Commandement supérieur des troupes de Tunisie

Commandement supérieur des troupes de Tunisie
Image illustrative de l’article Commandement supérieur des troupes de Tunisie
Chars d'assaut Renault D1 du CSTT dans le Sud tunisien en .

Création 1894
Dissolution 1960 ?
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Garnison Tunis
Ancienne dénomination Division d'occupation de Tunisie
Devise Spes
Guerres Seconde Guerre mondiale

Le commandement supérieur des troupes de Tunisie (CSTT) est une grande unité de l'Armée de terre française chargée de la défense du protectorat français de Tunisie.

Création et différentes dénominations

  • 1894 : création de la division d'occupation de Tunisie (DOT)
  • 1926 : renommée commandement supérieur des troupes de Tunisie
  • 1939 : prend le nom de fronts tunisiens jusqu'en
  • 1960 ? : dissolution

Chefs de la division d'occupation puis du commandement supérieur des troupes de Tunisie

Historique

La division d'occupation de Tunisie est créée par décision ministérielle du pour regrouper l'ensemble des troupes en occupation en Tunisie depuis la conquête de 1881[1]. Le général commandant la division d'occupation de Tunisie est un général de division ayant rang et prérogative de commandant de corps d'armée[2], le grade de général de corps d'armée n'existant pas encore.

En 1926, la division d'occupation de Tunisie est renommée commandement supérieur des troupes de Tunisie.

Le CSTT est réorganisé fin 1937 et divisé en deux divisions : la division de Tunis et la division de Sousse[3], créées le [4]. À la mobilisation d', ces deux divisions deviennent les 84e et 88e divisions d'infanterie d'Afrique[5]. Le CSTT prend le nom de « fronts tunisiens » de à .

Au début de la campagne de Tunisie, le commandement supérieur des troupes de Tunisie est la première unité de l'Armée d'armistice à reprendre les armes contre les Allemands. Une partie des troupes est capturée à Bizerte mais les autres poursuivent le combat jusqu'à la capitulation des forces germano-italiennes[6].

En , le CSTT est réorganisé en deux divisions territoriales, la division Nord à Tunis et la division Sud à Gabès[7].

Composition

La composition en est la suivante[1] :

La composition en est la suivante[2] :

La composition en est la suivante[5] :

La composition début est la suivante[10] :

La composition en est la suivante[5],[6] :

  • 4e régiment de zouaves (Tunis, La Goulette et Bizerte),
  • 4e régiment de tirailleurs tunisiens (Sousse, Gabès et Le Kef),
  • 43e régiment d'infanterie coloniale (Bizerte, Menzel Jemil et Tunis),
  • 4e régiment de chasseurs d'Afrique (Tunis et Sousse),
  • 4e régiment de spahis tunisien (Sfax et Médenine),
  • 62e régiment d'artillerie d'Afrique (Tunis, La Manouba, Bizerte),
  • 34e bataillon du génie (La Goulette),
  • 44e groupe de transmissions (Tunis),
  • 26e escadron du train (Tunis et Sousse).

Notes et références

  1. « Note relative à une nouvelle répartition des troupes et du territoire en Algérie et en Tunisie », Bulletin officiel de la guerre, Charles-Lavauzelle, no 4,‎ , p. 36-37 (lire en ligne, consulté le ).
  2. « D'une guerre à l'autre 1871-1939 », Historama, no HS 10 « Les Africains 1830-1960 »,‎ (ISSN 0752-3408).
  3. ↑ « Réorganisation de l'armée », Les Annales coloniales, vol. 38, no 60,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  4. ↑ Roger Dormoy, « Le départ du général Abadie commandant la Division de Sousse », L'Afrique du Nord illustrée, no 859,‎ , p. 5 (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Les troupes d'Afrique dans la guerre 39-40 », Historama, no HS 10 « Les Africains 1820-1960 »,‎ (ISSN 0752-3408).
  6. (en) Ian Summer et François Vauvillier, The French Army, 1939-45, vol. 2, Londres, Osprey Publishing, coll. « Men-at-Arms » (no 318), (ISBN 978-1855326668, 1-85532-666-3 et 1-85532-707-4, OCLC 49674512), p. 14-15.
  7. ↑ Jacques Sicard, « Les grandes unités d'AFN et leurs insignes, 1954-1962 », Militaria Magazine, no 182,‎ (ISSN 0753-1877).
  8. ↑ Actuelle Académie militaire de Fondouk Jedid.
  9. ↑ Charles Deschenes, « Les troupes coloniales dans la bataille de France (mai-juin 1940) », Ancre d'or Bazeilles,‎ , p. 27-36 (ISSN 0223-4203, lire en ligne, consulté le ).
  10. ↑ (en) Ian Summer et François Vauvillier, The French Army, 1939-45, vol. 1, Londres, Osprey Publishing, coll. « Men-at-Arms » (no 315), (ISBN 978-1855326668, 1-85532-666-3 et 1-85532-707-4, OCLC 49674512), p. 9.
  11. ↑ Jacques Sicard, « Les bataillons de chars outre-mer 1919-1940 », Militaria Magazine, no 11,‎ , p. 78-82 (ISSN 0753-1877).
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