Coenraad van Beuningen

Coenraad van Beuningen
Fonctions
Bourgmestre d'Amsterdam
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Bourgmestre d'Amsterdam
Bourgmestre d'Amsterdam
Ambassadeur
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Activités
Père
Dirck Geurtsz. van Beuningen (d)
Mère
Catharina Burgh (d)
Autres informations
Membre de
Amsterdam Vroedschap (d) (-)
Royal Society ()
Maître

Coenraad van Beuningen (1622 – ) est un diplomate des Provinces-Unies. Bourgmestre d'Amsterdam en 1669, 1672, 1680, 1681, 1683 et 1684, il est également directeur de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales à partir de 1681. Il est probablement bipolaire et devient instable psychologiquement après la perte de sa fortune en 1688.

Biographie

Jeunesse

Coenraad est baptisé à la maison car son père, Dirk van Beuningen, et sa mère, Catharina Burgh, sont Remonstrants et ne souhaitent pas créer de polémique. Il est le petit-fils de Geurt van Beuningen et d'Albert C. Burgh, tous deux maires d'Amsterdam et fortement impliqués dans la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. Coenraad grandit près de la Sint Antoniesbreestraat, dans un quartier multiconfessionnel et multiethnique, voisin de Pieter Lastman. Il reçoit son éducation à l'école latine de Gérard Vossius et Gaspard van Baerle, avant d'entamer ses études à l'université de Leyde en 1639. En 1642, Hugo Grotius, envoyé suédois à Paris, le nomme secrétaire et, en 1643, Coenraad devient greffier municipal à Amsterdam, bien qu'il ne s'en sente pas capable.

Suède

Vers 1650, Van Beuningen se sent attiré par Spinoza et les collégiens de Rijnsburg. Il mène une vie simple, sans emploi, dans les environs. En 1652, il est envoyé en mission auprès de la reine Christine de Suède, qui apprend le grec auprès de son camarade d'école Isaac Vossius. En 1654, il se rend à Stade pour négocier un accord concernant le contrôle de l'accès à l'Øresund. Le nord de l'Allemagne est alors occupé par les Suédois. Les Danois tentent de contrôler l'Elbe, le commerce avec Hambourg, et occupent Brême. Van Beuningen affirme que les clés de l'Øresund se trouvent dans le port d'Amsterdam. Trois ans plus tard, en tant qu'envoyé à Copenhague, il faillit tomber entre les mains du roi Charles X Gustave de Suède, mais parvient à s'échapper à bord d'une petite embarcation.

Ambassadeur

En 1660, il est envoyé en mission en France et en Angleterre. Louis XIV lui propose un poste en France, qu'il refuse. Van Beuningen met en garde contre la politique impérialiste et mercantiliste française et souhaite s'installer à Constantinople. Impressionné par Jan Swammerdam, qui voyage en France pour étudier, il demeure son fidèle soutien jusqu'à la fin de sa vie. La même année, en 1664, un traité avec la France est suivi par la seconde guerre anglo-néerlandaise et la Triple-Alliance. En 1669, il achète un terrain dans une ruelle et y fait construire une maison (Blijenburg) à La Haye, qu'il orne de tableaux et de tapis turcs. Van Beuningen approuve l'embargo sur la soie française et les mesures prises contre le brandy et le sel français. La même année, il devient maire d'Amsterdam. En 1672, il est désigné comme successeur de Johan de Witt, bien qu'il ne soit pas un républicain convaincu. Tombé en disgrâce auprès du stathouder Guillaume III, il est victime d'une tentative d'assassinat. On raconte qu'il fut choqué et qu'il brûla une partie de ses meubles. Dans une de ses lettres, il évoque l'expansion fulgurante du commerce et de l'impérialisme en Inde et en Amérique. Il constate également que la République des Provinces-Unies a compté, pendant 150 ans, plus de soldats que tous les autres pays chrétiens réunis.

Dernières années

Van Beuningen s'intéresse davantage à la littérature, à la philosophie, à la théologie, à l'histoire et aux sciences naturelles. Il écrit abondamment sur les conséquences des vents et courants tropicaux, et en discute avec Isaac Vossius. Il est ami avec Jan Six et Anne-Marie de Schurman. Van Beuningen s'intéresse aux idées de Descartes et les associe à un intérêt pour le mysticisme, l'astrologie, le millénarisme, l'interprétation des rêves et les phénomènes surnaturels. Il sympathise avec Jean de Labadie et les quakers.

En 1672, le Rampjaar, le théâtre local, appelé Schouwburg de Van Campen, est fermé pendant la guerre contre les Français, les Anglais et deux évêques allemands, Bernhard von Galen de Münster et Maximilien-Henri de Bavière de Cologne. Il rouvre ses portes en 1677, après une campagne déterminée menée par Van Beuningen et Johan Hudde, à condition qu'aucune pièce ne soit jouée qui puisse être jugée préjudiciable aux bonnes mœurs ou à l'Église. En 1682, il finance la publication de l'œuvre du mystique Jakob Böhme. En 1686, Van Beuningen épouse sa voisine, la riche et volage Jacoba Victoria Bartolotti, de plusieurs années sa cadette.

Van Beuningen exige des économies de la part de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), proposant des mesures pour une administration plus efficace et réclamant un contrôle accru et une application plus stricte des règles de la Compagnie en Asie. La situation étant pacifique, les convois et l'entretien des forts de la VOC sont jugés moins nécessaires. Critiqué à plusieurs reprises pour ces suggestions, il y renonce, mais affirme que le succès de la Compagnie est dû à la compétence de ses administrateurs durant ses vingt premières années.

En 1688, Van Beuningen perd un demi-million de florins en spéculant sur les actions de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC). Le financement de l'invasion armée de l'Angleterre par Guillaume III provoque une crise financière aux Provinces-Unies. Il devient fou et la ville d'Amsterdam est nommée son tuteur légal. Rapidement, il est placé sous la tutelle de ses pairs, dont Johan Hudde. Sa maison de La Haye est réquisitionnée par la VOC en 1690.

Durant ses dernières années, Van Beuningen écrit aux autorités ecclésiastiques au sujet de l'apocalypse imminente et fait peindre des symboles hébraïques ou kabbalistiques sur sa maison de l'Amstel. Il est emprisonné non loin de là et meurt à Amsterdam le , laissant derrière lui « une cape et deux robes de chambre », un lit, quelques chaises, un bureau, un miroir ovale, quatre vieux tabourets et « un portrait d'homme » par Rembrandt, estimé à sept florins.

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Coenraad van Beuningen » (voir la liste des auteurs).
  • Cook, H. (2007) Matters of Exchange. Commerce, Medicine, and Science in the Dutch Golden Age, p. 286.
  • Israel, J. (1995) The Dutch Republic. Its Rise, Greatness and Fall 1477–1806.

Liens externes

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