Chika Sagawa

Chika Sagawa
Chika Sagawa.
Biographie
Naissance
Décès
(à 24 ans)
Tokyo
Nom dans la langue maternelle
左川ちか
Nationalité
Activités

Aiko Kawasaki (1911-1936), également connue sous le nom de Chika Sagawa (左川 ちか, Sagawa Chika), est une poétesse d'avant-garde japonaise.

Biographie

Aiko Kawasaki naît en 1911 à Kurokawa, un village du bourg de Yoichi, sur l'île japonaise de Hokkaido[1],[2].

Elle commence des études pour devenir professeure d'anglais avant de déménager à Tokyo à l'âge de dix-sept ans pour rejoindre son frère, Kawasaki Noboru, qui était déjà reconnu dans les cercles littéraires. Ils deviennent membres du Club d'Arcueil (Arukuiyu no kurabu, アルクイユ・クラブ), un groupe littéraire moderniste centré sur Katsue Kitazono[3] qui défend son travail[4].

Aiko Kawasaki adopte le pseudonyme Chika Sagawa, à partir des caractères signifiant gauche et rivière, une allusion probable à la rive gauche de la Seine[4].

Sa première publication est une traduction de l'écrivain hongrois Ferenc Molnár, tandis que son premier poème, Konchu (Insectes), parait l'année suivante. Dans ses traductions, elle privilégie les poètes reconnus, mais ses propres poèmes sont influencés par le surréalisme[5]. Une autre source cite Aoi Uma (Le Cheval bleu) comme le premier poème de Sagawa, paru en août 1930[6].

Les poèmes de Sagawa ont été publiés dans la revue Madame Blanche de l'Arcueil Club. Elle collabore à la revue Shi to Shiron (Poésie et Poétique), une initiative éditoriale destinée aux poètes d'avant-garde japonais regroupés sous le nom d'esprit nouveau[4]. Ses traductions de James Joyce, Virginia Woolf et d'autres écrivains européens contemporains sont publiées dans ces revues, ainsi que dans Bungei Rebyû (Revue Littéraire)[6].

Chika Sagawa développe un cancer de l'estomac en 1935 et meurt en , à l'âge de 24 ans[5].

Notes et références

Notes

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Chika Sagawa » (voir la liste des auteurs).

Références

  1. (ja) « 余市町でおこったこんな話「その203 左川ちか」 », sur www.town.yoichi.hokkaido.jp, 余市町 (consulté le )
  2. (ja) 島田龍, « 左川ちか年譜稿 », 立命館大学, vol. 122,‎ , p. 101-200 (DOI 10.34382/00012905)
  3. John Solt, Shredding the Tapestry of Meaning: The Poetry and Poetics of Kitasono Katue (1902–1978), Harvard Univ Asia Center, (ISBN 978-0-674-80733-4, lire en ligne), p. 96
  4. Adrienne Raphel, « The Startling Poetry of a Nearly Forgotten Japanese Modernist », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  5. Hiroaki Sato, Japanese Women Poets: An Anthology: An Anthology, Taylor & Francis, (ISBN 978-1-317-46696-3, lire en ligne), p. 474
  6. Toyomi Arai, « Spontaneity and a strange sense of freedom: Early modernist women poets and Kitasono Katue », Gendaishi tech (Contemporary Poetry Notebook), vol. 45,‎ (lire en ligne)

Liens externes

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