Compagnie du Mont-Blanc

Compagnie du Mont-Blanc
logo de Compagnie du Mont-Blanc

Création 31 juillet 1950
Forme juridique SA à conseil d'administration
Siège social Chamonix-Mont-Blanc
Drapeau de la France France
Direction Mathieu Dechavanne (20/03/2010)
Actionnaires Ville de Chamonix-Mont-Blanc, Compagnie des Alpes
Activité Téléphériques et remontées mécaniques
Filiales LHSG
Effectif 762 (2024)
SIREN 605520584
Site web Site officiel

Chiffre d'affaires 150 millions € (2024)
Résultat net 10 millions € (2024)

La Compagnie du Mont-Blanc (CMB), fondée en 1950, est la société qui exploite des domaines skiables et des remontées mécaniques de la vallée de Chamonix, ainsi que des restaurants.

Activités

La CMB détient[1]

  • à 100 % sa filiale Compagnie du Mont-Blanc Restauration
  • à 72 % la Société des remontées mécaniques les Houches - Saint-Gervais (LHSG).

Les remontées sont installées sur les secteurs suivants :

Historique

Années 1920 à 1960 : l'indépendance

Historiquement, les remontées mécaniques de la vallée de Chamonix étaient gérées par des entreprises différentes. Celles-ci ont progressivement fusionné à partir du milieu des années 1960, jusqu'à former la Compagnie du Mont-Blanc.

En 1950 est créée la société actuelle[4].

Années 1960 : le temps de la démesure

Dans les années 1960 existaient divers projets de téléphériques sur les plus hauts sommets du massif du Mont-Blanc[5]. Entre autres :

La compagnie du tramway du Mont-Blanc (TMB) avait tout à craindre de ces projets (même si in fine aucun ne fut réalisé), et décida donc de s'allier à la CTVB, plutôt que de l'affronter. Cette première fusion eut lieu le .

Parallèlement, le groupe Rothschild prit le contrôle de plusieurs hôtels dans la vallée de Chamonix, ainsi que du téléphérique du Brévent. Ce groupe possédait également l'ancienne Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM), et la Compagnie internationale des wagons-lits (CIWL), reconverties dans l'hôtellerie.

Années 1970 à 1990 : la Société

La CTVB possédait donc deux remontées mécaniques : le téléphérique de l'Aiguille du Midi, très bénéficiaire, et le TMB, perpétuellement en déficit. L'entreprise décida donc de se rapprocher du groupe Rothschild[5].

Cela aboutit le à la création de la Société touristique du Mont-Blanc (STMB). Celle-ci contrôlait ainsi dans la vallée de Chamonix :

  • deux hôtels ;
  • six restaurants ;
  • six téléphériques et télécabines ;
  • le tramway du Mont-Blanc.

En 1987, le téléphérique les Houches-Bellevue quitta la STMB.

En 1990, le groupe Accor prit le contrôle de deux entreprises du groupe Rothschild, le PLM et la CIWL, qui étaient actionnaires de la STMB[5]. Accor détenait ainsi 56 % de son capital.

Mais en 1992, plusieurs investisseurs entrèrent dans le capital de la STMB : des banques, le groupe Jérôme Seydoux, et des collectivités locales, notamment la commune de Chamonix-Mont-Blanc. La part du groupe Accor descendit ainsi à 15,9 %.

Années 2000 : la Compagnie

Premier logo de la Compagnie du Mont-Blanc.

La Compagnie du Mont-Blanc résulte de la fusion, le , de la STMB et des autres exploitants des remontées mécaniques et restaurants de la vallée de Chamonix[6] :

  • Sociétés d'exploitation :
    • STMB : aiguille du Midi, TMB, Brévent ;
    • SETA (détenue à 99 % par la STMB) : Le Tour - Col de Balme ;
    • SATAL (Société d'Aménagement du Téléphérique Argentière-Lognan) : domaine des Grands-Montets ;
    • Compagnie du Montenvers-Mer de Glace ;
    • SESTSC : domaine de la Flégère.
  • Sociétés de restauration :
    • SOGERTAM (filiale de la STMB) ;
    • SEHRT (filiale de la SATAL) ;
    • SHM (filiale de la Compagnie du Montenvers).

Dans un premier temps[6] (2000-2001), une holding « Compagnie du Mont-Blanc » a été créée, de façon à regrouper l'ensemble des sociétés sus-citées.

Dans un deuxième temps (2001-2002), la holding a été renommée en « Mont-Blanc et compagnie » ; les cinq sociétés d'exploitation ont fusionné au sein de la Compagnie du Montenvers (cotée en bourse), dont le nom a été changé en « Compagnie du Mont-Blanc », les trois sociétés de restauration demeurant des filiales de cette compagnie.

Dans un troisième temps (2002-2003), les sociétés de restauration ont fusionné au sein de « Compagnie du Mont-Blanc Restauration » (CMBR), détenue à 100 % par la Compagnie du Mont-Blanc.

Enfin (2003-2004), la holding financière « Mont-Blanc et compagnie » a été absorbée par la société « Compagnie du Mont-Blanc ».

La création de la compagnie a permis une collaboration inédite entre les exploitants, par exemple le transfert dès 2001 d'une locomotive Diesel du chemin de fer du Montenvers au TMB[5].

En 2011, la compagnie a repris le domaine des Houches au sein de sa filiale LHSG (Les Houches-Saint-Gervais) à hauteur de 72 %[7].

En 2024, le département de la Haute-Savoie met fin à la délégation de service public sur le chemin de fer du Montenvers et reprend la ligne en gestion directe[3].

Notes et références

  1. Rapport annuel 2005-2006 de la compagnie du Mont-Blanc.
  2. « Société », sur compagniedumontblanc.fr (consulté le )
  3. « Chamonix : le train du Montenvers repris en gestion directe par le Département », Le Messager,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Compagnie du Mont Blanc », sur www.societe.com (consulté le )
  5. José Banaudo, Les trains du Mont-Blanc : le tramway du Mont-Blanc, éditions du Cabri, 2007, (ISBN 2914603355 et 9782914603355), pp. 115-126.
  6. Opale Finance, étude Compagnie du Mont-Blanc.
  7. Les Houches : reprise du domaine skiable par la Compagnie du Mont-Blanc

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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