Combat d'Anoumalane

Combat d'Anoumalane

Informations générales
Date
Lieu Entre Aguel'hoc et Anéfis
Issue Victoire du FLA
Belligérants
FLA
Forces en présence
Inconnues
~ 30 véhicules[1]
Inconnues
Pertes
15 à 45 morts[2],[3]
7 à 21 véhicules détruits[1],[2]
15 véhicules capturés[2]
3 morts[2]
7 blessés[2]
2 véhicules détruits[4]

Guerre du Mali

Batailles

Coordonnées 19° 27′ 54″ nord, 0° 51′ 18″ est
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Combat d'Anoumalane

Le combat d'Anoumalane a lieu le , pendant la guerre du Mali. Il s'achève par la victoire des rebelles du Front de libération de l'Azawad (FLA) qui tendent une embuscade à un convoi des Forces armées maliennes et de l'Africa Corps, près de la localité d'Anoumalane, entre Aguel'hoc et Anéfis.

Déroulement

Le , dans la région de Kidal, un convoi logistique de l'armée malienne et de l'Africa Corps, fort d'un trentaine de véhicules, dont des blindés et des pick-up, sort de la ville d'Anéfis et prend la route d'Aguel'hoc, situé à 200 kilomètres au nord[1],[5].

Le , il subit une première attaque à Tadjereret, où trois véhicules sautent sur des engins explosifs improvisés[1],[5].

Le , vers 7 heures du matin, le convoi russo-malien tombe dans une embuscade à Anoumalane, à une quarantaine de kilomètres d'Aguel'hoc[1],[5]. Selon RFI, pendant deux heures les rebelles effectuent essentiellement des tirs à l'arme lourde, à distance, et évitent les combats rapprochés[5]. L'armée malienne réplique alors en effectuant des frappes aériennes avec des drones, des avions de chasse et des hélicoptères, ce qui met un terme à l'affrontement[5].

Dans un communiqué publié dans l'après-midi, l'armée malienne dément dans un premier temps toute « prétendue attaque », en dénonçant des « informations fallacieuses » destinées à « instiller la peur et perturber l'opinion publique »[5]. Elle change cependant de version dans un autre communiqué publié deux heures après, dans lequel elle affirme avoir infligé une défaite à « un groupe armé terroriste », avec un « assaut » le et une « riposte fulgurante » le 13[5],[2]. En revanche, le Front de libération de l'Azawad revendique le même jour une « grande victoire » et affirme que l'essentiel du convoi a été « anéanti »[5].

Pertes

Le jour même, le Front de libération de l'Azawad déclare que son attaque a fait plusieurs dizaines de morts, dont des éléments de l'Africa Corps, et précise qu'« une quinzaine de corps sont restés abandonnés sur le lieu du combat »[2],[6],[4]. Il affirme que seulement une dizaine de véhicules parviennent à s'enfuir[4] et revendique la destruction de « 21 véhicules militaires, dont des blindés et des pick-up armés »[2],[6] et la capture d'une quinzaine d'autres, dont un blindé et 12 camions[5]. Des images montrant des corps d’hommes blancs en tenue de combat et de nombreux véhicules détruits ou capturés sont diffusées par les rebelles[2],[5].

Le FLA annonce également trois morts et sept blessés dans ses rangs, ainsi que deux véhicules détruits[2],[6],[4].

Selon le journal Le Monde, au moins sept véhicules sont détruits et cinq autres ont réussi à se replier, tandis qu'un hélicoptère aurait été touché et contraint de se poser à Tessalit[1]. Selon RFI, la destruction de nombreux véhicules est confirmé par des sources sécuritaires et civiles maliennes[5].

Selon le groupe de recherche All Eyes on Wagner, les pertes seraient de 45 morts pour les forces russo-maliennes[3].

L'armée malienne ne donne quant à elle aucun bilan et déclare seulement avoir tué plusieurs « combattants ennemis »[6].

Références

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