Claude Pradille
| Claude Pradille | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (9 ans et 7 jours) |
|
| Réélection | 28 septembre 1989 |
| Circonscription | Gard |
| Groupe politique | SOC |
| Maire de Sauve | |
| – (7 ans) |
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| Prédécesseur | Didier Fougerolles |
| Successeur | Moïse Meilhac |
| Conseiller général du Gard | |
| – (27 ans) |
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| Circonscription | Canton de Sauve |
| Prédécesseur | Georges Martin |
| Successeur | Louis Caucanas |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Profession | Restaurateur |
Claude Pradille est un homme politique français, membre du parti socialiste, né le .
Biographie
Sorti à 20 ans du lycée Dhuoda de Nîmes, en 1962, Claude Pradille se lance alors dans la restauration. Il est très tôt élu local de Sauve, son village d'origine. Il entre au conseil général en 1970, et en devient vice-président. Candidat suppléant aux élections législatives de 1973 dans la 4e circonscription du Gard en tandem avec Robert Verdier, il est battu par Gilbert Millet[1].
Élu sénateur en 1988 à la suite de la démission de Georges Benedetti, il est réélu l'année suivante. Entretemps, il est président du Comité départemental du tourisme et de l'Office HLM du Gard durant dix ans (1983-1993), devenant ainsi l'un des hommes forts du département. C'est cette première fonction qui lui vaut d'être « épinglé » par la Cour des comptes. Gilbert Baumet, président du Conseil général, décide alors de reprendre la gestion de l'Office HLM.
En 1994, il reçoit la médaille de bronze de Florian[2].
C'est alors que Claude Pradille est mis en examen pour « faux, corruption et subornation de témoin » le . Son immunité parlementaire est levée le suivant, pour « mise en examen et détention dans une affaire d'abus de confiance et de corruption passive ». Il est condamné en à trois ans d'emprisonnement et d'inéligibilité, et 300 000 francs d'amende. Sa déchéance de son mandat de sénateur est constatée par le Conseil constitutionnel le .
En 1994, face à Lévy Bourrelly, Gérard Guérin et Jean-Yves Metge, il remporte sa dernière élection, une partielle dans le canton de Sauve[3].
En 2019, il est condamné à deux ans de prison ferme pour avoir organisé son insolvabilité[4]. Après un pourvoi en cassation, la cour de cassation a cassé le jugement et il a de nouveau été condamné en 2021 a deux ans de prison ferme. Il a été assigné a résidence sous bracelet électronique[5].
Claude Pradille, franc-maçon, a été membre de la loge nîmoise du Grand Orient de Nîmes. Après en avoir été exclu, il a été réintégré à l'initiative de son frère Pierre et du syndicaliste Yves Fontalba[6]. Il est en revanche demeuré secrétaire de la section socialiste sauvaine[7].
Mandats
- Maire de Sauve (1988-1995)
- Sénateur du Gard (1988-1997)
- Conseiller général du Canton de Sauve (1970-1995)
- Ancien Vice-président du Conseil général du Gard
Notes et références
- ↑ « Législatives 1973 (Gard, 4e circonscription) : professions de foi du 1er tour », sur archive.org via Wikiwix (consulté le ).
- ↑ https://www.sceaux.fr/sites/default/files/files_d6/am_sceaux_bm_0237_1994_septembre_0.pdf, p. 12.
- ↑ « Les six cantonales partielles du week-end », humanite.fr.
- ↑ « Nîmes : Claude Pradille, ancien sénateur et maire de Sauve, condamné à deux ans ferme en appel », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
- ↑ « Nîmes : deux ans de prison pour un ancien sénateur du Gard », (consulté le )
- ↑ Molénat 2018, p. 154.
- ↑ Molénat 1999, p. 155.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- « Le sénateur était trop serviable », dans Jacques Molénat, Voyage indiscret chez les francs-maçons du Midi, Morlàas, Cairn, (ISBN 978-2-35068-653-0), p. 153-155.
Liens externes
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