Commandement supérieur des troupes de Tunisie
| Commandement supérieur des troupes de Tunisie | |
Chars d'assaut Renault D1 du CSTT dans le Sud tunisien en . | |
| Création | 1894 |
|---|---|
| Dissolution | 1960 ? |
| Pays | |
| Branche | Armée de terre |
| Garnison | Tunis |
| Ancienne dénomination | Division d'occupation de Tunisie |
| Devise | Spes |
| Guerres | Seconde Guerre mondiale |
Le commandement supérieur des troupes de Tunisie (CSTT) est une grande unité de l'Armée de terre française chargée de la défense du protectorat français de Tunisie.
Création et différentes dénominations
- 1894 : création de la division d'occupation de Tunisie (DOT)
- 1926 : renommée commandement supérieur des troupes de Tunisie
- 1939 : prend le nom de fronts tunisiens jusqu'en
- 1960 ? : dissolution
Chefs de la division d'occupation puis du commandement supérieur des troupes de Tunisie
- 1884-1885 : Georges Boulanger
- 1915-1916 : Jules Alphonse Adrien Chailley
- 1924-1926 : Philippe Henri Joseph d'Anselme
- ?-? : Félix Adolphe Robillot
- 1934-1936 : Paul Azan
- 1942 : Georges Barré
- 1945-1949 : Raymond Duval
- 1957-1958 : Fernand Gambiez
Historique
La division d'occupation de Tunisie est créée par décision ministérielle du pour regrouper l'ensemble des troupes en occupation en Tunisie depuis la conquête de 1881[1]. Le général commandant la division d'occupation de Tunisie est un général de division ayant rang et prérogative de commandant de corps d'armée[2], le grade de général de corps d'armée n'existant pas encore.
En 1926, la division d'occupation de Tunisie est renommée commandement supérieur des troupes de Tunisie.
Le CSTT est réorganisé fin 1937 et divisé en deux divisions : la division de Tunis et la division de Sousse[3], créées le [4]. À la mobilisation d', ces deux divisions deviennent les 84e et 88e divisions d'infanterie d'Afrique[5]. Le CSTT prend le nom de « fronts tunisiens » de à .
Au début de la campagne de Tunisie, le commandement supérieur des troupes de Tunisie est la première unité de l'Armée d'armistice à reprendre les armes contre les Allemands. Une partie des troupes est capturée à Bizerte mais les autres poursuivent le combat jusqu'à la capitulation des forces germano-italiennes[6].
En , le CSTT est réorganisé en deux divisions territoriales, la division Nord à Tunis et la division Sud à Gabès[7].
Composition
La composition en est la suivante[1] :
- Brigade d'infanterie de Tunisie (Tunis)
- Brigade de cavalerie de Tunisie (Sfax)
- Troupes non embrigadées de la Tunisie (Gabès) :
- 4e bataillon d'infanterie légère d'Afrique,
- 1re compagnie de discipline.
La composition en est la suivante[2] :
- 1re brigade (Tunis) :
- 2e brigade (Sousse)
La composition en est la suivante[5] :
- Division de Tunis (Tunis) :
- 4e régiment de zouaves (Tunis, La Goulette et Le Kef),
- 4e régiment de tirailleurs tunisiens (Sousse, Kairouan, camp de Servière[8] et Ben Gardane)
- 8e régiment de tirailleurs tunisiens (Bizerte, Aïn Draham et Mareth)
- Division de Sousse (Sousse)[9] :
- 5e régiment de tirailleurs sénégalais (Sfax, Monastir et Bir Bouregba),
- 10e régiment de tirailleurs sénégalais (La Goulette, Tunis, Bizerte et Menzel Jemil),
- 18e régiment de tirailleurs sénégalais (Gabès et Gafsa),
- 1er bataillon d'infanterie légère d'Afrique (Tataouine et Gabès),
- Régiment d'artillerie coloniale de Tunisie (Sousse).
La composition début est la suivante[10] :
- 1er régiment étranger de cavalerie,
- 83e division d'infanterie d'Afrique,
- 84e division d'infanterie d'Afrique (envoyée en France en mai),
- 88e division d'infanterie d'Afrique ;
- Front sud tunisien :
- Région fortifiée Sud-tunisien,
- 81e division d'infanterie d'Afrique,
- 180e division d'infanterie d'Afrique,
- 6e division légère de cavalerie,
- Cavalerie non endivisionnée :
- 4e brigade de cavalerie d'Afrique :
- 3e régiment de chasseurs d'Afrique ;
- Groupe de bataillon de chars 521[11] :
La composition en est la suivante[5],[6] :
- 4e régiment de zouaves (Tunis, La Goulette et Bizerte),
- 4e régiment de tirailleurs tunisiens (Sousse, Gabès et Le Kef),
- 43e régiment d'infanterie coloniale (Bizerte, Menzel Jemil et Tunis),
- 4e régiment de chasseurs d'Afrique (Tunis et Sousse),
- 4e régiment de spahis tunisien (Sfax et Médenine),
- 62e régiment d'artillerie d'Afrique (Tunis, La Manouba, Bizerte),
- 34e bataillon du génie (La Goulette),
- 44e groupe de transmissions (Tunis),
- 26e escadron du train (Tunis et Sousse).
Notes et références
- « Note relative à une nouvelle répartition des troupes et du territoire en Algérie et en Tunisie », Bulletin officiel de la guerre, Charles-Lavauzelle, no 4, , p. 36-37 (lire en ligne, consulté le ).
- « D'une guerre à l'autre 1871-1939 », Historama, no HS 10 « Les Africains 1830-1960 », (ISSN 0752-3408).
- ↑ « Réorganisation de l'armée », Les Annales coloniales, vol. 38, no 60, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Roger Dormoy, « Le départ du général Abadie commandant la Division de Sousse », L'Afrique du Nord illustrée, no 859, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
- « Les troupes d'Afrique dans la guerre 39-40 », Historama, no HS 10 « Les Africains 1820-1960 », (ISSN 0752-3408).
- (en) Ian Summer et François Vauvillier, The French Army, 1939-45, vol. 2, Londres, Osprey Publishing, coll. « Men-at-Arms » (no 318), (ISBN 978-1855326668, 1-85532-666-3 et 1-85532-707-4, OCLC 49674512), p. 14-15.
- ↑ Jacques Sicard, « Les grandes unités d'AFN et leurs insignes, 1954-1962 », Militaria Magazine, no 182, (ISSN 0753-1877).
- ↑ Actuelle Académie militaire de Fondouk Jedid.
- ↑ Charles Deschenes, « Les troupes coloniales dans la bataille de France (mai-juin 1940) », Ancre d'or Bazeilles, , p. 27-36 (ISSN 0223-4203, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Ian Summer et François Vauvillier, The French Army, 1939-45, vol. 1, Londres, Osprey Publishing, coll. « Men-at-Arms » (no 315), (ISBN 978-1855326668, 1-85532-666-3 et 1-85532-707-4, OCLC 49674512), p. 9.
- ↑ Jacques Sicard, « Les bataillons de chars outre-mer 1919-1940 », Militaria Magazine, no 11, , p. 78-82 (ISSN 0753-1877).
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