Claude Germain Rousselot

Claude Germain Rousselot
Fonction
Député de l'Assemblée constituante
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Thiénans
Nationalité
Activités
signature de Claude Germain Rousselot
Signature.

Claude Germain Rousselot, ou Claude-Germain Rousselot, né le à Authoison et mort le à Thiénans en Haute-Saône, est un ecclésiastique français, député du clergé aux États généraux de 1789.

Il siège jusqu'à la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante le .

Biographie

Claude Germain Rousselot est né le à Authoison[1],[2].

Il est d'abord vicaire à Noroy-l'Archevêque puis à Salins[1] et ensuite curé de Thiénans, charge qu'il occupe au moment de son élection comme député[3],[1],[4].

Le [2], il est élu député du clergé du bailliage d'Amont aux États généraux[3],[1],[4],[2]. Il est le troisième et dernier député du clergé élu dans ce bailliage[3],[4].

Au début de son séjour à Versailles, il admire le parc[5], mais vivre à Versailles puis à Paris lui coûte cher et il s'en plaint dans sa correspondance[6]. À l'Assemblée nationale constituante, il est l'un des premiers députés du clergé à se réunir au tiers état[1], même s'il pense tout d'abord que les attaques des curés patriotes contre la hiérarchie ecclésiastique sont « hors de propos »[7]. Il fait partie du comité ecclésiastique et vote avec la majorité[1].

Le [8],[9], il avoue dans une lettre à son neveu être parfois dépassé par le niveau des discussions : « Voilà, en vérité, de quoi désespérer les gens comme moi, ne trouvant que l'ennui dans un ouvrage hors de leur portée et auquel ils ne se croyaient pas appelés »[10],[11]. Il prête serment à la constitution civile du clergé le [1].

Après la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante, il revient dans sa cure[1].

Il meurt à Thiénans (en Haute-Saône) le [1],[2].

Références

  1. Robert, Bourloton et Cougny 1891, p. 209.
  2. « Claude Germain Rousselot », sur Sycomore, base de données des députés de l'Assemblée nationale.
  3. Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79 p. (lire en ligne), p. 6.
  4. Armand Brette, Les Constituants : Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll. « Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française », , XXXVII-310 p. (lire en ligne), p. 128.
  5. ↑ Tackett 1997, p. 143.
  6. ↑ Tackett 1997, p. 34.
  7. ↑ Tackett 1997, p. 124.
  8. ↑ Malingrey 1992, p. 47.
  9. ↑ Tackett 1997, p. 326.
  10. ↑ Malingrey 1992, p. 48.
  11. ↑ Tackett 1997, p. 231.

Voir aussi

Bibliographie

Correspondance

  • Anne-Marie Malingrey (édition), Correspondance de l'abbé Rousselot, constituant 1789-1795, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Annales littéraires de l'Université de Besançon / Cahiers d'études comtoises » (no 449), , 209 p. (ISBN 978-2-251-60449-7, présentation en ligne, lire en ligne).

Études historiques

  • Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français : comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t. V : Pla-Zuy, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p. 209.
  • Timothy Tackett (trad. de l'anglais par Alain Spiess), Par la volonté du peuple : Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, coll. « L'évolution de l'humanité », , 360 p. (ISBN 978-2-226-09427-8).

Articles connexes

Liens externes

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