Claude Chauvière
| Naissance | |
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| Décès |
(à 54 ans) La Seyne-sur-Mer |
| Nom de naissance |
Émélie Marie Aglaé Chauvière |
| Pseudonyme |
Claude Chauvière |
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| Père |
Marie-Aglaé dite Claude Chauvière[1], née le à Paris, morte le à La Seyne-sur-Mer, est une écrivaine française, auteure de romans sentimentaux[2].
Biographie
Fille du député d'extrême gauche Emmanuel Chauvière et de l’anarchiste belge Maria Toilliez[3], qui consacra sa fortune à des œuvres de bienfaisance, comme la Fondation Maria Chauvière[4], avenue Félix Faure dans le 15e arrondissement de Paris[5]. Elle est née le dans le 6e arrondissement de Paris aux côtés de son jumeau Ernest Adolphe[6].
Orpheline à 25 ans[7], elle fut aidée par le ministre Anatole de Monzie, un ami de son père qui la présenta à Colette.
Le talent de la jeune femme conquit Colette, dès les années 1920, mais ce n'est qu'en 1923 qu'elle devient sa secrétaire. Attachement important entre les deux écrivaines. Fille de libres-penseurs, elle devient royaliste et se réfugie dans la religion. Elle est baptisée en 1928. Colette est sa marraine. La biographie de Colette par Claude Chauvière, paraît en 1931[8].
Elle est critique littéraire à l’Organisation ménagère, publie des notes d'art dans l'Intransigeant. Elle est directrice littéraire pour la France de la Revue française du Brésil[9].
Souvent citée par Colette, Claude Chauvière meurt le Vendredi saint. Personnalité mystique (elle se convertit au catholicisme en 1928), elle meurt prématurément en 1939 d'une congestion pulmonaire.
Œuvres partielles
- La Vie, les autres et moi, 1919.
- La Femme de personne, roman, Fayard, 1925.
- L'ai-je aimé ? : roman, Paris, A. Fayard et Cie, (lire en ligne).
- La Route et la Maison, 1929.
- Disparus, Angers : André Bruel, 1929.
- On m'a volé mon amour, roman, Flammarion, 1930.
- Colette , Firmin-Didot, 1931.
- Amour, mon ennemi, roman, Fayard, 1932.
- Tels que, Saint-Etienne, Éditions des Amitiés, 1932.
- Le goût du bonheur, Fayard, 1933.
- Notre désir, roman, Paris : J Ferenczi, 1933.
- Les Thiberguène, roman, Fayard, 1935.
- L'Éternelle chanson, Ed. du Petit Echo de la Mode, « collection Stella », No 427, 1937.
- La rampe d'or, souvenirs d'un monastère, Angers : Au Bibliophile Angevin, 1938.
Bibliographie
- Noël Santon, Claude Chauvière ou la filleule de Colette, Angers : Société anonyme des Editions de l'Ouest, 1932
- André Bruel, Claude Chauvière et l'amitié angevine, Angers : Bibliophile Angevin, 1936
- Françoise Giraudet, « Claude Chauvière », sur livre-polaire - 2009 - 2017 - Françoise Giraudet, .
Sources
- Bibliothèque nationale de France
Notes et références
- ↑ Jean-Marie Schio, Essai sur le patrimoine de Beaufort et la Vallée : mémoires, BoD - Books on Demand, , 512 p. (ISBN 978-2-32223-178-2, lire en ligne), p. 52.
- ↑ Catalogue de la BNF.
- ↑ Yannick Lageat, « Emmanuel Chauvière, un tempérament », .
- ↑ Astrid Fontaine, Le Peuple des tunnels : 1900-1930, Boulogne-Billancourt, Gingko, , 340 p., 24 cm (ISBN 978-2-84679-212-7, OCLC 881608138, lire en ligne), p. 256-7.
- ↑ Françoise Giraudet, « Claude Chauvière », sur livre-polaire - 2009 - 2017 - Françoise Giraudet, .
- ↑ Actes de naissance n° 555 et 556 du registre des naissances du 6ème arrondissement de Paris (V4E 5851, 8/2/1885 - 24/2/1885). [lire en ligne]
- ↑ Elle avait déjà perdu son frère jumeau, Ernest, le , ce dont elle est restée très affectée. Voir Schio, op. cit.
- ↑ Martine Boyer-Weinmann, La relation biographique : enjeux contemporains, Seyssel, Éditions Champ Vallon, , 476 p., 22 cm (ISBN 978-2-87673-424-1, OCLC 889877038, lire en ligne), p. 242.
- ↑ « Claude Chauvière (1885-1939) », sur bnf.fr
Liens externes
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