Claude-François Attiret

Claude-François Attiret
Huile sur toile de Simon-Bernard Lenoir.
Biographie
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Dole
Nationalité
Activité
Autres informations
Maître

Claude-François Attiret, né le à Dole où il est mort le 25 messidor an XII dans la même ville, est un sculpteur franc-comtois.

Biographie

Claude-François Attiret appartient à une dynastie d'artistes dolois particulièrement active au XVIIIe siècle. Cousin du peintre et missionnaire jésuite Jean-Denis Attiret et de l'architecte Antoine-Louis Attiret, il est formé dans l'atelier familial avant d'être l'élève de Jean-Baptiste Pigalle. Il complète sa formation par des séjours à Rome[1]. Il est reçu à l'Académie de Saint-Luc à Paris en 1760 et devient professeur en 1764.

Après son mariage, en , avec Jeanne-Marguerite Mouchet, il s'installe à Paris. Sa femme meurt peu d'années après et il remarie, avec Denise Peit, à Paris, en 1768. Sa carrière est partagée entre la capitale, la Franche-Comté, mais aussi la Bourgogne, où la clientèle aristocrate lui passe de prestigieuses commandes : bas-reliefs du château de Montmusard à Dijon, de Plombières (résidence de l'évêque de Dijon), hôtel de Buffon à Montbard, hôtel d'Hallwyll à Paris, décors de nombreux hôtels particuliers à Dijon, sans compter des commandes publiques significatives (décor de l'arc de triomphe, dit Porte Guillaume, à Dijon, fontaine de la porte d'Arans à Dole)[2].

Il acquiert une renommée importante après la commande qu'il honore en 1777 et relative à la réalisation d'une série de bustes représentant d'illustres personnalités bourguignonnes des XVIIe et XVIIIe siècles. Son œuvre majeure reste toutefois le buste de Nicette, dans l'opéra comique de Charles-Simon Favart la Chercheuse d'esprit (1774), œuvre qui connait un grand succès au Salon de l’Académie de Saint-Luc[3].

Le musée des beaux-arts de Dole lui a consacré une importante rétrospective en 2005.

Œuvre partiel

Notes et références

  1. ↑ Eugène Fyot, « Claude-François Attiret, statuaire », La Revue de Bourgogne,‎ , p. 5-39 (ark:/12148/bpt6k671574)
  2. ↑ « Claude-François Attiret », sur deartibussequanis.fr (consulté le )
  3. ↑ « Claude-François Attiret, Le plus Bourguignon des Francs-Comtois », Le Bien public Dijon, 7 novembre 2016.
  4. Acquis par le musée en 2014 (Grande Galerie - Le Journal du Louvre, mars/avril/mai 2015, nº 31).

Bibliographie

  • Jules Guiffrey, Livrets des expositions de l'Académie de Saint-Luc à Paris pendant les années 1751, 1752, 1753, 1756, 1762, 1764 et 1774, avec une notice bibliographique et une table, Paris, Baur et Détaille libraires-éditeurs, (lire en ligne sur Gallica), p. 113-114, 134, 166, 171.
  • Stanislas Lami (préf. Henry Roujon), « Attiret (Claude-François) », dans Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au dix-huitième siècle, t. 1, Paris, Honoré Champion libraire-éditeur, (lire en ligne sur Gallica), p. 30-33.
  • Paul Brun, « Attiret (Claude-François) », dans Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la France. Franche-Comté, Paris, Bibliothèque d'art et d'archéologie, (lire en ligne), p. 7-8.

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’histoire de l’art
  • icône décorative Portail de la sculpture
  • icône décorative Portail du XVIIIe siècle