Concerto in modo misolidio
| Concerto in modo misolidio P 145 | |
| Genre | Concerto pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Ottorino Respighi |
| Effectif | Piano et orchestre |
| Durée approximative | 36 minutes |
| Dates de composition | 1925 |
| Création | Carnegie Hall de New York |
| Interprètes | Ottorino Respighi (pno.) ; Orchestre philharmonique de New York |
Le Concerto in modo misolidio P 145 (concerto dans le mode mixolydien) pour piano et orchestre d'Ottorino Respighi a été composé en 1925. Il en existe une réduction pour deux pianos (P 145a).
Structure
Pour le concerto in modo misolidio, Respighi a utilisé le motif mélodique grégorien du Viri Galilæi pour le premier mouvement, un Alléluia pour le mouvement lent central et un Kyrie pour le final tumultueux, qui adopte la forme de la Passacaglia[1] (passacaille).
- 1. Moderato
- 2. Lento
- 3. Allegro energico (Passacaglia)
Durée : environ 36 minutes.
Historique
Elsa Olivieri Sangiacomo, d'abord élève puis épouse de Respighi, avait étudié le chant grégorien et avait initié son mari à la connaissance du Graduel Romain. Respighi a rapidement compris les possibilités mélodiques de cette musique, et a cherché à les traduire dans un langage moderne qui soit compris d'un vaste public.
Le concerto a été créé au Carnegie Hall de New York le soir du , avec le compositeur lui-même au piano, l'Orchestre philharmonique de New York dirigé par Willem Mengelberg[2].
Malgré l'accueil chaleureux du public, Olin Downes a exprimé des réserves sur les qualités du concerto. Les autres exécutions, à Amsterdam au Concertgebouw et Berlin () avec Heinz Huger à la baguette et avec Respighi comme soliste, à Rome () avec Carlo Zecchi et Bernardino Molinari à la baguette, n'ont pas évité au concerto un destin ingrat, et pendant des décennies, cette belle œuvre a été oubliée.
Instrumentation
| Instrumentation du Concerto in modo misolidio |
| Cordes |
|---|
| premiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebasses, harpe |
| Bois |
| 2 flûtes, 1 piccolo 2 hautbois, 1 cor anglais 2 clarinettes en si et la |
| Cuivres |
| 4 cors en fa, 2 trompettes en si, 3 trombones, 1 tuba |
| Percussions |
| timbales] |
| Claviers |
| piano soliste |
Discographie
- Sonya Hanke — Sydney Opera House, dir. Myer Fredman (, Marco Polo 6.220176 / 8.220176) (OCLC 811253595) — avec Trois préludes sur des thèmes grégoriens, pour piano.
- Geoffrey Tozer — Orchestre philharmonique de la BBC, dir. Edward Downes (, Chandos Records CHAN 9285) (OCLC 815430563) — avec le Concerto pour piano en la mineur.
- Konstantin Scherbakov — Howard Griffiths (, Naxos 8.553366) — avec le Concerto A Cinque.
- Olli Mustonen — Orchestre symphonique de la radio finnoise, dir. Sakari Oramo (, Ondine ODE 1165-2) (OCLC 811550692) — avec Fontane Di Roma.
- Sandro Ivo Bartoli (en) — Michele Carulli (2010, Brilliant Classics 94055 / 8 CD « Musique pour orchestre » 94900) (OCLC 873547857 et 915467631).
Références
- ↑ Dans la langue italienne la lettre g placée ainsi ne se prononce pas.
- ↑ Concerto in modo misolidio sur data.bnf.fr
Liens externes
- Ressources relatives à la musique :
- [vidéo] « Atelier "Profils d'une œuvre" - Respighi, Concerto in modo misolidio (Société Française d'Analyse Musicale, 17 octobre 2024) », sur YouTube – avec au sommaire : Nicolas Meeùs, La modalité grégorienne ; Corentin Fabre, Un « profil modal » du Concerto in modo misolidio d'Ottorino Respighi (vers 35 min) ; Jean-Marie Rens, Modalité harmonique ou harmonie modale ? (durée : 2 h 9).
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