Clotilde Ozouf

Clotilde Ozouf
Clotilde Ozouf, Reine des Reines de Paris 1900[1].
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Adélina Clotilde Célinie Ozouf
Nationalité
Autres informations
Distinction

Clotilde Ozouf, née à Baudreville le et morte à une date inconnue après 1900, est une jeune femme élue Reine des Reines de Paris pour la mi-Carême 1900.

Succédant à Charlotte Proisy, élue en 1899, Clotilde Ozouf est la dixième à porter le titre de Reine des Reines de Paris, depuis 1891.

Biographie

Enfance et famille

Clotilde Ozouf[2].

Adélina Clotilde Célinie Ozouf naît à Baudreville le , fille de Louis Ozouf, cultivateur, et Marie Richard, son épouse[3]. Elle passe une partie de sa jeunesse sur l'île de Jersey, où ses parents sont cultivateurs[4].

À 14 ans, Clotilde Ozouf quitte Jersey pour Paris. Recommandée par des cousins de Baudreville auprès d'une marchande de chaussures du 1, rue Toustain, en face du marché Saint-Germain, elle devient son employée[5],[6].

Élection de la Reine des Reines de Paris 1900

En , Clotilde Ozouf est élue à la quasi-unanimité Reine des Reines[6],, un an après Charlotte Proisy[7]. Le journaliste Christian Laroze écrit[8] :

« Mlle Clotilde Ozouf vient d’être élue reine des reines pour les fêtes de la mi-carême de cette année. Mlle Clotilde Ozouf est demoiselle de magasin chez Mme Becker, marchande de chaussures. L’élue, âgée de vingt ans, est originaire de Baudreville (Manche). Elle habite Paris depuis sept ans. Le choix est heureux : Mlle Ozouf est une gracieuse blonde de taille moyenne, au visage frais et rose. En termes forts aimables, la reine des reines – tel est son titre – a remercié le comité du marché Saint-Germain et les camarades qui l’ont nommée. L’assemblée a désigné ensuite deux demoiselles d’honneur : Mlle Albertine Duclos, 21 ans, bouquetière et Mlle Blanche Charpentier, lingère. Mmes Massot et Lamy, au nom de la renaissance des Halles[9] et du marché du Temple, ont remis chacune une superbe gerbe de fleurs à Mlle Ozouf. Puis on a porté un toast à la santé à la Reine des reines et de ses demoiselles d’honneur, et l’on s’est séparé en souhaitant vivement que cette année le ciel soit plus clément que l’an dernier pour les Halles et Marchés[10]. »

Le cortège défile dans Paris le jeudi de la mi-Carême, le , acclamé par des centaines de milliers de Parisiens.

Après l'élection

Clotilde Ozouf retombe dans l'oubli après son élection. En , elle réside à nouveau à Jersey, employée comme servante chez une veuve de Saint-Hélier[11]. La suite de sa vie n'est pas connue.

Notes

  1. Portrait paru en page 1 du Petit Journal le 23 mars 1900. Il a été réalisé avec d'autres portraits de reines dans le même numéro du journal d'après le travail photographique d'Eugène Pirou.
  2. « Pour la Mi-Carême, Élection de la Reine des Reines », Le Petit Journal, Supplément du dimanche, , p. 1 (détail).
  3. Acte de naissance à Baudreville, n° 21, vue 107/156.
  4. A. D., « La reine des reines », sur Gallica, L'Aurore, (consulté le ), p. 3
  5. « Les reines de la mi-carême », sur Gallica, Le Matin, (consulté le ), p. 4
  6. Louis Enjalbert, « La reine des reines », sur Gallica, Le Journal, (consulté le ), p. 3
  7. Le Petit Journal, 4 février 1899.
  8. Le Monde illustré, 3 février 1900.
  9. La Renaissance des Halles était une association très connue et active aux Halles de Paris. Madame Massot, sa présidente, était la seule femme au milieu des présidents d'autres associations, tous des hommes, qui organisaient les festivités de la Mi-Carême.
  10. Le temps fut effectivement clément le jour du défilé, comme le rapporte Le Figaro du lendemain de la Mi-Carême, vendredi 23 mars 1900.
  11. Recensement de population, Saint-Hélier, Jersey, , FamilySearch [lire en ligne]
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