, Big Bang, Kinema Tokyo |
| Pays de production |
|
| Genre | comédie |
| Durée | 74 min |
| Sortie | 1988 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Chichi (父, Chichi) (litt. Père) est un film japonais de Keisuke Kinoshita, sorti en 1988. Il s'agit de son cinquantième et dernier film.
Synopsis
À Kagoshima, un père fantasque enchaîne les projets voués à l’échec, oscillant entre rêves de grandeur et débâcles humiliantes. Incapable de mener quoi que ce soit à terme, y compris son propre divorce (il appose le tampon à l'envers), il abandonne régulièrement son fils qui grandit, élevé avec patience par sa mère et sa grand-mère tenace.
Alors que le fils s’apprête à entrer à l’université, il observe avec une distance amusée ce père qu’il aime sans l’admirer. Entre deux voyages absurdes — du Japon au Brésil, en passant par Hawaï — le père reste en marge, mais tente maladroitement de maintenir un lien, multipliant les gestes ratés, les éclats déplacés et les illusions, nourri par sa nostalgie des chansons de Kagoshima. Sous l’ombre du volcan Sakurajima, leurs retrouvailles épisodiques dessinent le portrait d’un lien fragile entre affection et désillusion.
Fiche technique
Ces informations proviennent, de la fiche Wikipedia japonaise, de la base IMDb[1] et de la base de données japonaise NFAJ[2].
- Titre : Chichi
- Titre original : 父 (Chichi)
- Titre anglais : Father
- Réalisation : Keisuke Kinoshita
- Scénario : Keisuke Kinoshita
- d'après l'essai « Père » de Yutaka Makimura (牧村 裕)
- Assistants à la réalisation : Katsuhide Motoki, Kōji Yokobori, Keiji Nagao, Shingo Matsubara
- Photographie :Kōzō Okazaki
- Montage : Yoshi Sugihara
- Direction artistique : Tatsuo Hamada
- Musique : Chūji Kinoshita (ja)
- Production : Nobuyoshi Ōtani, Junji Shizuma, Matsuo Takahashi
- Sociétés de production : Shōchiku, Big Bang Company Ltd, Kinema Tokyo Company Ltd
- Pays d'origine :
Japon - Langue originale : japonais
- Format : couleur — format panavision 2,35:1 — 35 mm — son mono
- Genre : comédie
- Durée : 74 minutes
- Date de sortie :
- Japon :
Distribution
- Eiji Bandō : Kikutarō Higurashi
- Kiwako Taichi : Yae Higurashi
- Makoto Nonomura (ja) : Daijiro Higurashi
- Kin Sugai : Matsu Higurashi
- Yuko Saitō (ja) : Mie
- Yōko Moriguchi (en) : Akiko
- Charles Boyd : Charles (le chanteur brésilien)
- Midori Tamai (ja) : Sumi Higurashi
- Ryōko Mizuki : la tante de Kikutarō
- Masao Imafuku (ja) : l'oncle de Kikutarō
- Daigo Kusano (ja) : Kojirō
- Susumu Miyao (ja) : le beau-frère de Kōjirō
- Bundō Soganoya (ja) : le professeur de musique de Charles
- Kogan Ashiya (ja) : Kawana
Remarques
Kinoshita s'est tourné vers la télévision dès les années 1970. Il déclarait en mai 1977 à Audie Bock, qui regrettait sa disparition au profit du petit écran, être presque entièrement absorbé par la production télévisuelle : "J'ai encore trop d'idées de films, et si je devais travailler pour le cinéma, je ne pourrais en réaliser qu'un par an au maximum, compte tenu du contexte économique actuel. Faire des longs métrages aujourd'hui exige trop de compromis avec les financiers qui exigent des garanties – et bien sûr, je ne suis pas doué pour les compromis. Bien sûr, je préférerais faire des longs métrages mais à la télévision, je peux faire ce que je veux, et en grande quantité[3]."
Autour du film
- Le film est issu d'un appel à contributions en deux volets consacrés aux figures du père et de la mère. Le volet « Père », réalisé par Keisuke Kinoshita, et le volet « Mère », Haha (母)[4] réalisé par Zenzō Matsuyama, sont sortis ensemble en double programme.
- La chanson populaire Kagoshima Ohara-bushi (ja) rythme le film. Cet air traditionnel[5], que le père entonne à la moindre satisfaction, évoque les paysages de la région — les fleurs de Kirishima, le tabac de Kokubu, le Sakurajima en éruption — mais aussi les sentiments d'attente et d'inquiétude liés aux séparations, entre départs incertains et retours tardifs, faisant écho à la relation discontinue entre le père et sa famille.
- On peut noter des similitudes entre Kikutarō — que sa mère appelle simplement « Tarō » — et Torajirō Kuruma, dit Tora-san (寅さん), le héros de la saga C'est dur d'être un homme. Par ailleurs, le nom de famille de Kikutarō, Higurashi (日暮), évoque le crépuscule, ce qu'il regrette, préférant y voir l'aube.
- Le film s'ouvre sur une campagne électorale où le candidat, Kikutarō, propose un parapluie pour se protéger des cendres du volcan Sakurajima, et se clôt sur le grand festival d'Ohara (O hara matsuri (ja) de Kagoshima du 3 novembre. Les génériques de début et de fin sont accompagnés d'une musique de Chūji Kinoshita (ja) aux accents du Boléro de Ravel.
Notes et références
- ↑ « Chichi (1988) », sur www.imdb.com (consulté le ).
- ↑ « [NFAJ] 父, Chichi (1988) », sur nfad.nfaj.go.jp (consulté le ).
- ↑ Audie Bock, Japanese film directors, New York : Published for the Japan Society by Kodansha International, (ISBN 978-0-87011-304-8, lire en ligne), p. 205
- ↑ « Haha (1988) », sur www.imdb.com (consulté le ).
- ↑ (en) « Michiyakko - 鹿児島小原良節 (Kagoshima-ohara-bushi) (English translation) », sur lyricstranslate.com (consulté le ).
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
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