Chutes du Niagara en hiver

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| Fondation | |
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| Matériau | |
| Hauteur |
1,38 m |
| Largeur |
2,1 m |
Chutes du Niagara en hiver – ou La Grande Cataracte du Niagara (Amérique). Effet d’hiver – est une peinture à l’huile sur toile réalisée en 1857 par le peintre français Hippolyte Sebron. L’œuvre représente les chutes du Niagara en hiver et est conservée au musée des Beaux-Arts de Rouen[1].
Description
Le tableau, de grandes dimensions (137,5 × 212 cm)[2], représente un paysage nord-américain dominé par la cataracte du Niagara, située dans l’État de New York. La scène se déroule en hiver, comme l’indique la présence de neige, de rochers glacés et de sapins enneigés.
Au premier plan apparaissent plusieurs figures humaines, dont un Indien d’Amérique du Nord, un chasseur et des constructions, suggérant une vision romantique et pittoresque du continent américain. Des mouettes survolent la scène, accentuant l’impression de mouvement et de grandeur naturelle. L’ensemble illustre la fascination du XIXe siècle pour les paysages sauvages et spectaculaires du Nouveau Monde.
L’œuvre est signée et datée en bas à droite sur un rocher : Hte SEBRON. 1857.
Contexte historique et artistique
Le tableau est réalisé au cours du troisième quart du XIXe siècle, une période marquée par l’essor du paysagisme romantique et par l’intérêt croissant des artistes européens pour les paysages américains. Hippolyte Sebron s’inscrit dans cette tradition en représentant un site emblématique des États-Unis, symbole de puissance naturelle et d’exotisme.
Présentée au Salon des artistes français de 1857 (no 2434), l’œuvre témoigne de la reconnaissance officielle de l’artiste et de l’attrait du public français pour ce type de sujet.
Entre 1849, fort d'une renommée désormais internationale, Sebron part pour un voyage de six ans en Amérique du Nord. Il va alors parcourir plusieurs États des États-Unis et le Canada, dans un voyage qu'il considère comme « le plus complet que jamais un artiste ait accompli dans ce pays ». Il visite entre autres New York et la Louisiane. Les toiles principales sont Une grande vue du Niagara (1850) achetée à New York pour Lord Carlisle en Angleterre, une Vue du port de la Nouvelle Orléans (1851) envoyée à l'exposition de 1853, et cette Vue de la grande cataracte du Niagara l'hiver que l’artiste a légué au musée de Rouen à sa mort en 1879[3],[4].
Notes et références
- ↑ « Chutes du Niagara en hiver », sur musée des Beaux-Arts de Rouen
- ↑ https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/07290022243
- ↑ « Conseil municipal », Journal de Rouen, , p. 2 col. 4 (lire en ligne)
- ↑ Laure Dalon, Musée des beaux arts de Rouen - Guide des collections, SilvanaEditoriale, (ISBN 9788836640058), p. 233.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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