Compagnie minière Québec Cartier

Compagnie minière Québec Cartier
logo de Compagnie minière Québec Cartier

Création 1957
Siège social Port-Cartier, Fermont (Québec) Drapeau du Canada Canada
Activité Extraction, bouletage
Produits Minerai de fer
Effectif 2 000 employés
Site web http://www.qcmines.com

La Compagnie minière Québec Cartier est une entreprise minière québécoise fondée en 1957 par la United States Steel Corps. C'est l'un des principaux fournisseurs au Canada de produits de minerai de fer destinés au marché mondial de l'acier. Elle a été rapatriée au groupe ArcelorMittal en 2007 et œuvre depuis 2008 sous le nom d'ArcelorMittal Mines Canada[1].

Historique

La naissance de Québec Cartier

C'est le qu'est fondée la Compagnie minière Québec Cartier. À ce moment, la U.S. Steel de Pittsburgh fonde la Quebec Cartier Mining afin d'exploiter les gisements de fer de la fosse Québec-Labrador[2]. Cette entreprise américaine avait déjà constaté le potentiel ferrugineux dès 1952. En 1959, la Minière commence l'exploitation du gisement du lac Jeannine. La création de l'entreprise nécessitera d'immenses investissements se chiffrant à 350 millions de dollars. Le montant de la facture comprend notamment la construction d'un port, la création de la ville de Gagnon et d'un concentrateur ainsi que la construction d'une ligne ferroviaire de 308 kilomètres, la ligne Chemin de fer Cartier. C'est le que s'effectueront les premières exportations de minerai vers les aciéries américaines et le marché européen.

L'implantation à Port-Cartier

Bien que la mine se trouvait près de la ville de Gagnon, sur les rives du lac Jeannine, les installations portuaires sont localisées, quant à elles, en bordure de mer, sur la Côte-Nord. C'est le village de Shelter Bay qui accueillera alors la nouvelle entreprise. L'arrivée de ce nouveau joueur transforme radicalement le paysage local. En effet, un nouveau portrait résidentiel, commercial et communautaire se dessinera à l'est de la Rivière aux Rochers. La nouvelle ville de Port-Cartier verra donc le jour en février 1959.

L'aventure minière à Fermont

Le , c'est le sautage de la « calotte » du mont-Wright qui marque le début de l'exploitation à Fermont ainsi que la naissance de cette municipalité. Encore aujourd'hui, le minerai de fer de la Compagnie minière Québec-Cartier est extrait à cet endroit, dans la région de Caniapiscau. Le déplacement des activités vers Fermont s'explique par l'épuisement de la mine du lac Jeannine. Des sommes considérables ont d'ailleurs été investies pour développer le mont Wright : ajout d'un tronçon de 150 kilomètres de voie ferrée, installation d'un nouveau concentrateur, création d'une nouvelle ville, comprenant le fameux « mur. »

Sidbec-Normines

Sous l'impulsion de l'intervention du gouvernement du Québec, une usine de bouletage sera créée à Port-Cartier. L'investissement est alors partagé entre les intérêts américains de Québec Cartier (9 %), la British Steel (41 %) et Sidbec-Normines, société d'État (50 %). Les travaux de construction s'entament en et la production de l'usine débute en 1977. Par ailleurs, l'arrivée de Sidbec-Normines, entreprise indépendante de Québec Cartier, prolonge la durée de vie de la ville de Gagnon, notamment par l'exploitation de Fire Lake. Dans les années 1990, la Compagnie minière Québec-Cartier complètera l'achat de l'usine de bouletage.

La crise du fer des années 1980

En 1982, la crise du minerai de fer frappe de plein fouet la région de la Côte-Nord. Cette année-là, les activités minières sont suspendues dans la région de Schefferville, laissant la ville à l'abandon. Deux années plus tard, en 1984, ce seront les activités de la mine de Fire Lake qui seront suspendues, forçant la fermeture de la ville de Gagnon et sa démolition l'année suivante. Durement éprouvée, l'industrie du fer au Québec ne dépendra que des activités à la mine du Mont-Wright, près de Fermont et de celle du Labrador.

Les années 2000

Près de la faillite, la Compagnie minière Québec Cartier s'est relevée de façon remarquable à une crise ressentie en 2002 dans le milieu du fer[3]. Relance qui s'explique selon Michèle Boisvert, chroniqueur économique pour La Presse, par l'implication commune de l'État, des partenaires privés, de la direction de l'entreprise et des employés de l'organisation. En effet, en 2002, le gouvernement péquiste de Bernard Landry consent un prêt à la Minière, respecté par les libéraux de Jean Charest. L'efficacité de l'entreprise et l'engagement du milieu (banquiers et fournisseurs), des propriétaires Dofasco et Caemi et des employés qui acceptèrent un gel de salaire, ont ensuite contribué au succès de l'opération, le tout combiné à la demande chinoise pour les produits du fer.

ArcelorMittal

Après négociations et approbation des actionnaires et des instances gouvernementales, Dofasco passe aux mains de la géante de l'acier Arcelor Mittal en 2007. Dès lors, Dofasco prendra le nom de ArcelorMittal Dofasco.

Québec Cartier, qui fête ses 50 ans en 2007 échappe pour le moment au changement de nom[4]. Le , Francois Pelletier, président de Québec Cartier rencontre les employés, la presse et les dignitaires au cours de deux rencontres à Fermont et à Port-Cartier pour annoncer le début d'une nouvelle ère. Le nom de Québec Cartier, utilisé depuis plus de cinquante ans sera remplacé par celui d'ArcelorMittal Mines Canada[5].

Notes et références

  1. La Compagnie minière Québec Cartier change de nom et devient ArcelorMittal Mines Canada
  2. Vallières 2012, p. 143.
  3. (fr-CA) « Fermeture évitée de la Québec Cartier » Accès libre, sur Radio-Canada, (consulté le )
  4. (fr-CA) Steeve Paradis, « La minière Québec Cartier fête ses 50 ans », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (fr-CA) « Québec Cartier n'existe plus », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le )

Le fonds d'archives de Compagnie minière Québec Cartier est conservé au centre d'archives de la Côte-Nord de Bibliothèque et Archives nationales du Québec - Fonds Compagnie minière Québec Cartier (P58)

Voir aussi

Bibliographie

  • (fr-CA) Marc Vallières, Des mines et des hommes : Histoire de l'industrie minérale québécoise, des origines à aujourd'hui, Gouvernement du Québec, (ISBN 978-2-550-66300-3, lire en ligne Accès libre [PDF])

Articles connexes

Liens externes

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