Combat de Tongo-Tongo
| Date | - |
|---|---|
| Lieu | Tongo-Tongo |
| Issue | Victoire franco-nigérienne |
Inconnues 2+ hélicoptères Tigre 4+ avions Mirage 2000 1 avion ravitailleur KC-135 1 avion Atlantique 2 1 drone MQ-9 Reaper Inconnues 1 drone MQ-9 Reaper |
Inconnues |
Aucune[1] Aucune[1] |
~ 15 morts[1] |
Batailles
- Tlemss
- 1re Tilwa
- Tabankort
- Ouraren
- Adrar Bouss
- Agadez et Arlit
- Tchibarakaten
- Mangaïzé
- Tazalit
- 1re Bani Bangou
- 2e Tilwa
- Wanzarbé
- Abala
- Midal
- 1re Tongo Tongo
- 1re Ayorou
- 2e Tongo-Tongo
- Baley Beri
- 1re Inates
- 2e Inates
- Sanam
- Chinégodar
- 2e Ayorou
- 2e Bani Bangou
- Taroun
- Torodi
- Adabda
- Intagamey
- Koutougou
- Tabatol
- Takanamat
- Teguey
- Chatoumane
- Eknewane
- 3e Bani Bangou
- Aéroport de Niamey
| Coordonnées | 15° 03′ 26″ nord, 1° 50′ 06″ est | |
|---|---|---|
Le combat de Tongo-Tongo a lieu les et pendant la guerre du Sahel.
Prélude
Une katiba de l'État islamique dans le Grand Sahara se déplaçant à moto est surveillée par les forces de l'opération Barkhane depuis plusieurs jours, notamment par un drone MQ-9 Reaper français, et qui avait déjà été bombardée[2].
Les djiadistes sont au Niger proche de la frontière avec le Mali à proximité du village de Tongo-Tongo (en) connu pour l'embuscade de l'État islamique dans le Grand Sahara ayant tué une dizaines de soldats américains et nigérien dans la région en [1],[3],[4].
L'opération aérienne française visant cette katiba demande une forte coordination entre avions Mirage 2000 et drone MQ-9 Reaper de l'Armée de l'air, avion Atlantique 2 de la Marine nationale et hélicoptères Tigre de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre. En effet, l'essentiel des moyens aériens français au Sahel sont mobilisés avec au moins deux patrouilles de chasses composée chacune d'un Mirage 2000D et d'un Mirage 2000C soutenus par un avion ravitailleur KC-135, le tout avec le soutien d'un drone MQ-9 Reaper américain[2].
Déroulement
Les moyens aériens français se mettent en place dans l'après midi du et contournent l'objectif pour éviter d'être détecté à l'oreille par l'ennemis. La première patrouille de Mirage 2000 large des bombes guidées par GPS et des bombes guidées laser grâce au drone Reaper sur des caches d'armes[2].
Le groupe djihadiste en mouvement s'arrête dans une petite forêt où il se cache et où il est visé par des bombes guidées par GPS et par des bombes Mk82 non guidées larguées par des Mirage 2000, puis par les hélicoptères Tigre à coup de roquettes et de canon qui bloquent aussi toute retraite. Cette attaque embrase la forêt qui servait de dépôt de carburant aux djihadistes[2].
La forêt est atteinte par la route au matin du par les troupes terrestres franco-nigériennes[2], composées notamment de commandos montagne et de commandos parachutistes[5]. Le tout est appuyés par des hélicoptères et fouille les positions djihadistes pendant 48 heures[5].
Pertes
Selon l'armée française, une quinzaine de djihadistes sont tués dans l'opération alors ques les troupes françaises et nigériennes ne déplorent aucune perte[1].
Une vingtaine de motos sont récupérées ainsi que des munitions et 26 armes, dont des mitrailleuses[6]. Des équipements militaires et des armes d'origine américaine capturés par les djihadistes au cours de l'embuscade de Tongo-Tongo sont également retrouvées sur place[2].
Références
- « Niger : une quinzaine de djihadistes tués par les forces françaises et l’armée nigérienne », Le Monde,
- Alexandre Jubelin et Lieutenant-colonel Adrien, « Chasse d’une katiba de l’Etat islamique au Sahel », sur Le Collimateur, (consulté le )
- ↑ Sophie Louet, Reuters, « Niger: Une quinzaine de djihadistes tués par Barkhane et l'armée », Challenges,
- ↑ « Niger: une quinzaine de présumés jihadistes tués à la frontière malienne », sur RFI, (consulté le )
- Laurent Lagneau, « La force française Barkhane frappe des positions jihadistes au Niger et neutralise une quinzaine de terroristes », sur Zone Militaire, (consulté le )
- ↑ « Une quinzaine de djihadistes tués au Niger », sur Le Figaro, (consulté le )
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