Chrysina limbata
Chrysina limbata est une espèce de scarabées que l'on trouve uniquement dans les forêts de moyenne altitude du Costa Rica et de l'ouest du Panama[1],[2]. Elle est remarquable par sa couleur argentée métallique et réfléchissante[1].
Taxonomie
Chrysina limbata a été décrite en 1894 par les zoologistes Walter Rothschild et Karl Jordan, initialement sous le protonyme Plusiotis limbata – Plusiotis étant un synonyme de Chrysina. C. limbata appartient à la super-famille des Scarabaeoidea, à la famille des Scarabaeidae, à la sous-famille des Rutelinae et à la tribu des Rutelini[3].
Description
Adulte, Chrysina limbata mesure entre 24 et 29 mm[1]. Son aspect métallique argenté réfléchissant est obtenu par interférence en couches minces au sein de la chitine. Ces couches de chitine sont modulées en épaisseur (en couches d'épaisseurs différentes), forment une multicouche complexe à mesure que l'épaisseur diminue ; la longueur du trajet optique varie donc en fonction de l'épaisseur. Chaque couche modulée est caractérisée par une longueur d'onde différente. La multicouche présente sur C. limbata réfléchit près de 97 % de la lumière dans le spectre visible[4],[5].
Le physicien William E. Vargas pense que l'aspect métallique pourrait apparaître comme des gouttes d'eau, apparaissant comme un simple point lumineux pour les prédateurs. Dans la forêt tropicale du Costa Rica, au niveau du sol où vit C. limbata, l'eau est suspendue aux feuilles tombées à terre. La lumière réfractée dans différentes directions permettrait aux coléoptères métalliques de tromper leurs prédateurs[6].
Biologie
Seul le stade adulte du scarabée Chrysina limbata est connu ; ses stades immatures sont totalement inconnus[1]. Comme tous les coléoptères, les scarabées subissent une métamorphose. Leur cycle de vie commence lorsque la femelle pond un œuf, qui se développe en larve en forme de C, qui deviendra un adulte. Les scarabées pondent leurs œufs dans le sol ou dans des matières en décomposition. Les larves se nourrissent de racines de plantes ou de matières en décomposition[7].
Notes et références
- M.D. Barria, A Monographic Revision of The Jewel Scarabs Genus Chrysina from Panama, Colombia, and Ecuador (Coleoptera: Scarabaeidae: Rutelinae: Rutelini), Zea Books, University of Nebraska-Lincoln Libraries, , 49–51, 76 (ISBN 978-1-60962-286-2, DOI 10.32873/unl.dc.zea.1345)
- ↑ « Chrysina limbata (Rothschild & Jordan) », sur Generic Guide to New World Scarab Beetles, University of Nebraska-Lincoln State Museum - Division of Entomology (consulté le )
- ↑ Walter Rothschild et Karl Jordan, « Novitates zoologicae : a journal of zoology in connection with the Tring Museum », Novitates Zoologicae, vol. 1, no 1, , p. 505 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Viktoria Greanya, Bioinspired Photonics: Optical Structures and Systems Inspired by Nature, Boca Raton, CRC Press, , 46–49 p. (ISBN 978-1466504028, lire en ligne [archive du ])
- ↑ Cristian Campos-Fernández, Daniel E. Azofeifa, Marcela Hernández-Jiménez, Adams Ruiz-Ruiz et William E. Vargas, « Visible light reflection spectra from cuticle layered materials », Optical Materials Express, vol. 1, no 1, , p. 85 (DOI 10.1364/OME.1.000085, Bibcode 2011OMExp...1...85C, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Optical Society of America, « Beetle bling: Researchers discover optical secrets of 'metallic' beetles », Science Daily, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ Debbie Hadley, « Discover Scarab Beetles and Family Scarabaeidae » [archive du ], sur ThoughtCo (consulté le )
Liens externes
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