Claire Messud
| Naissance |
Greenwich |
|---|---|
| Activité principale |
écrivain ou écrivaine, romancier ou romancière, professeur d'université, nouvelliste, journaliste, maître ou maîtresse de conférences |
| Distinctions |
bourse Guggenheim |
Compléments
Académie américaine des arts et des sciences
Claire Messud, née le à Greenwich au Connecticut, est une femme de lettres américaine.
Biographie
Claire Messud possède trois nationalités : canadienne et française par ses parents (la mère de Messud est canadienne et son père est un pied-noir originaire de l'Algérie française), américaine par son lieu de naissance (en à Greenwich au Connecticut)[1],[2].
Elle mène ses études à l'université de Toronto[3] et à la Milton Academy. Elle suit des études de premier cycle et de troisième cycle à l'université Yale et à l'université de Cambridge, où elle a rencontre son mari James Wood[4]. En 1989, après avoir passé deux ans à Cambridge, Claire Messud s'inscrit au programme de maîtrise en beaux-arts de l'université de Syracuse. Cependant, elle ressent rapidement que cette voie ne correspond pas à ses aspirations, car tous les autres étudiants, en plus d'être plus âgés et « déjà mariés et parfois en instance de divorce », s'intéressent beaucoup à des auteurs américains dont elle ne connaît pas encore les œuvres, tels que Charles Baxter, Leonard Michaels et Ann Beattie. Les goûts littéraires de Claire Messud s'orientent davantage vers les auteures expérimentales avec lesquelles sa mère l'a élevée, telles que Katherine Mansfield, Djuna Barnes, Elizabeth Bowen et Jean Rhys.
Dès les années 1990, elle se consacre à l'écriture. Son premier roman, When The World Was Steady, publié en anglais en 1995, est nommé pour le prix PEN/Faulkner. Auteur de plusieurs romans depuis 1995, c'est avec le quatrième Les Enfants de l'empereur qu'elle accède au succès international critique et public : ce roman qui prend pour toile de fond l'amérique au lendemain du 11 septembre 2001 lui vaut d'être quelquefois comparée à Philip Roth[5].
Œuvres traduites en français
- 1995 : Avant le bouleversement du monde (When the World Was Steady), roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Béatrice Guisse-Lardit, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2019.
- 1999 : La Vie après (The Last Life), roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillemette Belleteste, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2001.
- 2001 : Une histoire simple, suivi de Les Chasseurs, deux novellas traduites de l'anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2004 [Les Chasseurs a fait l'objet d'une réédition à part : Les Chasseurs, Éditions Gallimard (collection "Folio 2 €"), 2011].
- 2006 : Les Enfants de l'empereur (The Emperor's Children), roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2008 ; réédition Gallimard (collection "Folio"), 2018.
- 2013 : La Femme d'En Haut (The Woman Upstairs), roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2014 ; réédition Gallimard (collection "Folio"), 2016.
- 2017 : La Fille qui brûle (The Burning Girl), roman traduit de l'anglais (Etats-Unis) par France Camus-Pichon, Éditions Gallimard (collection "Du monde entier"), 2018 ; réédition Gallimard (collection "Folio"), 2019.
Liens externes
- (en) Site officiel
- Ressource relative à l'audiovisuel :
Notes et références
- ↑ Raphaëlle Leyris, « Claire Messud ou les illusions perçues », sur Le Monde, (ISSN 0395-2037)
- ↑ Florence Noiville, « La Vie après, de Claire Messud : fantômes de l’ailleurs », sur Le Monde,
- ↑ (en) Katrina Onstad, « Bestselling novelist Claire Messud returns with The Woman Upstairs », sur Toronto Life,
- ↑ (en) Mokoto Rich, « For Claire Messud, Good Reviews and Now, Finally, Good Sales », sur The New York Times,
- ↑ Eric Neuhoff, « New York en son miroir », sur Le Figaro, (ISSN 0182-5852)
- Portail de la littérature américaine