Cléricy (Rouyn-Noranda)
| Cléricy | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Province | |||
| Municipalité | Rouyn-Noranda | ||
| Quartiers | Quartier | ||
| Date de fondation | 1926 | ||
| Conseiller municipal | Stéphane Girard[1] | ||
| Démographie | |||
| Gentilé | Clériçois, Clériçoise[2] | ||
| Population | 516 hab. (2006[3]) | ||
| Langue(s) parlée(s) | Français | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 48° 22′ 00″ nord, 78° 52′ 00″ ouest | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Abitibi-Témiscamingue
Géolocalisation sur la carte : Québec
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Cléricy est un quartier de Rouyn-Noranda et le nom d'une ancienne municipalité de la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue à l'ouest du Québec.
Géographie
Situé à 30 km au nord-est de Rouyn-Noranda, Cléricy est entouré des quartiers de D'Alembert, à l'ouest, et Saint-Norbert-de-Mont-Brun, à l'est. La rivière Kinojévis traverse le cœur du quartier[4]. Le quartier Cléricy fait partie du district nord qui comprend également D'Alembert, Destor et Mont-Brun.
Histoire
Le nom de ce canton identifie un officier du régiment de Languedoc de l'armée de Montcalm, Honoré-Louis de Cléricy de Justonne. Ce nom accepté par le ministre des Terres et Forêts en 1907, a paru sur la carte de la région de l'Abitibi de 1911.
En 1926, la paroisse de Saint-Joseph-de-Cléricy est fondée mais l'érection canonique ne surviendra qu'en 1960. Bien que certains vestiges miniers subsistent encore, la période faste se situe entre 1926 et 1939. En effet, une dizaine de mines étaient en exploitation.
En 1927, la Canadian International Paper Company (la CIP) aménage le "Dépôt Cléricy" près de l'endroit où la voie ferrée du Chemin de fer des Mines de Rouyn croise la rivière Kinojévis afin d'exploiter les vastes forêts du canton de Cléricy. À la fin de l'automne de 1933, le mouvement de grève des bûcherons des chantiers de la CIP dans le secteur du lac Clérion (situé dans l'actuelle municipalité de Rémigny à une cinquantaine de kilomètres au sud de la ville de Rouyn), dite "Grève des bûcherons de Rouyn" ou "Grève du Clérion", menace de s'étendre vers Cléricy. La CIP ferme alors temporairement tous ses chantiers du canton de Cléricy dans le but de faire échec à la mobilisation croissante des bûcherons[5].
La véritable vague colonisatrice remonte à 1935 avec l'arrivée d'un groupe de pionniers de Saint-Joseph-de-Beauce, dont le lieu de provenance inspirera la dénomination de la municipalité officiellement créée en 1978 sous le nom de Saint-Joseph-de-Cléricy.
Cléricy se développe autour de la voie ferrée et du dépôt de marchandise. En 1998, la dénomination courante, Cléricy, remplace la première appellation Saint-Joseph-de-Cléricy.
À la suite des réorganisations municipales québécoises de 2002, l'ensemble des municipalités de la MRC de Rouyn-Noranda fusionnent en une seule.
En date du [6], la municipalité de Cléricy fusionne donc avec la ville de Rouyn-Noranda pour former une municipalité régionale de comté. Cléricy est aujourd'hui un quartier de la nouvelle ville.
Aujourd'hui la Ville de Rouyn-Noranda a le double statut de MRC et de municipalité locale[7],[8].
Toponyme
Ce nom provient de l'identification cantonale (1907) et honore le souvenir d'Honoré-Louis de Cléricy, militaire à partir de 1742, capitaine du Régiment de Languedoc de l'armée de Montcalm en 1757, qui recevra une compagnie entière l'année suivante[4].
Références
- ↑ Conseiller du quartier de Cléricy
- ↑ Liste des gentilés du Québec, Gentilé : nom des habitants d'un lieu
- ↑ Chapitre 2 - BAPE - Gouvernement du Québec
- Portail de la ville de Rouyn-Noranda : Cléricy
- ↑ « L'actualité vue par l'histoire : la grève des bûcherons de Clérion en 1933 | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ Répertoire des municipalités : Rouyn-Noranda
- ↑ Toponymie : Rouyn-Noranda (ville)
- ↑ Rouyn-Noranda (territoire équivalent à une MRC)
- Portail de l'Abitibi-Témiscamingue
Voir aussi
- Rivière Cléricy, un cours d'eau
- Rivière Kinojévis, un cours d'eau

