Collège Saint-Joseph (Fontenay-le-Comte)
| Fondation |
1878 par Nicolas-Clovis-Joseph Catteau |
|---|---|
| Type | Établissement privé catholique |
| Académie | Académie de Nantes |
|---|---|
| Principal | Céline Germouty |
| Principal adjoint | Laurence Berton |
| Étudiants | 719 |
|---|---|
| Enseignants | 90 |
| Diplômes délivrés | Diplôme national du Brevet |
| Niveaux délivrés | Enseignement secondaire |
| Formation | Collège |
| Langue(s) des cours | Allemand, espagnol, anglais |
| Ville | Fontenay-le-Comte |
|---|---|
| Pays |
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| Site web | https://stjo-fontenay.fr |
| Coordonnées | 46° 27′ 58″ nord, 0° 48′ 43,7″ ouest | |||
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| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Géolocalisation sur la carte : Vendée
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Le collège Saint-Joseph est un établissement d'enseignement privé catholique, secondaire, situé à Fontenay-le-Comte, en Vendée.
Histoire
Couvent des capucins
Les frères capucins s’implantent à Fontenay en 1608. Après une résidence transitoire à la Croix-Blanche, située rue Benjamin-Fillon, la communauté conventuelle entre en possession, en 1620, du domaine de Bélesbat, établi rue Barnabé-Brisson et cédé par libéralité de Jean Tiraqueau[1]. L’édification du couvent, engagée sur une période prolongée, progresse avec lenteur et demeure encore inaboutie en 1646, date à laquelle est conclu un marché portant sur l’aménagement des dortoirs ainsi que de l’infirmerie[1].
À la veille de la Révolution française, le couvent fait l’objet d’une aliénation au titre des biens nationaux, puis passe entre les mains de propriétaires privés à l’issue d’une adjudication[1]. Durant la première moitié du XIXᵉ siècle, l’ancien enclos conventuel connaît une progressive mutation résidentielle et se voit occupé par plusieurs demeures particulières[1]. Cette recomposition parcellaire se manifeste notamment par l’édification, vers 1813, d’une habitation sise au numéro 5 de la rue Barnabé-Brisson, puis par la construction, en 1845[1], d’une maison de maître établie au numéro 7, connue sous l’appellation d’« hôtel Vinet » et détenue par la famille Mignon-Vinet[1].
Fondation et inauguration

En 1878, Alexis Mignon et son épouse Blanche Vinet vendent à Nicolas Catteau leur demeure, alors désignée sous l’appellation d’« hôtel Vinet », ainsi que les dépendances qui y sont attenantes[2]. À la suite de cette acquisition, d’importantes opérations d’aménagement et de réfection sont entreprises en vue de disposer les lieux à l’accueil des élèves lors de la rentrée scolaire suivante[3]. Le lundi 18 octobre 1878, Nicolas Catteau procède à l’inauguration de l’établissement en présence d’une assistance particulièrement nombreuse[3]. La cérémonie s’ouvre par une messe du Saint-Esprit célébrée dans l’église Notre-Dame, puis se prolonge par un cortège processionnel parcourant les principales artères de la localité avant de gagner la cour de l’institution, où se déroulent la bénédiction de l’édifice ainsi que celle de la cloche, offerte par M. Brunet, curé de Serigné[3].
Développement des infrastructures
En 1879, l’édification de la chapelle parvient à son terme. Deux années plus tard, le père Germain, alors supérieur de l’établissement, acquiert un immeuble contigu destiné à recevoir les classes préparatoires ; cette initiative donne naissance au petit pensionnat Saint-Joseph[3]. L’institution demeure en activité jusqu’en 1887, date à laquelle les religieuses chargées de l’enseignement se voient contraintes d’évacuer les lieux à la suite d’une délibération municipale[3]. Confronté à l’accroissement continu des effectifs scolaires, le père Germain prescrit ensuite la construction d’un vaste corps de bâtiment au nord-est du domaine[3]. L’édifice réunit un grand nombre de salles d’enseignement et de dortoirs, et constitue durant de longues années le principal foyer de la vie pensionnaire de l’institution[3]. La pose de la première pierre intervient le 24 mai 1887 ; le bâtiment est inauguré le 13 octobre de la même année[3].
En 1888, l’édifice principal fait l’objet d’une réédification intégrale. Les campagnes de restauration entreprises en 1971 puis en 1977 affectent principalement l’ordonnance de la façade, dont le traitement met davantage en exergue l’appareil lithique apparent[3]. Le 14 juin 1893, le père Ménard propose la constitution d’une association destinée à réunir les anciens maîtres et élèves de l’institution afin de pérenniser les relations de confraternité entretenues au sein de l’établissement[3]. La première assemblée se tient quelques semaines plus tard et réunit environ cent trente adhérents[3]. Cette société associative cesse toutefois ses activités à l’issue des célébrations du centenaire de l’établissement, en 1978, en raison d’un dépérissement progressif de la participation[3]. En janvier 1898 paraît un périodique mensuel intitulé Les Échos, publication émanant des institutions Richelieu de Luçon, Sainte-Marie de La Roche-sur-Yon et Saint-Joseph de Fontenay-le-Comte. Ce bulletin assure notamment la diffusion des informations relatives à la vie des établissements ainsi qu’aux diverses manifestations qui s’y déroulent. Sa parution s’interrompt néanmoins durant la Seconde Guerre mondiale[3].
Lois anticléricales et Première Guerre mondiale
À compter de 1901, l’établissement subit les effets des législations dirigées contre les congrégations religieuses[3]. Cette politique contraint une part substantielle des religieuses ainsi que les frères de Saint-Gabriel à se retirer définitivement du collège, ce qui provoque une contraction marquée des effectifs scolaires[3]. Malgré ces difficultés conjoncturelles, l’institution connaît un renouveau dès la rentrée de 1910 et retrouve une dynamique de croissance excédant les estimations alors formulées[3]. L’internat, toutefois, demeure affecté par une érosion continue de sa fréquentation et cesse définitivement son activité en 1960[3].
En 1914, le déclenchement de la Première Guerre mondiale provoque la mobilisation d’une part substantielle du corps professoral. Au cours du conflit, l’établissement est réquisitionné à des fins hospitalières, circonstance qui suscite des incertitudes quant au maintien effectif de la rentrée scolaire. L’année 1922 correspond à une phase de modernisation technique marquée par la substitution de l’éclairage électrique aux lampes à pétrole, puis par l’adduction de l’eau courante. En 1923, le père Robin succède au père Ménard, lequel se démet de ses fonctions directoriales en raison de la dégradation de son état de santé[3].
Extensions et Modernisation
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En 1926, sous l’autorité du père Robin, l’établissement connaît une phase d’extension substantielle : l’aile gauche de la cour d’honneur est élevée, tandis que divers locaux contigus viennent prolonger le corps principal de l’édifice scolaire. Cette nouvelle ordonnance architecturale s’articule autour d’une galerie de circulation surélevée assurant la liaison entre les différents ensembles bâtis. En 1930, la villa Hélène fait l’objet d’une acquisition afin d’être affectée à l’hébergement des pensionnaires ainsi qu’aux appartements destinés au corps professoral ; cette adjonction favorise dès lors la poursuite de l’accroissement immobilier et de la réorganisation infrastructurelle de l’institution[3].
Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale altère profondément le déroulement de la rentrée scolaire. Pour la seconde fois en moins d’un quart de siècle, l’établissement est converti en structure hospitalière, tandis qu’une part substantielle du corps professoral est mobilisée[3]. Nonobstant ces circonstances adverses, une quinzaine d’enseignants maintiennent l’exercice de leurs fonctions et dispensent l’instruction à cent soixante-quinze élèves originaires de l’ensemble du territoire français ainsi que de Belgique[3]. Malgré les désordres induits par le conflit, l’activité du collège se perpétue et les effectifs connaissent une progression continue. Le père Texier succède au père Robin, dont le décès survient le 16 février 1941[3].
Création de l'école technique et autres structures


En 1949, Pierre Baron-Latouche aliène sa demeure ainsi que le parc de Jarnigande au profit du collège, opération qui entraîne l’accroissement de moitié de l’emprise foncière de l’établissement[3]. L’année suivante, sous l’autorité du père Courmailleau, l’institution se dote d’une école technique. En 1958, l’érection d’un édifice de grande ampleur permet en outre l’implantation d’une section industrielle[3]. Simultanément, la chapelle des Carmélites déchaussées entre dans le patrimoine du collège, à la suite du redéploiement de la communauté religieuse vers d’autres établissements consécutivement à l’érosion de ses effectifs[3].
En 1965, il est procédé à l’institution d’un laboratoire de chimie et de sciences naturelles, marquant l’adjonction d’un pôle expérimental aux dispositifs pédagogiques existants[3]. L’année suivante, en 1966, la division dite des Abeilles met en place un collège d’enseignement secondaire (C.E.S.), placé sous l’autorité du père Parois, dont l’implication structure alors l’organisation naissante de cet établissement[3]. En septembre 1967, est édifié un gymnase, venant compléter l’infrastructure sportive déjà en place et en accroître la capacité fonctionnelle. Un an plus tard, en 1968, le père Parois est nommé supérieur de l’établissement, consacrant ainsi son rôle directeur dans la hiérarchie institutionnelle[3]. La même année intervient la fusion des institutions Notre-Dame et Saint-Joseph, lesquelles sont regroupées dans une structure de gestion commune dénommée INCAF (Institutions catholiques fontenaisiennes)[3].
Réformes et changements récents
Entre 1975 et 1982, une série de réaménagements structurels reconfigure en profondeur l’organisation interne du collège, dans un contexte d’échanges institutionnels avec le lycée Notre-Dame, de l’instauration progressive de la coéducation et d’une dissociation de plus en plus nette entre le cycle inférieur et le cycle supérieur[3]. Ce processus de recomposition institutionnelle conduit à la constitution de quatre établissements scolaires désormais autonomes les uns des autres. À la rentrée de 1982, de nouvelles restructurations aboutissent à la mise en place de deux entités administrativement distinctes[3] :
- Un collège mixte (de la 6e à la 3e) dirigé par Pierre Girard à Saint-Joseph.
- Un lycée mixte polyvalent à Notre-Dame, avec diverses composantes, dirigé par Gilbert Brianceau.
Vers 1990, l’hôtel Baron-Latouche, édifice caractérisé par une façade de style néo-classique, fait l’objet de transformations substantielles qui entraînent un retrait du parement de façade[1]. Les interventions de restauration, conjointement à l’implantation d’équipements à vocation sportive, constituent des dispositifs mutualisés entre les diverses entités gestionnaires[1]. Concomitamment, le père Parois, alors supérieur de la communauté, se démet de ses fonctions afin d’être nommé curé de Vouvant[4]. Dans le même mouvement, les sœurs de l’Union chrétienne transfèrent la direction de l’établissement à l’institution Notre-Dame[4].
En 1995, l’édifice carmélitain est cédé à un acquéreur privé, ce qui entraîne une réorientation de la destination fonctionnelle des locaux et une réaffectation progressive de leurs usages. En 2003, est instituée une unité localisée pour l’inclusion scolaire (ULIS)[4].
Chapelle Saint-Joseph


Le 3 août 1879, sous la présidence de Nicolas Catteau, évêque de Luçon, et en présence d’une assistance nombreuse composée de dignitaires ecclésiastiques et de notabilités civiles, se déroule la cérémonie de fondation et de bénédiction de la première pierre de la chapelle Saint-Joseph[3]. Afin d’assurer le financement de cet édifice cultuel, le père Germain, supérieur de l’établissement, organise une souscription publique[3]. Les fonds recueillis proviennent de multiples bienfaiteurs, au premier rang desquels figurent Nicolas Catteau lui-même, la famille Mignon-Vinet, divers membres du clergé ainsi qu’un ensemble de mécènes[3]. L’exécution des travaux s’effectue avec célérité et sans entrave financière notable. L’élaboration des plans de la chapelle est confiée à Octave de Rochebrune, assisté de l’architecte Jean-Baptiste Bouffier[4].
Le 18 avril 1881, la chapelle fait l’objet d’une inauguration assortie d’une consécration liturgique assurée par Nicolas Catteau, acte qui consacre son affectation au culte communautaire[3]. À l’issue de cette cérémonie, son chœur reçoit l’adjonction de trois verrières distinctes[3]. La verrière centrale figure la dévotion des fidèles sous la forme d’un cœur sacré irradiant une lumière diffuse, tandis que celle disposée à gauche représente la communion de saint Stanislas Kostka[3]. Au fil des années, les contributions régulières des familles et des élèves, particulièrement sensibles lors des célébrations de premières communions, participent à l’enrichissement progressif du décor intérieur[3].
Dès les premières années, des réserves substantielles sont formulées quant à la solidité structurelle de la chapelle[3]. En 1909, des travaux de consolidation sont entrepris, sans toutefois faire disparaître durablement des indices de fragilité, lesquels réapparaissent de manière intermittente au fil du temps[3]. En 1968, lors de l’assemblée générale des anciens élèves, la question de la restauration, de la reconversion ou de la démolition de l’édifice est explicitement soulevée par le père Texier, alors supérieur de l’établissement[3]. En février 1972, une tempête d’une intensité notable altère sévèrement la charpente et occasionne diverses dégradations additionnelles, accélérant ainsi les discussions relatives au devenir du bâtiment[3]. La décision de procéder à la démolition de la chapelle est finalement arrêtée, non sans réticences, en 1979[2].
Notes et références
- « Couvent de capucins »
- « L’établissement | Collège Saint Joseph - Fontenay-le-Comte », sur stjo-fontenay.fr (consulté le )
- Aujard, Robert, 1953-, Fontenay-le-Comte : capitale du Bas-Poitou, ville millénaire, R. Aujard, (OCLC 462955351, lire en ligne).
- « Découverte du collège »
, sur Collège Saint-Joseph (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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