Combat de la Gare-aux-Bœufs

Combat de la Gare-aux-bœufs

Informations générales
Date
Lieu Gare-aux-Bœufs à Choisy-le-Roi
Issue Indécise
Belligérants
Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse Drapeau de la France France
Commandants
Amiral Pothuau
Forces en présence
11 700

Guerre franco-prussienne
Siège de Paris

Batailles

Coordonnées 48° 45′ 59″ nord, 2° 24′ 28″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Combat de la Gare-aux-bœufs
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Combat de la Gare-aux-bœufs
Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne
(Voir situation sur carte : Val-de-Marne)
Combat de la Gare-aux-bœufs

Le combat de la Gare-aux-Bœufs a lieu le , pendant le siège de Paris durant la guerre franco-allemande. Les troupes françaises sous les ordres du général Vinoy lancent une attaque de diversion, afin de suppléer la grande opération à Champigny.

Contexte

Pour redonner espoir aux habitants de la capitale, le général Louis Trochu, gouverneur de Paris, décide d'organiser une sortie générale afin d'effectuer une percée des lignes allemandes.

À cet effet, le général Vinoy prend le commandement de toute la rive gauche de la Seine et des 3 divisions qui s'y trouvent en position et qui sont sous les ordres des généraux Corréard, de Maud'huy et du contre-amiral Pothuau. L'ensemble s'élève à 38 100 hommes :

Plusieurs attaques de diversion sont lancées, l'effort principal étant dirigé sur Champigny-sur-Marne. Sur la rive gauche, la division Maud'huy doit attaquer l'Haÿ et la division Pothuau la Gare-aux-Bœufs[1].

Le combat

Les troupes de la division Pothuau devant passer très à découvert sous le feu prussien, les colonnes reçoivent l'ordre de partir de très bonne heure, se dirigeant avant le jour afin de prendre l'objectif aussitôt.

Les troupes de l'amiral Pothuau enlèvent par un vigoureux coup de main la Gare-aux-Bœufs[2], ainsi que le poste prussien qui la défend ; celui-ci est fait en partie prisonnier, dont un officier. Les forces françaises s'y retranchent fortement. Les Prussiens ne cherchent pas à reprendre la position.

À 8 h 35, une dépêche télégraphique émanant du gouverneur de Paris arrive au général Schmitz, indiquant : « Prévenez Vinoy, La Roncière, Beaufort et Liniers que la grande opération est ajournée par suite de la crue de la Marne et rupture du barrage. La suite de leur opération doit se mesurer sur cet incident. Ils seront juges ». À 9 h 40 une seconde dépêche télégraphique indique : « Opération transformée. Par suite de l'impossibilité de faire parvenir des instructions coordonnées à la masse des troupes réunies sur la Marne, nous restons dans nos positions prêts à agir du côté d'Avron où la présence d'une nombreuse artillerie peut nous engager ».

À la suite de ces dépêches, le général Vinoy jugeant sa possession inutile donne l'ordre de la faire évacuer. Les troupes entament alors dans l'après-midi une retraite qui n'est aucunement inquiétée par les forces prussiennes.

Bilan

Avec l'ajournement de la grande opération, les Prussiens ont ainsi le temps de prendre ses dispositions pour leur défense, et d'appeler en grand nombre des renforts sur les points menacés. D’autre part, les troupes françaises qui sont restées sur pied durant la nuit puis ont combattu pendant cette journée se trouvent trop fatiguées pour être utilisées le lendemain.

Bibliographie

  • Joseph Vinoy, Campagne de 1870-1871. Siège de Paris : opérations du 13e corps et de la troisième armée, Paris, E. Plon et Cie, (lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Notes et références


Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du Second Empire
  • icône décorative Portail de l’histoire militaire