Claus Peymann

Claus Peymann
Claus Peymann en 2013.
Biographie
Naissance

Brême (Gau Weser-Ems, Allemagne.)
Décès
(à 88 ans)
Berlin (Allemagne)
Sépulture
Nom de naissance
Klaus Eberhard Peymann
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Liste détaillée
Médaille Kainz ()
Theaterpreis Berlin ()
Berliner Bär ()
Prix Nestroy ()
Lessing Prize for Criticism (d) ()
Vue de la sépulture.

Klaus Eberhard Peymann dit Claus Peymann, né le à Brême (Gau Weser-Ems, Allemagne) et mort le à Berlin (Allemagne), est un metteur en scène allemand. Il a dirigé le Burgtheater de Vienne et le Berliner Ensemble.

Biographie

Claus Peymann photographié par Oliver Mark dans le jardin de sa maison, Berlin 2004.

Claus Peymann naît le à Brême en Allemagne[1]. Il étudie la littérature allemande et le théâtre à l'université de Hambourg ; il y dirige la troupe de théâtre universitaire[2].

De 1966 à 1969, il est directeur du Theater am Turm de Francfort[3]. En 1970, il s'installe à Berlin et travaille au théâtre Berliner Schaubühne. Après s'être brouillé avec Peter Stein, il travaille comme metteur en scène à la pige de 1971 à 1974. Il est ensuite nommé directeur par intérim au Staatsoper Stuttgart. En 1979, il devient directeur artistique du Schauspielhaus de Bochum, puis est, pendant treize ans, à la tête du Burgtheater de Vienne[4].

Pendant toutes ces années, il signe de nombreuses mises en scène de théâtre et d'opéra qui établissent sa réputation auprès de la critique comme du public, non sans quelques scandales, notamment avec la direction du Burgtheater de Vienne et les cercles conservateurs en 1986[5]. Il quitte l'institution autrichienne en 1999 et rentre à Berlin[6].

Claus Peymann met surtout en scène des pièces d'auteurs contemporains, notamment Thomas Bernhard, Peter Handke, Peter Turrini et, plus tard, d'Elfriede Jelinek. Parmi les acteurs qu'il sollicite le plus souvent, il faut citer Gert Voss, Ignaz Kirchner et Kirsten Dene[7].

Pour la saison 1999-2000, il prend les rênes du Berliner Ensemble au Theater am Schiffbauerdamm[8], [9]. En 2010, il obtient un succès international avec sa mise en scène de Richard II de William Shakespeare, pièce dont il avait déjà tiré une version pour la télévision en 2001 et une première version scénique en 2008. Son mandat au Berliner Ensemble est toutefois perturbé par de nombreux scandales, notamment en 2012, lors d'une mise en scène de La Mort de Danton de Georg Büchner[10].

Il reçoit en 2002 le prix Nestroy-Theaterpreis pour l'ensemble de sa carrière.

Il a tourné plusieurs adaptations de pièces théâtrales pour la télévision allemande.

Claus Peymann meurt le à Berlin-Köpenick (Berlin), à l’âge de 88 ans[11].

Principales mises en scène

Les titres français des pièces sont ici donnés :

Filmographie

  • 1966 : Publikumsbeschimpfung (TV)
  • 1972 : Der Ignorant und der Wahnsinnige (TV)
  • 1974 : Die Jagdgesellschaft (TV)
  • 1982 : Torquato Tasso (TV)
  • 1987 : Ritter, Dene, Voss (TV)
  • 1989 : Heldenplatz (TV)
  • 1990 : Wilhelm Tell (TV)
  • 1990 : Der Theatermacher (TV)
  • 2001 : Richard II (TV)

Récompenses et distinctions

Notes et références

  1. Roland Koberg 1999, p. 26.
  2. (de) « Claus Peymann », sur munzinger.de.
  3. Ulf Birbaumer 2008.
  4. (de) ORF at/Agenturen red, « 1937–2025: Claus Peymann ist tot », sur news.ORF.at, (consulté le )
  5. (de) oe1.orf.at, « Claus Peymann ist tot », sur oe1.orf.at (consulté le )
  6. (de) « Claus Peymann: Theaterregisseur ist tot », sur ZDFheute, (consulté le )
  7. (de) Stefanie Hermann, « Große Trauer: Claus Peymann ist tot | weekend.at », sur www.weekend.at, (consulté le )
  8. « Claus Peymann ouvre une nouvelle ère au Berliner Ensemble », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. (de) « Claus Peymann ist tot: Trauer in Berlin », sur www.ruhr24.de, (consulté le ).
  10. (de) « Claus Peymann: Der Skandal als künstlerisches Credo », sur Schweizer Radio und Fernsehen (SRF) (consulté le )
  11. (de) Christine Dössel, « Claus Peymann ist tot », Süddeutsche Zeitung,‎ (lire en ligne).
  12. « La bataille d'Arminius, l’art de la guérilla », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. « Scandale à Vienne », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  14. Emmanuel Béhague, « Stratégies de démythification dans la mise en scène de Wilhelm Tell (Hansgünther Heyme, Claus Peymann, Samuel Schwarz) », Cahiers d’Études Germaniques, no 65,‎ , p. 129-144 (lire en ligne Accès libre).
  15. Fabienne Darge, « Richard II, de Shakespeare, un roi en quête d'identité. La pièce, mise en scène par Claus Peymann, se joue à guichets fermés au Théâtre de la Ville », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  16. Philippe Chevilley, « Le Théâtre de la Ville fête la « Mère Courage » », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  17. Fabienne Darge, « Au Théâtre de la Ville, une Mère Courage universelle et irréelle. La version sage de Claus Peymann est portée par l'interprétation de Carmen-Maja Antoni », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Bibliographie

  • (de) Roland Koberg, Claus Peymann - aller Tage Abenteuer. Biografie, Berlin, Henschel, , 400 p. (ISBN 978-3-89487-333-2).
  • Ulf Birbaumer, « Peymann Claus », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 1066.
  • Brigitte Salino, « L'engagement théâtral de Claus Peymann », Le Monde,‎ (lire en ligne).

Liens externes

  • icône décorative Portail du cinéma allemand
  • icône décorative Portail de la réalisation audiovisuelle
  • icône décorative Portail du théâtre