Compagnie des chemins de fer des Vosges
| Compagnie des chemins de fer des Vosges | ||
| Prédécesseur | Société anonyme du chemin de fer de la Vologne | |
|---|---|---|
| Successeur | Compagnie des chemins de fer de l'Est | |
Carte du réseau | ||
La compagnie des chemins de fer des Vosges est une compagnie ferroviaire de la deuxième moitié du XIXe siècle, concessionnaire de plusieurs lignes d'intérêt local dans le département des Vosges.
Lignes concédées
- 1867, ligne d'Arches à Laveline, par ou près Bruyères (21 km),
- 1873, ligne de Laveline à Saint-Dié-des-Vosges avec embranchements vers Granges et vers Fraize (38 km),
- 1875, la ligne de Granges à Gérardmer.
Histoire
Le réseau construit par la Compagnie des Vosges était à voie normale unique ; il fut ouvert de 1869 à 1878.
Ses premiers administrateurs sont MM. de Péronne (François-Édouard), Fournier (Édouard), Simette (Théodore), Nouette-Delorme (Albert-Joseph) et Retournard (François).
Vice-président du conseil d'administration de la compagnie, Édouard Fournier en est par ailleurs le directeur. Ingénieur des Ponts et chaussées[1], né à Saint-Gorgon le et décédé à Épinal le , chevalier de la Légion d'honneur en , M. Fournier fut un acteur important du développement des chemins de fer d'intérêt local dans le département des Vosges, participant également au projet de ligne de Charmes à Rambervillers et à celui de la ligne de Remiremont à Cornimont.
Constituée pour obtenir la concession du chemin de fer d’intérêt local de Laveline à Saint-Dié, avec embranchements sur Gérardmer et sur Fraize, la compagnie des chemins de fer des Vosges succède également à la Société anonyme du chemin de fer de la Vologne, rétrocessionnaire de la ligne d'intérêt local d'Arches à Laveline, concédée en 1867 par le département des Vosges à MM. Galtier et de Péronne.
Sur sa demande, la compagnie est rachetée par l'État, au travers d'une convention signée le et approuvée par une loi du [2], qui classe en outre les lignes citées dans le réseau d'intérêt général. L'exploitation est confiée alors à titre provisoire à la Compagnie des chemins de fer de l'Est puis en 1883, à titre définitif.
Il semble que la liquidation de la compagnie n'ait pas eu lieu avant 1912 ; en effet, l’Est républicain du annonce qu’« il est distribué une sixième et dernière répartition de 1 fr. 60 par action » de cette compagnie en liquidation[3].
Notes et références
- ↑ « Une entreprise vosgienne. La verrerie de Portieux. (1850-1950). », sur theses.univ-lyon2.fr (consulté le ).
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Est républicain », sur kiosque.limedia.fr, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
- Ligne d'Arches à Saint-Dié
- Ligne de Saint-Léonard à Fraize
- Ligne de Laveline-devant-Bruyères à Gérardmer
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