Classe Amiral Kouznetsov

Classe Amiral Kouznetsov
illustration de Classe Amiral Kouznetsov
Le porte-aéronefs Amiral Kuznetsov.
Caractéristiques techniques
Type Porte-aéronefs
Vitesse 29 nœud
Histoire
Chantier naval Chantier naval de la mer Noire
A servi dans  Marine soviétique
 Marine russe
 Marine chinoise
Période de
construction
1982 - 2019 (estimation)
Période de service 1990 -
Navires construits 3
Navires en activité 2
Navires retirés du service 1

La classe Amiral Kuznetsov ou classe Kuznetsov est une classe de porte-avions de type STOBAR (décollage par tremplin et réception par brin d'arrêt) à propulsion conventionnelle de conception soviétique, succédant à la classe Kiev.

Cette classe représente une avancée significative par rapport à la génération précédente, de type STOVL qui, en étant dépourvue de pistes et de brins d'arrêt, ne mettait en œuvre que des avions à décollage et atterrissage court ou vertical, aux capacités limitées.

Trois navires de cette classe ont été réalisés : l'Amiral Kouznetsov pour la marine soviétique puis russe, le Liaoning vendu par l'Ukraine à la Chine à demi-achevé et opérationnel dans la marine chinoise et le Shandong, un modèle amélioré construit par la Chine.

Historique

Le navire de tête de la classe, l'Amiral Kouznetsov, a vu sa quille posée en 1983, pour un lancement en 1985; est achevé et mis en service dans la marine soviétique, et le navire sert maintenant dans la marine russe. Cependant, il n'a été que peu déployé, et a été victime de plusieurs accidents et problèmes techniques, en plus de faire l'objet de périodes de réparation et rénovations particulièrement longues en raison d'un manque chronique de financement.

La construction du second navire, le Varyag, navire-jumeau de l’Amiral Kouznetsov, est suspendue en 1993 alors que 70 % du navire sont achevés. Au début des années 2000, il est vendu par l'Ukraine à la Chine, officiellement pour être transformé en casino flottant. Renommé Liaoning, il est en travaux dans les chantiers de Dalian (Chine) dans les années 2000. Significativement modernisé par les Chinois, il opère sa première sortie en mer pour des essais le [1].

Le troisième navire, le Shandong, est construit dans les années 2010 par la Chine, à partir de l'expérience acquise sur le Liaoning. Un peu plus gros, mais très proche des deux premiers modèles, il reçoit le code OTAN Kuznetsov Mod[2].

Nom Sous-classe Déplacement (tonnes) Pays N° de coque Chantier naval Quille posée Lancement Commission Statut
Amiral Kouznetsov
(ex-Riga, ex-Leonid Brezhnev, ex-Tbilisi)
Kuznetsov 58 600[3]  Marine russe 063 Chantier naval de la mer Noire En carénage depuis 2017, retiré du service actif le [4]
Liaoning
(ex-Riga, ex-Varyag)
Type 001 60 900[5]  Marine chinoise 16 Chantier naval de la mer Noire
Chantier naval de Dalian (achèvement)

2011 (officiel)
Actif
Shandong Type 002 64 000[6]  Marine chinoise 17 Chantier naval de Dalian Actif

Projets de succession

De nombreux projets et spéculations fleurissent dans les médias russes, l'un d'entre eux dans les années 2010 a indiqué que la marine russe a planifié la construction d’un second porte-avions vers 2020, nommé pour le moment Projet 23000E Chtorm. Il devait rejoindre l’Amiral Kouznetsov, l'objectif étant de disposer à moyen terme d’un groupe aéronaval dans chacune des flottes du Pacifique et du Nord. À plus long terme (vingt ou trente ans), la cible est de trois porte-avions par groupe aéronaval soit six au total, mais en 2022, aucun véritable budget n'est prévu de la part du gouvernement pour un tel projet.

Toutefois, plusieurs articles et commentaires ont mis en doute la capacité de la Russie de construire ce nouveau porte-avions, pour les raisons suivantes[réf. souhaitée] :

  • doute sur la capacité technique d'abord, l'amirauté russe étant apparemment insatisfaite du projet qui serait doté d'une technologie insuffisamment moderne ; plusieurs spécialistes estiment que la Russie ne dispose pas des technologies nécessaires, et de plus qu'aucun chantier naval russe ne serait capable de construire un porte-avions moderne ;
  • doute aussi sur la capacité financière, tant pour construire le porte-avions que pour le doter d'une escadrille complète (projet dont le coût est estimé à 30 milliards d'euros).

Enfin, en 2025, plus que les capacités réelles ou supposées, ce sont les impératifs stratégiques de Moscou qui décident de l'opportunité de conserver un porte-avions. Le pays, en guerre avec l’Ukraine, privé de sa dernière base navale à l'étranger en Syrie et constatant la vulnérabilité des navires opérant près des côtes, a changé de doctrine au profit des sous-marins nucléaires, des missiles hypersoniques et des drones[4].

Notes et références

  1. « Le premier porte-avions chinois a pris la mer », sur Cyberpresse.ca, (consulté le )
  2. (en) « PLANS recognition guide 2019 », (consulté le )
  3. (en) « Kuznetsov Class – Project 1143.5 » [archive du ], sur Globalsecurity.org, (consulté le )
  4. Alexandre Sheldon-Duplaix, « La fin annoncée de l’« Admiral Kouznetsov », l’unique porte-avions de la Russie », sur lemarin.ouest-france.fr, (consulté le )
  5. (zh-Hans) « 辽宁舰:我国第一艘航空母舰 », 央视新闻客户端,‎ (consulté le )
  6. (en) Peter Suciu, « China’s Prénom Domestically-Built Aircraft Carrier Arrives in Hong Kong », sur The National Interest, Center for the National Interest, (consulté le )

Article connexe

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