Commanderie de Saint-Antoine de Goloni

Commanderie de Saint-Antoine
de Goloni
Vestige de la commanderie de Saint-Antoine de Goloni.
Présentation
Type
Destination initiale
Lieu de culte
Accueil de pèlerins
Hôpital
Destination actuelle
Exploitation agricole
Style
Construction
vers le XIIe siècle
Propriétaire
propriété privée
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
43° 38′ 44″ N, 0° 28′ 24″ O
Carte

La commanderie de Saint-Antoine de Goloni est une ancienne commanderie de l'ordre hospitalier de Saint-Antoine, située sur la commune de Bats, dans le département français des Landes[2].

Présentation

Une bâtisse massive de ferme dotée d'un contrefort et d'une fenêtre ogivale est le dernier vestige de l'ancienne commanderie de Saint-Antoine de Goloni, dépendant de abbaye de Saint-Antoine en Viennois. La commanderie, vouée à Antoine le Grand (considéré comme le père du monachisme chrétien), comprend à l'origine un couvent, un hôpital et une église[3]. Elle est située dans le Tursan, au lieu-dit Golony, à l'extrémité du chemin Saint-Antoine, dans une exploitation agricole, ce qui a favorisé sa conservation[2].

Historique

La fondation de Commanderie de Saint-Antoine de Goloni daterait du XIIe siècle mais elle n'est citée qu'à partir de 1224[2].

Siège de la commanderie générale de Gascogne, le site de Bats crée et fédère au moins douze établissements secondaires dont la majeure partie a de nos jours disparu : commanderies secondaires, prieurés, églises commanditaires (Bats, Grenade, etc.), hôpitaux (Gamarde, Tartas, Urgons)[4]. Son action s'oriente largement vers l'accueil et le soin des pèlerins de Compostelle. Son premier hôpital, celui d'Urgons, est cité sous le nom d'« hôpital antonin » dans Le Guide du Pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (Livre V du Codex Calixtinus). Apothicaires et médecins sont réputés pour traiter les malades de l'ergotisme (également connu au Moyen Âge sous les noms de « feu de saint Antoine » ou « mal des ardents »)[2].

Le choix du site de Goloni à proximité du Gabas traduit l'attention des Antonins d'être proches d'un cours d'eau, afin d'aménager un vivier et un moulin à eau pour la production de farine et d'huile. La ferme du lieu-dit Golony comporte également le « vignoble antonin » et le quartier Porqueroun évoque la présence d'un élevage porcin[n 1]. La chapelle de la commanderie a de nos jours disparu[2].

Le , Jean de Chanauld, commandeur de l'hôpital de Saint-Antoine de Goloni, et la comtesse Jeanne d'Artois, nièce du roi Louis IX, fondent par paréage la bastide de Grenade[5].

Après le massacre des moines et la ruine du site pendant les guerres de Religion[n 2], la commanderie de Saint-Antoine de Goloni passe aux mains des chevaliers de l'Ordre de Malte[4].

Galerie

Notes et références

Notes

  1. Au Moyen Âge, l'Ordre hospitalier de Saint-Antoine avait le droit de laisser ses porcs errer dans les rues avec une clochette, ce qui valut au saint d'avoir pour attribut un porc et une clochette.
  2. Voir les guerres de Religion dans les Landes.

Références

  1. Coordonnées trouvées sur Google Earth.
  2. https://www.les-amis-des-antonins.com
  3. Philippe Soussieux, Dictionnaire historique des Landes, Herm, Etudes landaises, , 826 p. (ISBN 978-2-9500625-5-0, présentation en ligne)
  4. Serge Pacaud, Vieilles pierres des Landes : ruines et vestiges du Moyen Âge, Tours, Éditions Alan Sutton, , 151 p. (ISBN 978-2813819772), p. 91-93
  5. Grenade, suivez les coutumes, panneau de présentation réalisé par la Ville de Grenade-sur-l'Adour, le conseil départemental des Landes et la région Nouvelle-Aquitaine, consulté sur site le 26 décembre 2024

Voir aussi

Lien externe

  • icône décorative Portail des Landes
  • icône décorative Portail de l’architecture chrétienne
  • icône décorative Portail de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem