Complexe nuragique d'Iloi

Complexe nuragique d'Iloi
Image illustrative de l’article Complexe nuragique d'Iloi
Le nuraghe.
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Province d'Oristano
Commune Sedilo
Coordonnées 40° 09′ 35″ nord, 8° 53′ 54″ est
Altitude 267 m
Histoire
Époque Néolithique, âge du cuivre, âge du bronze, âge du fer
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Complexe nuragique d'Iloi
Complexe nuragique d'Iloi
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
(Voir situation sur carte : Sardaigne)
Complexe nuragique d'Iloi
Complexe nuragique d'Iloi

Le complexe nuragique d'Iloi est un site archéologique daté de l'âge du bronze situé à Sedilo, dans la province d'Oristano en Sardaigne. Le site nuragique est constitué d’un nuraghe, d’un village et de deux tombes de géants. Un petit dolmen, situé à proximité du village nuragique témoigne d’une fréquentation du site dès le Néolithique / Âge du cuivre.

Nuraghe

Le complexe nuragique est situé à l’extrémité sud‑orientale du plateau basaltique d’Abbasanta, en surplomb du rebord d’un plateau dominant la vallée du Tirso, aujourd’hui occupée par le bassin artificiel du lac Omodeo[1]. La nécropole d'Ispiluncas, qui regroupe trente-trois domus de janas, est située à un peu moins de 300 m au sud-est.

Le nuraghe est de type complexe, avec un bastion trilobé qui englobe, sur le côté occidental, une grande structure de forme vaguement trapézoïdale, probablement un protonuraghe plus ancien, à l’origine de l’établissement. Les éboulements et l’ensablement empêchent d’évaluer la planimétrie de la structure interne de la tour principale, qui émerge sur environ 2,50 m de la partie supérieure. Les courtines du bastion sont conservées sur 5 m de hauteur maximale. Les effondrements ne permettent pas d’identifier l’entrée du complexe, supposée être au sud‑est[1].

À gauche de l’entrée, se trouve un accès étroit aujourd’hui encombré de débris, qui devait communiquer avec l’entrée du bastion ou peut‑être conduire aux niveaux supérieurs des courtines. Parmi les tours d’angle, seule la tour orientale est assez bien conservée, avec une entrée à linteau qui mène, après un très court couloir, à une chambre circulaire couverte d'une voûte en tholos (hauteur 5,40 m) comportant une niche en face de l’entrée. La tour nord est elle aussi comblée de décombres, et il est difficile d’en déterminer l’accès ; on observe toutefois des traces d’un couloir qui devait la relier au corps trapézoïdal[1].

Le nuraghe est entouré d’un vaste village de cabanes circulaires, récemment fouillé, dont certaines sont organisées en îlots[1].

Tombes des géants

La zone funéraire se trouve un peu au sud du nuraghe, au bord du plateau, avec une vue spectaculaire sur la vallée en contrebas : elle se compose de deux tombes de géants, édifiées parallèlement à 25 m l’une de l’autre[1].

Tombe I

La tombe I, la plus orientale, ne conserve que sa chambre funéraire et une partie de l’exèdre[1].

Façade de la tombe II.

Tombe II

La tombe II, de type isodome, a été construite avec des blocs basaltiques parfaitement travaillés. Elle mesure environ 10 m de longueur. La chambre funéraire est orientée nord‑sud, avec la façade tournée vers la vallée au sud. Le parement extérieur est constitué de blocs horizontaux bien façonnés, légèrement inclinés vers l’intérieur ; les niveaux supérieurs, probablement formés de rangées de dalles de dimensions décroissantes, ne se sont pas conservés[1].

La chambre funéraire est de forme rectangulaire (longueur 4,70 m), était délimitée par des dalles horizontales, également bien travaillées et disposées de manière ordonnée ; le sol était soigneusement dallé. La façade, tout comme les deux ailes de la vaste exèdre (13 m de largeur) , est délimitée par de grandes dalles surmontées de rangées de pierres plus petites. L’exèdre était surmontée d'un bloc trapézoïdal à dentelures, retrouvé renversé au sol ; à proximité fut également découverte la pierre destinée à fermer le portillon, avec la feuillure pour son logement[1].

Notes et références

Annexes

Bibliographie

  • (it) Alberto Moravetti, Paolo Melis, Lavinia Foddai et Elisabetta Alba, La Sardegna nuragica : Storia e monumenti, Carlo Delfino Editore, , 430 p. (ISBN 978-88-7138-995-0, lire en ligne), p. 368-369

Articles connexes

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