Château de la Souque

Château de la Souque
Image illustrative de l’article Château de la Souque
Carte postale du château
Période ou style Style Louis XIII
Style Louis XIV
Début construction 1880
Fin construction 1884
Propriétaire initial Famille d'André
Propriétaire actuel Famille Saint-Cric
Coordonnées 43° 48′ 25″ nord, 1° 42′ 23″ est
Pays Drapeau de la France France
Ancienne province Drapeau du Languedoc Languedoc
Région Occitanie
Département Tarn
Commune Coufouleux
Géolocalisation sur la carte : Tarn
(Voir situation sur carte : Tarn)
Château de la Souque
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
(Voir situation sur carte : région Occitanie)
Château de la Souque
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de la Souque

Le château de la Souque est un château situé à Coufouleux, dans le Tarn (France).

Historique

Carte postale

Le château de la Souque est construit à la fin du XIXe siècle, entre 1881 et 1884[1], par le baron Arnaud d'André.

L'architecte parisien Parent s'inspire du style Louis XIII. A la demande du baron d'André, il associe aux briques roses locales, des pierres blanches témoins de l'attachement familial à la région picarde.

Au début du XXe siècle, une aile supplémentaire est ajoutée. Anne, unique fille du baron et de la baronne d'André, épousera Luis comte de Carné-Marcein. Ils auront trois enfants, dont la dernière Guyonne épousera Hervé Le Rouge comte de Guerdavid en 1946. Hervé de Guerdavid, élu pendant près de 50 ans, Maire de Couffouleux et conseiller général du Tarn, revendra cette propriété en 1971, à Philippe Clermont. Elle sera à nouveau vendue par la suite à Robert Jammes de 1983 à 1989, puis à Christian Hess jusqu'en 1997.

Le , alors qu'il appartient à la famille Saint-Cric, le château de La Souque est ravagé par un incendie, qui détruit toute la toiture[1]. Des restaurations ont lieu, remplaçant les ardoises par du zinc. L'ensemble des ornements et décors intérieurs sont malheureusement entièrement détruits. Seule la chapelle intérieur sainte Anne, en honneur à la comtesse de Carné-Marcein, est épargnée[source secondaire nécessaire].

Le château

Le hall

Le château de la Souque est un édifice de style Louis XIII construit en bordure du Tarn. Il est conçu dans un mélange de brique et de pierre, avec une toiture en ardoise. Il se présente sous la forme d'un corps de logis central, flanqué de deux pavillons. Le pavillon ouest se compose d'une seule large travée, tandis que celui à l'est s'étend sur trois travées. Le corps de logis est organisé en sept travées, avec une travée centrale en saillie, et s'élevant sur trois étages, là où le reste de l'édifice ne s'élève que sur deux étages. De plus, on trouve un soubassement et un étage sous combles, ouvert par une alternance de lucarnes triangulaires et de petites lucarnes arrondies.

La façade présente une belle animation, avec de nombreux bandeaux et corniches, ainsi que des fenêtres à balustrades sculptées au rez-de-chaussée. Les ouvertures sont encadrées par une alternance de carrés en pierre et en brique, tandis que l'édifice en lui-même est fait de brique. Pour finir, la travée centrale est rehaussée par un fronton orné de forme triangulaire surmontant la porte d'entrée, à laquelle on accède par un double-perron[2].

Le rez-de-chaussée contenait 3 salons (dits salons blanc (pour l'été), rouge et bleu), une bibliothèque-salle de billard ainsi qu'une grande salle à manger[3].[source détournée]

La Famille d'André

Nobles originaires du toulousain, les d'André apparaissent à Buzet au XVIe siècle, et s'enrichissent dans le commerce du pastel. Ils descendent de Capitoul de Toulouse.

Leur blason est « D'or au sautoir de gueules. »[4].

Jacques d'André, capitoul toulousain


Une branche des d'André s'installe à Rabastens-sur-Tarn au XVIIIe à l'occasion du mariage de Gabriel d'André et de Marie-Anne de Falguières, fille du baron et de la baronne de Falguières, vieille et illustre famille de cette ville.

Au début du XIXe siècle, Jean Pierre Joseph d'André épouse Anne Marie Claire de Falguière. Ils eurent un fils, Jean Marie Armand d'André, né à Rabastens en 1804, qui embrassa la carrière de diplomate et devint, à l'âge de 24 ans, baron d'André (grâce aux relations de sa mère dans les milieux proches du roi Charles X). Celui-ci se marie en 1845 avec Charlotte Boullet de Varennes, filles de Charles, pair de France et premier président de la Cour d'Amiens. De cette union naquirent 3 enfants, Virginie en 1848, Arnaud en 1851, puis Charlotte fin 1853. Fin 1857, la baronne décède d'un coup de froid contracté en Hollande où Armand y est en tant qu'Ambassadeur de France, Ministre plénipotentiaire. En 1859, le baron regagne la France avec ses enfants et leur préceptrice. Il demande sa disponibilité pour s'occuper de l'éducation de ses enfants. Il fut rappelé aux affaires et, de 1862 à 1866, occupa le poste de chef de cabinet du Ministre des affaires étrangères, Mr Drouyn de Lhuys. Il prit sa retraite à 62 ans.

Son fils Arnaud, baron d'André, deuxième du nom, se lança dans la carrière diplomatique en 1872. Fréquentant la haute société parisienne, Armand d'André tissera de nombreux liens avec de nombreux écrivains et artistes. Excellent violoniste, il exercera son art avec Franz Liszt. Il avait également conservé des propriétés dans le Rabastinois, des biens hérités de sa mère et n'oubliera jamais ses origines. il permettra ainsi par son influence la restauration notamment des remarquables et uniques fresques de l'église Notre Dame du Bourg à Rabastens.

Arnaud d'André épousa en 1878 Louise Marie-Joséphine Aubé de Bracquemont. De leur union, naquit Anne. Arnaud et Louise venaient fréquemment à Rabastens. Le jeune couple décida de s'installer définitivement dans les terres tarnaises de l'ancien diplomate, qui s'éteignit le , à l'âge de 76 ans. A cette époque, son fils et sa belle-fille habitaient l'immeuble du quai des Escoussières, à Rabastens. A la suite de la disparition de son père, Arnaud d'André abandonna la carrière diplomatique et. fit construire le château de la Souque à Couffouleux[5].

Références

  1. « Le château de la Souque victime d'un incendie », sur ladepeche.fr (consulté le )
  2. ↑ Philippe Cros, Châteaux, manoirs et logis, le Tarn
  3. ↑ Florence Gherchanoc, « Index des sources », dans L'Oïkos en fête, Éditions de la Sorbonne, , 245–253 p. (ISBN 978-2-85944-690-1, lire en ligne)
  4. ↑ A. Brémond, Nobiliaire toulousain : inventaire général des titres probants de noblesse,, t. I (lire en ligne), p. 22
  5. ↑ « Famille André ou d'André », sur pays-saint-ponais.fr (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

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