Claude Irson

Claude Irson
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Claude Irson est un mathématicien et grammairien français, actif de 1655 à 1690.

Vie publique et œuvre

Né en Bourgogne[1], il est le fils de Jean Irson, marchand et bourgeois de la ville de Ribemont, et de Barbe Gosset[2].

Habitant rue de la Harpe (paroisse Saint-Severin) à Paris, il se marie le avec Anne Mareschal, veuve de Jean Delarue maître potier d'étain à Paris[2].

Placard des environs de 1650, retrouvé par Ferdinand Brunot à la Bibliothèque Mazarine (2° 274 A 13/34), qui invite à une sorte de tournoi ouvert dans l'école de charité de Guillaume Santeuil. On y défie à deux contre un les élèves des autres écoles.

Il occupe l'emploi de juré teneur de livres de comptes[1] et de maître d'école[2]. Il exerça sans doute à l'école de charité rue Bourg-Labbé à Paris, près de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles de Paris dirigée par son ami Guillaume Santeuil, un avocat en parlement[2] qui a publié une Nouvelle et ancienne orthographe françoise. Mise au jour en faveur du bien et utilité publique, par une méthode autant facile qu’abrégée en 1654 de 96 pages qu'Irson complimente[3].

En haut à droite : l'ancienne rue du Bourg l'Abbé (actuel boulevard de Sébastopol) en 1657.

Ferdinand Brunot écrit qu'à son tour, en 1656, « Irson compose pour elle une méthode de français, qui est certainement le premier bon ouvrage de grammaire fait en notre langue pour des écoliers »[4]. Il s'agit de la Nouvelle méthode pour apprendre facilement les principes et la pureté de la langue françoise, méthode qui a été écrite pour ceux qui ne savent pas le latin. Ferdinand Brunot donne son analyse que, « avec le livre d’Irson, petite encyclopédie grammaticale, destinée à l’enseignement élémentaire, Vaugelas fait son entrée dans l’école »[5]. Vaugelas était le célèbre auteur en 1647 des Remarques sur la langue française, utiles à ceux qui veulent bien parler et bien écrire qui avait transformé le rapport à la grammaire.

Il publie entre 1655 et 1695 différents ouvrages de compatibilité et de grammaire[6].

Publications

  • Nouvelle méthode pour apprendre facilement les principes et la pureté de la langue françoise, Paris, Pierre Baudouin le fils, (1re éd. 1656) (lire en ligne) (autres éd. : 1660, 1667)
  • Méthode abrégée et familière pour aprendre en peu de temps à bien lire, à prononcer agréablement et à écrire correctement en françois, Paris, Pierre Baudouin le fils, (BNF 30635839, lire en ligne)
  • Méthode pour bien dresser toutes sortes de comptes à parties doubles, par débit et crédit, et par recette, dépense et reprise, Paris, Jean Cusson, (BNF 30635841, lire en ligne)
  • Pratique generale et methodique des changes etrangers, Paris, Jean Jombert, (BNF 30635846, lire en ligne) (autres éd. : 1694, 1696)
  • Abrégé de l'arithmétique pratique et raisonnée, Paris, Veuve Chardon, (BNF 30635833, lire en ligne) (autres éd. : 1674, Google Livres ; 1692, Google Livres)
  • Le Journal du Lundy 31. Mars M. DC. XCVIII [1698]. Avis important à ceux qui entrent dans le Commerce de Marchandise ; et les précautions qu'ils y doivent aporter : Par M. Irson Juré teneur de Livres de Commerce, établi par Letres Patentes de sa Majesté pour l'ordre & l'examen, pour la verification & liquidation de toutes sortes de Comtes, 142 p.

Voir aussi

Bibliographie

  • Simone Delesalle, « Le statut du lexique dans la Grammaire de Laurent Chiflet et dans la Méthode de Claude Irson : 1656-1660 », Histoire Épistémologie Langage, vol. 28, no 2,‎ , p. 37-52 (DOI 10.3406/hel.2006.2881)
  • Simone Delesalle et Francine Mazière, « Grammaire générale et grammaire particulière : les Méthodes de Claude Irson », dans E. Guimarães et D. Luz Pessoa de Barros éd., History of Linguistics 2002, Amsterdam-Philadelphie, Benjamins (SiHoLS 110), , p. 41-62
  • Ferdinand-Camille Dreyfus, Marcellin Berthelot et al., La Grande Encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, par une société de savants et de gens de lettres (Encyclopédie, 31 volumes), Paris, Henri Lamirault (1re éd. 1886-1902), environ 37 000 (lire en ligne). , tome 20, page 973
  • « Claude Irson », dans Ferdinand Hoefer, Nouvelle Biographie générale, (lire sur Wikisource).
  • « IRSON (Claude) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].
  • Ernest Stevelinck, La comptabilité à travers les âges, Bruxelles, Bibliothèque Royale Albert 1er, (BNF 34710279)
  • Julien Tell, Les grammairiens français : depuis l'origine de la grammaire en France jusqu'aux dernières œuvres connues, Paris, Firmin Didot, (BNF 35154318)

Notes et références

  1. « Claude Irson », dans Louis-Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes avec la collaboration de plus de 300 savants et littérateurs français ou étrangers, 2e édition, 1843-1865 [détail de l’édition].
  2. Minutes du notaire Jean Colas, Archives Nationales (France), MC-ET-XXXV-403. Numérisé sur GeneaNet et transcrit sur Wikisource.
  3. ↑ Dans sa Nouvelle méthode pour apprendre facilement les principes et la pureté de la langue françoise en 1656, Irson complimente ce petit livre en ces mots dans son Épitre : « Cét Ouvrage ne pourra paroître petit qu’à ceux qui n’en sçavent pas l’importance… Pour sçavoir comme vous avez rendu intelligibles les Principes de la Lecture, de l’Orthographe, de l’Ecriture, et enfin de toutes les Beautez de nôtre Langue, il ne faut qu’entrer dans l’Ecole que vôtre Charité a fondée tres-avantageusement pour les Pauvres, où vn grand nombre d’Enfans, qui y viennent pour estre enseignez gratuitement, n’en sortent (pour ainsi dire) que Philosophes. Vous avez fait voir par expérience, qu’il y avoit vne Philosophie propre aux Enfans ; … vous faites de ces Enfans des Personnes vtiles au Public dans toute sorte d’emplois et de conditions de la vie civile. ».
  4. ↑ Ferdinand Brunot, Histoire de la langue française, des origines à 1900, t. 4, Première partie, , p. 130.
  5. ↑ Ferdinand Brunot, chap. XI « La langue de 1600 à 1660 », dans Histoire de la langue et de la littérature française, t. 4, Armand Colin & Cie, (Lire sur Wikisource), p. 669.
  6. ↑ Notice sur data.bnf.fr.

Liens externes

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