Cláudio Castro

Cláudio Bomfim de Castro e Silva
Fonctions
Gouverneur de l'État de Rio de Janeiro
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Cláudio Bomfim de Castro e Silva
Gouverneur de l'État de Rio de Janeiro
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Vice-gouverneur de l'État de Rio de Janeiro
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Biographie
Naissance
Nom de naissance
Cláudio Bomfim de Castro e Silva
Nationalité
Activité
Conjoint
Analine Castro (d)
Autres informations
Parti politique
Site web

Cláudio Bomfim de Castro e Silva (né le ) est un avocat et homme politique brésilien, gouverneur de l'État de Rio de Janeiro de 2021 à 2026. Membre du Parti social-chrétien (PSC), il a auparavant exercé la fonction de vice-gouverneur aux côtés de Wilson Witzel[1]. Il accède au poste de gouverneur à la suite de la destitution de ce dernier pour corruption[2].

Il est lui-même condamné en à huit ans d’inéligibilité pour « abus de pouvoir politique et économique » par le Tribunal supérieur électoral (TSE)[3].

Biographie

Il s'installe à Rio de Janeiro durant son enfance. En 2005, il obtient une licence en droit à l'université fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ). Marié, il est père de deux enfants. Castro est également chanteur et musicien de confession catholique[4].

Carrière politique

En 2004, il commence sa carrière politique en tant que chef de cabinet du conseiller municipal Márcio Pacheco, qu'il accompagne ensuite à l'Assemblée législative de Rio de Janeiro, où il occupe également le poste de chef de cabinet jusqu'en 2016.

Cláudio Castro a également été conseiller spécial auprès du Secrétariat municipal aux personnes handicapées. En 2013, il a exercé les fonctions de conseiller spécial à la Chambre des députés, à Brasília[5].

En 2016, dans le sillage de Marcelo Crivella, Cláudio Castro est élu conseiller municipal avec 10 262 voix, se classant au 56e rang des candidats les mieux votés. Cette élection intervient après un premier échec en 2012, au cours duquel il avait obtenu 8 298 voix.

Le , le Parti social-chrétien (PSC) confirme que le conseiller municipal Cláudio Castro sera candidat au poste de vice-gouverneur de l'État de Rio de Janeiro aux côtés du juge fédéral Wilson Witzel[6]. À cette occasion, le parti annonce également qu’il ne formera aucune coalition électorale[7].

Avec 59,87 % des suffrages valides (soit 4 675 355 voix), Wilson Witzel et Cláudio Castro sont élus le pour un mandat de quatre ans, débutant le [8],[9].

Cláudio Castro est investi gouverneur de l'État de Rio de Janeiro le , à la suite de la destitution de Wilson Witzel. Le , il rejoint le Parti libéral[10].

Décrit comme un « homme de réseau », Cláudio Castro a changé sept fois de parti politique au cours de sa carrière. Il se veut pragmatique et favorable au secteur privé[4].

Gouverneur de Rio de Janeiro

Sous son autorité, la police de Rio de Janeiro est l’une des polices les plus létales du pays, responsable de la mort de 703 personnes en 2024, selon le Forum brésilien de sécurité publique[4]. Il ordonne en une opération massive dans les favelas contre le Comando Vermelho, une puissante organisation criminelle. L'opération, qui mobilise 2 500 agents, est la plus meurtrière de l'histoire de Rio, avec plus de 120 morts. Certains corps sont retrouvés mutilés et même décapités[11].

Face à la violence du raid, une commission des droits de l’homme de la Chambre des députés réunissant 23 élus a réclamé, le , la mise en détention provisoire de Cláudio Castro ainsi que sa démission. Les députés ont aussi exigé que l’enquête soit confiée à la police fédérale afin d’en garantir l’indépendance[11].

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme a appelé à « mener des enquêtes rapides et efficaces » sur les faits, se disant « horrifié » par le nombre de morts. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva s'est dit « sidéré par le nombre de décès (et) surpris qu'une opération d'une telle envergure ait été lancée sans que le gouvernement fédéral en soit informé »[12]. Vingt-sept organisations de la société civile, dont Amnesty International, ont affirmé que l’opération « expose l’échec et la violence structurels de la politique de sécurité », plongeant la ville dans un « état de terreur »[11].

Accusations de corruption

Cláudio Castro est soupçonné de corruption dans plusieurs affaires. En 2024, une enquête menée par la police fédérale l’a accusé d’avoir perçu 326 000 reais et 20 000 dollars de pots-de-vin en liquide entre 2017 et 2019. La Cour suprême décide cependant en 2025 la suspension de l’enquête pour irrégularités judiciaires[4].

En 2022, le média UOL révèle que des milliers d'employés recrutés à titre temporaire par des institutions publiques ont en réalité été employés comme militants lors de la campagne de réélection de Cláudio Castro en 2022, et rémunérés avec de l'argent public pour un montant total de 248 millions de reais (41 millions d’euros). Cláudio Castro est condamné en à huit ans d’inéligibilité pour « abus de pouvoir politique et économique » par le Tribunal supérieur électoral (TSE). Il avait démissionné de sa fonction la veille du jugement afin de s'éviter une destitution[3].

L’intérim aurait dû revenir à Rodrigo Bacellar, président de l’Assemblée législative de Rio de Janeiro (Alerj), mais celui-ci a également été destitué de ses fonctions par le TSE pour avoir fait fuiter des éléments d’une enquête contre des membres du Comando Vermelho. C’est finalement Ricardo Couto, président du Tribunal de justice de l’État de Rio de Janeiro, qui remplace Claudio Castro en attendant l’élection par les députés d’un nouveau président de l’Alerj, qui deviendra automatiquement gouverneur à son tour[3].

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Cláudio Castro » (voir la liste des auteurs).
  1. (pt) « Vice Cláudio Castro, que assume o governo do RJ, também é alvo de operação que apura corrupção », G1, (consulté le )
  2. (pt) Rosa et Chaves, « Witzel sofre impeachment e perde o cargo de governador do Rio », R7, (consulté le )
  3. Raphaël Bernard, « Au Brésil, Claudio Castro allonge la liste des gouverneurs de l’Etat de Rio de Janeiro condamnés pour malversations », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Rio de Janeiro : Claudio Castro, le gouverneur qui a autorisé le raid policier le plus meurtrier de l’histoire de l’Etat », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (pt) Schmidt et Gaido, « Importantes órgãos da área de Transporte do governo do Rio ficarão na mão do vice de Witzel », O Globo, (consulté le )
  6. (pt) « PSC-RJ anuncia vice na chapa de Wilson Witzel ao Governo do Estado », O Dia, (consulté le )
  7. (pt) « Vereador Cláudio Castro será o candidato a vice-governador na chapa de Wilson Witzel, do PSC », G1, (consulté le )
  8. (pt) « Wilson Witzel, do PSC, é eleito governador do RJ », G1, (consulté le )
  9. (pt) « Witzel toma posse e diz que assume governo do RJ por 'amor' e 'indignação' », Veja, (consulté le )
  10. (pt) « Na presença de Bolsonaro, governador Cláudio Castro assina filiação ao PL », UOL, (consulté le )
  11. « Au Brésil, la droite veut tirer parti du raid policier le plus meurtrier de son histoire », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « « Ils suppliaient qu’on leur vienne en aide, mais la police ne nous laissait pas passer » : au cœur de la favela de Rio de Janeiro transformée en zone de guerre », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )

Liens externes

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