Claire Gallois

Claire Gallois
Nom de naissance Claire Marie Thérèse Catherine Josèphe Renard
Naissance
Boulogne-Billancourt (Seine)
Décès (à 87 ans)
7e arrondissement de Paris
Nationalité française
Activité principale
Distinctions
Auteur
Genres

Claire Renard dite Claire Gallois, née le à Boulogne-Billancourt (Seine) et morte le à Paris[1],[2],[3], est une femme de lettres française et critique littéraire.

Biographie

Famille

Claire Renard est née le à Boulogne-Billancourt. Elle est la mère du romancier Swann de Guillebon, né en 1972[4],[5].

Jusqu'à l’âge de six ans, elle est élevée par une nourrice, Yaya, dans la Creuse, à laquelle elle est ensuite retirée pour être ramenée dans un appartement bourgeois de Paris. Elle raconte cet épisode dans son livre Et si tu n'existais pas (2017)[6].

Formation

À neuf ans, Claire Gallois est pensionnaire à l'ensemble scolaire Notre-Dame « Les Oiseaux », établissement d'enseignement privé sous tutelle de la congrégation des Chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame, situé à Verneuil-sur-Seine. Elle est ensuite lycéenne au lycée Molière à Paris[4],[7],[8].

Carrière

Claire Gallois est écrivain à partir de 1965 et chroniqueur littéraire dans des magazines Paris Match, Elle, Marie-Claire ainsi que pour le quotidien Le Figaro[4].

Elle est membre depuis 1984 du jury du Prix Femina et depuis 2005 de la Commission nationale consultative des droits de l'homme[4],[9].

En 1997, son éditeur Albin Michel la licencie. Claire Gallois s'inscrit à l'ANPE et publie l'année suivante L'Honneur du chômeur dont elle verse les revenus à l'association Agir ensemble contre le chômage [10],[11].

Controverse sur les jeux vidéo

Dans une chronique publiée dans Le Point fin , Claire Gallois s'attaque aux jeux vidéo, qui créeraient d'après elle de la violence et des tueurs, et propose par conséquent la mise en place d'une taxe spécifique[12]. Cette position fait l'objet de railleries et de critiques[13],[14].

Publications

  • À mon seul désir, Buchet-Chastel, 1965, réédité en 1992
  • Des roses plein les bras, Buchet-Chastel, 1966
  • Une fille cousue de fil blanc, Buchet-Chastel, 1970, réédité en 1995
  • Jérémie la nuit, Buchet-Chastel, 1976
  • La Vie n'est pas un roman, Grasset, 1978
  • Le Cœur en quatre, Grasset, 1981 — Prix Anaïs-Ségalas 1982
  • Et si on parlait d'amour, Seuil, 1985
  • L'Homme de peine, Grasset, 1989, réédité en 1991 — roman inspiré de la vie de Matthieu Galey
  • Les Heures dangereuses, Grasset, 1992
  • La Grosse et la Maigre, Albin Michel, 1994
  • La Dernière Nuit quand j'étais jeune, Albin Michel, 1995
  • Trahisons sincères, L'Olivier, 1997
  • L'Honneur du chômeur, Denoël, 1998
  • L'Empreinte des choses cassées, Grasset, 2008
  • Vivre libre, L’Éditeur, 2011
  • Moi Président, Stock, 2014
  • Et si tu n'existais pas, Stock, 2017
  • Alias, Flammarion, 2021

Décorations et distinctions

Claire Gallois est nommée chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur le et promue officier dans l'ordre national du Mérite en [11]. Elle a reçu le prix de la vocation en 1965[4] et l’Académie française lui décerne le prix Anaïs-Ségalas en 1982 pour son ouvrage Le cœur en quatre.

Notes et références

  1. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
  2. ↑ « L'autrice Claire Gallois, membre historique du Prix Femina, est décédée », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  3. ↑ « Deuils - Claire Gallois », sur Carnet du jour du Figaro, (consulté le )
  4. Le dictionnaire biographique Who's Who in France, édition 2008, p. 949
  5. ↑ « Claire Gallois », sur le site de la maison d'édition « l’Éditeur » (consulté le ).
  6. ↑ Gilles Martin-Chauffier, « Des racines et des haines », Paris Match, semaine du 6 au 12 avril 2017, page 10.
  7. ↑ Bulletin de l’Association amicale des anciens et anciennes élèves du lycée Molière, novembre 1969, p. 11.
  8. ↑ « Grasset - Claire Gallois », sur le site de la maison d'édition Grasset (consulté le ).
  9. ↑ Claire Gallois, présidente du jury 2004, L'histoire du Prix Fémina, Réception en l’honneur des 100 ans du Prix Femina au ministère de la culture et de la communication, 7 décembre 2004, [lire en ligne].
  10. ↑ « Claire Gallois- Femme de lettres française », sur Evene.fr, site consacré à la culture (consulté le ).
  11. Annick Peigné-Giuly, « À 60 ans, Claire Gallois, romancière établie, a connu l'ANPE et découvert les chômeurs. À qui elle prête sa plume. Madame et les 40 chômeurs. », sur le site du quotidien Libération, (consulté le ).
  12. ↑ Claire Gallois, « Jeux vidéo : permis de tuer », Le Point, (consulté le )
  13. ↑ Grégoire Fleurot, « Breivik et Merah, c'est la faute aux jeux vidéo violents, selon Le Point », sur Slate, .
  14. ↑ Philippe Berry, « Pourquoi la tribune du « Point » sur les jeux violents et les tueurs tape à côté », 20 Minutes, .

Liens externes

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