Colline artificielle

Silbury Hill, tumulus qui passe pour être la plus grande colline artificielle d'Europe et l'une des plus grandes au monde.
Le Silbury Hill — entré dans la liste du patrimoine mondial de concert avec Stonehenge et Avebury en 1986 — passe pour être la plus grande colline artificielle d'Europe et l'une des plus grandes au monde.
Tell Hazor, site cananéen de l'Âge de bronze en Galilée.
Vue aérienne du tell Hazor, site cananéen de l'Âge de bronze en Galilée.

En géomorphologie, une colline artificielle est — au contraire des collines naturelles — un modelé peu structuré créé par l'homme, c'est-à-dire anthropogène[1].

Il n'existe aucune définition et description générale de ce que le terme colline désigne. Les géomorphologues partent, en général, d'une différence d'altitude (de) de 200 m au maximum, et n'établissent aucun lien avec l'altitude absolue.

Types

Fonction funéraire et rituelle

Citons les tumuli, comme lieux d'inhumation préhistoriques[2] et les kourganes.

Un exemple-phare est Silbury Hill, au Royaume-Uni.

Tells au Proche-Orient et mottes castrales en Europe

Les tells résultent de l'accumulation de débris de bâtiments, d'habitations et de matières sur une longue période, sur un lieu anciennement occupé par les hommes.

Une motte castrale est composée d'un remblai de terre rapportée volumineux et circulaire, le tertre.

Terpen

Terp à Hallig.

Les terpen (aux Pays-Bas) ou Warften (en Allemagne) désignent une élévation artificielle construite par l'homme afin d'accueillir un habitat protégé du mouvement des marées dans les plaines littorales[3].

Jardins publics

Les remblais artificiels et collines modelées par terrassement[4] dans les jardins à l'anglaise[5] constituent autant de collines artificielles.

Gestion des déchets

Les terrils (résidus miniers), schuttberge (collines de débris) et les décharges[6] forment des collines artificielles modernes.

La colline d'Élancourt, constituée de remblais et déchets, s'élève à une altitude de 231 mètres, dorénavant point culminant de toute la région Île-de-France.

En archéologie, on rencontre également des amas coquillier.

Exemples

Références

  1. Frank Ahnert: Einführung in die Geomorphologie. 1996 (teilweise Digitalisat), hier S. 13.
  2. Ulrich Fischer: Die Gräber der Steinzeit im Saalegebiet. Studien über neolithische und frühbronzezeitliche Grab- und Bestattungsformen in Sachsen-Thüringen (= Vorgeschichtliche Forschungen. Band 15). De Gruyter, Berlin 1956, S. 192—195. (= Grabtiefen und Grabhügel.)
  3. Dirk Meier: Die Nordseeküste: Geschichte einer Landschaft. Heide 2006, (ISBN 978-3-8042-1182-7).
  4. Julia Berger, Uta Hassler, Kilian Jost: Konstruierte Bergerlebnisse – Wasserfälle, Alpenszenerien, illuminierte Natur. München 2015, (ISBN 978-3-7774-2579-5).
  5. Kilian Jost: Felsenlandschaften – eine Bauaufgabe des 19. Jahrhunderts. Grotten, Wasserfälle und Felsen in landschaftlichen Gartenanlagen. Dissertation, Zürich 2015, (ISBN 978-3-00-053146-0).
  6. Ulrike Forßbohm: Kriegs-End-Moränen. Zum Denkmalwert der Trümmerberge in Berlin. Berlin 2009 (Diplomarbeit an der TU Berlin, Digitalisat)
  7. Alfred Dürr: Englischer Garten: Monopteros wird saniert. In: Süddeutsche Zeitung, 1. Oktober 2014.
  8. Olympiaberg München mux.de, Abruf am 9. August 2016.
  9. Max Rauner: Die Ruhe vor dem Sturm. In: Die Zeit, 5. August 2009, abgerufen am 19. Mai 2021.

Liens

Articles connexes

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