Comité pour une autre politique
Le Comité pour une autre politique (CAP), en néerlandais Comité voor een Andere Politiek, était un mouvement politique belge unitaire orienté à « gauche »[1], fondé fin 2005 (bien qu'officiellement lancé le ) et autodissous en .
Création
Les initiateurs en sont Jef Sleeckx[2], ancien député SP.a, Lode Van Outrive, ancien eurodéputé SP.a, et Georges Debunne, ancien président de la FGTB et de la Confédération européenne des syndicats, trois anciens du mouvement socialiste belge.
Appel « Een Andere Politiek »
L'histoire de la collaboration des trois initiateurs a débuté en 2005, après que le gouvernement belge eut annoncé que le projet de Constitution européenne ne serait pas soumis à un référendum, comme dans la plupart des pays d'Europe. Jef Sleeckx et Georges Debunne se rendirent au Parlement flamand le avec une pétition signée par 15 000 citoyens belges, afin de demander qu'un référendum soit organisé en Flandre[3].
Parallèlement, du côté francophone, un appel fut publié le dans la Libre Belgique sous forme de « carte blanche » et titré « Une autre gauche est nécessaire ». Cet appel était signé par une trentaine de personnalités de gauche, syndicales, académiques, associatives... et tirait le bilan de la déglingue du système de protection sociale belge et de la société en général, mais aussi du fait que la social-démocratie et les verts ne formaient en rien une opposition conséquente à cette situation. Cet appel reçu de nombreuses réactions favorables[réf. souhaitée] et déboucha donc sur une série de réunions fédérales au plan francophone (avec une participation systématique de plusieurs néerlandophones) qui conduisirent à la création d'Une Autre Gauche (UAG). Rapidement des échanges et des réunions de contact eurent lieu avec CAP, une bonne relation s'instaurant particulièrement avec Jef Sleeckx et Lode Van Outrive. Petit à petit il fut convenu que la journée du serait coorganisée par les deux mouvements[4].
28 octobre 2006
La journée du fut conclue par le vote à la quasi-unanimité d'une motion en trois points[5] :
« 1. Il est avant tout et surtout nécessaire de poursuivre la construction du mouvement sous la forme d’un programme politique combatif et avec des propositions concrètes, radicalement opposé à la politique actuelle néolibérale et pro capitaliste. Nous nous y attelons dès aujourd’hui avec les propositions qui sortent des 12 groupes de travail.
2. Nous devons aller plus loin et participer aux prochaines élections fédérales, sans par ailleurs rompre avec la dynamique propre au mouvement. Là où les conditions nécessaires seront réunies pour une participation crédible, des listes seront déposées pour les élections fédérales. Nous nous engageons sur base des propositions de cette réunion et de toutes nos expériences, à soumettre un programme électoral à l’approbation de notre mouvement.
3. Tous les habitants de Belgique intéressés, peu importe la langue qu’ils parlent, sont invités à collaborer de manière aussi intensive que possible. UAG et CAP doivent poursuivre leur collaboration et l’intensifier, tendre à former une solide coordination, et s’élargir selon les besoins. Une période d’expériences communes sera nécessaire avant de décider si notre organisation politique doit devenir un parti ou rester un mouvement. Cette question sera posée lors d’un futur congrès. »
Polémique autour du CAP et d'UAG en Belgique francophone
La LCR (ex-POS) avait clarifié sa participation dans le CAP. Ses membres wallons participaient toujours à UAG. En Flandre, ses membres avaient décidé de se retirer du CAP vers avril, suivant leur analyse qu'une défaite électorale courue d'avance, risquait de compromettre le devenir de CAP. Leur journal a écrit de nombreux articles très critiques du CAP[6].
Score du CAP aux élections législatives de juin 2007
Le CAP a recueilli 20 018 voix (0,3 %) à la chambre et 21 215 voix (0,33 %) au Sénat.
Ce résultat est un peu plus élevé que les 19 841 voix du MAS/LSP aux élections européennes de 2004. Ce petit gain est à mettre à l'actif de la partie francophone du pays (8 277 voix / 0,33 % au lieu de 5 675 / 0,23 % pour le MAS en 2004) car du côté néerlandophone, le CAP enregistre un score plus faible que le dernier score du LSP (12 938 voix / 0,32 % au lieu de 14 166 / 0,35 % pour le LSP en 2004).
Ce score est toutefois largement inférieur aux résultats espérés initialement par les initiateurs du CAP. Avant les élections, ceux-ci déclaraient, en effet, viser les 100 000 voix pour l'ensemble du territoire belge[7].
Notes et références
- ↑ extrait du programme du CAP
- ↑ Jef Sleeckx vindt de tijd rijp voor een andere politiek. / Interviews / Politics.be - Jouw politieke portaalsite
- ↑ Discours Debunne/Sleeckx/Van Outrive au Parlement flamand | indymedia.be
- ↑ Une autre politique est possible, une autre gauche est nécessaire ! | PV de l’AG-6 d’Une Autre Gauche 23/09/06 - UAG progresse dans sa charte et se positionne sur l’après 28/10
- ↑ Une autre politique est possible, une autre gauche est nécessaire ! | Journée pour Une Autre Politique de Gauche
- ↑ « Flandres : À propos de la gauche radicale et des élections » [archive]
- ↑ De verkiezingsinterviews: Raf Verbeke (CAP) | indymedia.be
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